Les politiques au tableau… d’art ! Episode 1 - Emmanuel MACRON

Les politiques au tableau… d’art !

Et si les œuvres d’art pouvaient parler, qu’auraient elles à nous dire ?

Nous allons nous amuser ici à associer quatre œuvres  universellement connues, muettes mais instigatrices d’émotions et de sentiments à quatre ténors politiques plus loquaces que taiseux.

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Emmanuel MACRON : Le Sacre de Napoléon – Jacques-Louis DAVID

 

 

 

« le sacre de l’empereur Napoléon 1er et couronnement de l’impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre Dame de Paris, le 2 décembre 1804 », « le sacre de l’empereur Napoléon 1er et couronnement de l’impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre Dame de Paris, le 2 décembre 1804 »,

 

 

De son titre  complet « le sacre de l’empereur Napoléon 1er et couronnement de l’impératrice Joséphine dans la cathédrale Notre Dame de Paris, le 2 décembre 1804 », cette immense œuvre de près de dix mètres sur six, a été commandée par Napoléon à David, peintre officiel de l’empire. Elle est actuellement conservée au Musée du Louvres.

C’est avant tout un tableau de propagande qui doit préparer les esprits à l’union des français autour de Napoléon. David montrera la puissance de l’empereur en s’arrangeant avec l’histoire

L’empereur occupe une position centrale, grandie, auréolée  de lumière. Dans l’assistance cent cinquante personnes, hauts dignitaires et personnalités du régime adoptent une attitude solennelle.

David à l’inverse de certains médias d’aujourd’hui a su subtilement par son talent estomper sa démarche de prosélytisme. Aujourd’hui une grande partie de la presse, des chaines de télévision, TF1, BFMTV, sacralisent le nouvel empereur des français.

Pas plus tard que dimanche passé, premier tour des élections législatives, on nous a scénarisé la cérémonie du vote de Macron 1er. Après s’être rendu en Falcom dans la très chic station du Touquet, on ne sait pas si le Maréchal de l'écologie Hulot acquiesce pour le carrosse, le couple impérial a fait son devoir électoral suivi d’un bain de foule et, plus tard, d’une petite balade en vélo, sous entendue improvisée, jean 501 et chèche blanche de rigueur, l‘épopée suivie sous une myriade de caméras.

On communique par un matraquage médiatique ainsi la décontraction, le dynamisme, la popularité et la « coolitude » de l’empereur, le jour où 577 candidats investis par lui même, dont sa propre belle fille comme suppléante dans la région du Touquet, se présentent aux élections législatives en son propre nom pour voter ses lois et contrôler son action.

Le vocable « son nom » est bien choisi d’ailleurs puisque le portrait de l’empereur trône sur toutes les affiches électorales des candidats. Pourquoi s’épancher sur la période de réserve nécessaire et la violation de la trêve électorale quand on nous livre au quotidien depuis presque six mois, l’ascension, la gloire, la félicité et la réussite de la politique de l’empereur, ça va faire bientôt un mois quand même qu’il est au pouvoir.

On s’étonnera le soir venu du taux de participation record, beaucoup de ceux qui ont du mal à finir le mois ne se sont pas déplacés afin de voter pour choisir leur député puisque le « système médiatique » donne en quelque sorte  l’impression que tout est déjà joué d’avance ; Le peuple absent de la démocratie comme il a été effacé du Sacre de Napoléon de David.

 

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