Lettre ouverte à la Gauche

Comme des millions de Français, j’ai cru aux promesses de changement en 2012. Mais bien vite le rêve s’est brisé.

Quelle désillusion !!!

Bien vite, la vraie nature du pouvoir est apparue.

Le gouvernement s’est égaré sur des terres qui ne sont pas celles de la gauche.

La gauche consternée ne sait plus où elle est.

 - On voulait une politique socialiste ou à tout le moins social démocrate, on nous sert, sans préavis, une politique social libérale.

 - On voulait séparer les banques d’affaires et de dépôts. Illusion ! Les banquiers ont été vite rassurés.

 - On voulait un traité européen renégocié, mais on n’a pas osé défier Bruxelles et Berlin.

 - On voulait la baisse du chômage, on nous propose la chasse aux chômeurs.

 - On voulait du pouvoir d’achat, on nous «  offre » le gel des salaires et des retraites.

Bien vite les masques sont tombés.

 J’étais désespérée.

Non, ce n’est pas possible, la gauche ne peut se renier à ce point.

Incrédule, je suis partie à la recherche de la gauche.

 => Je suis allée à l’Elysée, la gauche était déjà partie, remplacée par des énarques, des experts davantage préoccupés par les marchés, par Bruxelles que par les attentes des citoyens.

 => Je suis allée à Matignon. Je n’ai vu que le MEDEF.

 => Je suis allée à l’Assemblée. Quelle mauvaise surprise ! J’ai vu des députés de gauche se précipiter vers leurs pupitres pour voter le gel des retraites et «jeter »  une aumône de 40 euros aux petits retraités.

 Heureusement, des députés « frondeurs » fidèles aux engagements pris devant les électeurs en 2012 sauvent, par leur vote, l’honneur de la Démocratie et se montrent dignes de la confiance de leurs électeurs.

Dans une Démocratie, la seule légitimité est celle du suffrage universel.

Sanctionner les « frondeurs », c’est sanctionner le suffrage universel.

C’est un déni de Démocratie.

 => Je suis allée à Solférino. Nouvelle cruelle surprise. Là on ne débat plus. Les critiques sont interdites. On obéit. Au lieu de proposer des solutions pour améliorer le sort des plus fragiles, des plus modestes, on s’interroge sur l’identité socialiste.

 Le socialisme serait-il devenu ringard à ce point ou si lourd à porter qu’il devient urgent de le transformer ?

 Nullement découragée, j’ai pris mon téléphone pour appeler l’union de la gauche.

 ALLO ! LA GAUCHE ?

 Pas de réponse. Pas de numéro, pas de correspondant.

Mais, une liste de numéros à appeler :

 - Vive la gauche !  « Les frondeurs » 

Démocratie et Socialisme 

Le Front de gauche, le PCF, les Verts…

Un monde d’Avance ( Hamon )

Des Idées et des Rêves ( Montebourg )

Etc… etc…

 Je voulais tout simplement leur faire passer un message.

Il est temps de vous unir pour crier TOUS ensemble :  ÇA SUFFIT !

 La situation est suffisamment grave pour dépasser les clivages qui peuvent vous séparer et privilégier ce qui vous unit.

Séparés vous n’obtiendrez rien.

Ensemble vous pouvez faire bouger les choses et imposer une autre politique, une vraie politique de gauche, un autre gouvernement. 

Il est temps d’unir vos forces !

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