Harcèlement moral et discrimination de la mairie de Vanves sur maman solo précaire

Est-ce en représailles de mon engagement dans des causes citoyennes et politiques? Est-ce par pure antipathie ou rejet? Ou bien est-ce l'application d'une politique anti-sociale stricte voulue par la mairie. Je ne peux plus supporter cette situation injuste envers mon fils, alors voici mon récit.

Comment la mairie de Vanves et l’école maternelle Marceau discriminent et répriment la mère précaire et isolée que je suis.

Intransigeance, intolérance, absence d’empathie, harcèlement moral, exclusion abusive de l'école et de l'accueil périscolaire de mon fils par la directrice de l'école et l'adjointe de la mairie, dénonciation calomnieuse à la police et aux services sociaux, pressions du rectorat, humiliations, mensonge de la directrice de l’école Nathalie Galeazzi … c’est TROP.

  • Ma situation subie et particulière de mère isolée:
    L’abandon de famille n’est pas (encore) un délit pénal malheureusement… mais les mères seules paient le prix de la charge.
    Depuis 2018, en tant que mère précaire et isolée, « maman solo » je prends les murs psychorigides des institutions en pleine figure.
    La solidarité est juste sur le papier et les tracts électoraux pour Xavière Martin. Dans la réalité, c’est « démerdez-vous, et respectez les règles » même si elles sont inadaptées.
    Je suis maman isolée et je n’ai pas choisi cette situation : le père de mon fils nous a abandonnés lorsque j’étais enceinte de 5 mois. Il est réapparu à la naissance, a reconnu son fils, puis a disparu de nouveau au bout de 2 mois, en faisant du chantage au suicide.
    En 4 ans, il n’a pas cherché une seule fois à voir son fils. Je l’ai assigné devant le JAF où il a prétendu que je l’empêchais de le voir. Le comble… j’ai obtenu une petite pension alimentaire non versée pendant un an.
    Je suis bloquée au RSA suite au harcèlement judiciaire de mon ex employeur Canal+/Bollore que j’ai fait condamner aux prudhommes pour abus de contrats précaires. Depuis je subis en représailles, procédures abusives et plaintes calomnieuses. Voici en fin de cet article le lien vers un article de L’humanité du 10 Juin 2021 et du Canard Enchaîné qui expliquent ma situation. Je les remercie d'avoir l'audace d'en parler.. ils sont bien les seuls.. Des huissiers me harcèlent et me réclament de l’argent indûment. (J’ai émis une cagnotte en ligne pour m’aider tant ma situation est désespérée..) Je ne peux pas travailler sans être saisie. J’étais citée au tribunal le 10 juin dernier…J’ai enchainé burn-out, déprimes et désespoir,, avec des périodes plus combattives. J’ai toutefois réussi à co-fonder une association Force Jaune, et je consacre mon temps à l’engagement citoyen pour la justice sociale, la démocratie, notamment avec les gilets jaunes, et aujourd’hui le collectif « Paris pour la liberté » contre la gestion anti-démocratique du Covid. Peut-être est-ce mon engagement politique qui gène ces membres de l’administration payée par nos impôts..??

  • Ecole et mairie : Empathie Zero et harcèlement moral.

La mairie et l’ecole ont été averties de mes difficultés et de ma situation. L’assistante sociale de la mairie m’a envoyée sur les roses dès 2018 et… dès que mon fils a été en âge d’être inscrit en crèche, la mairie a limité mon contrat à un jour par semaine. Contrairement à la ville de Paris qui donne priorité aux parents isolés, selon l’adjointe Xavière Martin, je n’étais pas « prioritaire » malgré mes grandes difficultés. Première grosse embûche à ma reprise d’activité, j’ai dû changer de mode de garde et aller dans le 14ème, à 30 min de transport.
À l’arrivée de mon fils à l’école, j’ai de suite expliqué toutes mes difficultés à la directrice. Depuis le début de l’année, et les confinements mon fils de 4 ans n’a plus besoin de faire la sieste, or l’école lui a imposé toute l’année de dormir 2h l’après-midi, sous prétexte de manque de personnel (il est pourtant en section mixte petits et moyens) ce qui entrainé qu’il ne pouvait pas dormir le soir avant 23h et par conséquent il avait
beaucoup de mal à se réveiller le matin. J’ai moi-même de gros problèmes d’insomnie et de stress en raison de ma situation professionnelle, et de grandes difficultés à pouvoir gérer seule le quotidien, et l’autorité.
La directrice a refusé d’entendre mes demandes de cesser la sieste et m’a asséné des reproches sur quelques minutes de retard le matin. Elle a refusé d’admettre mon fils à plusieurs reprises à l’école.
De même la mairie a refusé de cesser la sieste, malgré un certificat du pédiatre attestant des besoins et rythmes biologiques de mon enfant. Il a été exclu a plusieurs reprises pour cette raison alors que d’autres parents en retard n’avaient jamais le même traitement… Ainsi cumulées toutes mes difficultés m’ont profondément déprimée et j’ai eu en plus de la situation sanitaire, de grandes difficultés à tenir le coup et assurer le rythme scolaire. J'ai eu plusieurs rendez-vous avec la directrice de l'école et également l'adjointe de mairie pour leur expliquer ma situation délicate et leur demander un peu de compréhension envers les quelques retards que j'ai pu avoir, je rappelle que je n'ai jamais eu plus de 10 minutes un dizaine de fois dans toute l'année scolaire. Mais je n'ai eu que des murs face à moi. "Vous n'avez qu'à secouer votre fils le matin pour le réveiller... vous devez faire plus d'effort..." "la collectivité a des règles et nous ne pouvons pas y déroger"...etc
Pour quelques retards (8h50 au lieu de 8h45 !) On discrimine un enfant déjà affecté par l’absence de son père, le voilà discriminé lui aussi et mêlé à un conflit d’adultes…
Le 25 mai, pour la X ème fois, refus de d’admission à l’école, j’avais un rdv important pour tenter de reconstruire mon avenir professionnel ce matin-là, alors de colère j’ai escaladé la grille de la cour pour ouvrir la porte de l’intérieur et faire entrer mon fils, sans aucune violence ni dégradation.
Sanction : Bien que la mairie ne soit pas censée décider pour l’école, mon fils a été exclu de l’accueil de loisir pour 2 semaines. Je n’en ai pas été avertie (mail dans les spams, pas un appel téléphonique).
La directrice Nathalie Galeazzi a menti à la police le lundi 2 juin, prétendant que je refusais de venir chercher mon fils et qu’il n’était plus sous la responsabilité de l’école! Un magistrat a donc été saisi pour demande de placement de mon fils, et j’ai été interceptée par la police devant les autres parents du parc à la sortie de l’ecole en venant chercher mon fils à 17h30 ! j’ai donc passé la soirée au commissariat avec mon petit garçon de 4 ans, jusqu’à 20h pour faire le récit d’une année infernale de conflit avec l’ecole et la mairie. Conseil de la police : changez votre fils d’école.

  • Le défenseur des droits me donne raison mais…le maire s’en fout !
    Je souhaite donc dénoncer publiquement les agissements de harcèlement moral, et de répression de ces deux personnes de l’administration à notre encontre, puisque l’intérêt de mon fils leur importe peu, et qui semblent dénuées totalement d’empathie vis à vis de notre situation particulièrement difficile. J'ai sollicité un rdv avec le maire qui n'a pas donné suite à ma demande.
    J’ai saisi le défenseur des droits le 3 juin et malgré sa demande auprès de la mairie de revoir sa décision, le maire a entériné l’exclusion de mon fils.
    Aux élections sachez bien pour quel genre de personnes vous allez voter… en voilà qui ont le social et l’aide aux démunis sur des tracts électoraux mais sûrement pas dans l’application de leur politique.

    Sophie Tissier
    tissiersophie@hotmail.com

l'article de L'humanité : "8 ans d'acharnement pour briser Sophie Tissier" en date du 10 Juin 2021

le Canard Enchainé du 24 Mars 2021 :

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