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Billet de blog 31 mai 2008

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Le conflit propre.

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84. Fort de mon respect pour les hommes, je réprouve la torture dans les conflits. D’ailleurs, en pensant bien, j’estime avec facilité que ces actes sont le fait d’individus désaxés ou malappris, qui doivent être punis. Mais j’estime aussi qu’il est facile pour la partie adverse de criminaliser ces cas: ces adversaires sont capables de toutes les lâchetés. Chez l’homme juste et courageux, appartenant à une société bien organisée, qui fait honneur à l’Homme par ses techniques et ses valeurs (c’est à dire pour tous les groupes humains considérés de l’intérieur) la négociation est privilégiée. La guerre ne survient qu’entre deux palabres, deux négociations, quand l’adversaire est irréductible aux bonnes raisons. Les négociations concernent les émissaires de deux groupes (au moins) qui sont remplis de raisons valables dans leurs cultures. On y a le trac devant l’éventualité d’un conflit armé (entre deux pays, entre deux entreprises, entre deux familles, entre deux gangs…) si les adversaires sont capables d’opposer une résistance. Mais on en éprouve aussi un plaisir secret, à l’idée du pouvoir absolu sur les êtres que le conflit génère si les batailles sont victorieuses. On peut même dire que la menace du conflit écrasant est un argument non dépourvu de suavité dans la palabre. Car il n’y a pas de négociateur qui ne sache, au moins d’un savoir livresque bien détaillé, ce qu’il se passe dans un conflit armé.

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