L'EVÊQUE DE SION EST LE NOUVEAU SOUVERAIN DU VALAIS, EN SUISSE

L'Evêque de Sion est-il le nouveau souverain du canton du Valais en Suisse ? Démontration en trois actes.

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Le Valais a un nouveau souverain : l’Evêque. Démonstration facile en trois actes

 

Souveraineté pénale

Il y a peu, dans Le Nouvelliste, le citoyen attentif apprenait que l’Evêché gérait les témoignages des prêtres pédophiles. On y apprenait même que ces affaires étaient attribuées à une commission, ecclésiale certainement, qui rendait un rapport destiné à l’Evêque de Sion. Mgr Lovey décide ensuite « ce qu’il veut faire ». Pour les cas non prescrits, apprend-on, l’Evêque avertit le Pape (pas moins !), qui choisira les sanctions à appliquer. Et on respire : « c’est clair que le prêtre agresseur devra arrêter l’activité pastorale ».

Ainsi, les cas non prescrits de pédophilie avérée ne sont pas dirigés vers la justice laïque !

Le Valais est donc, d’une certaine manière, un Etat coranique.

 

Souveraineté administrative

Dans une édition ultérieure du même quotidien, le citoyen curieux apprend que l’Evêque, à la suite d’une convention passée avec l’Etat du Valais, le Valais étant l’un des cantons de la Confédération helvétique (précision utile pour mes amis français), peut choisir et nommer les professeurs, payés par l’Etat, chargés d’enseigner notamment l’éthique et, probablement, de donner quelques informations sur l’histoire des religions et peut-être aussi sur la morale.

Cette tâche de nomination des membres du corps professoral est une attribution conférée usuellement au Conseil d’Etat, sur proposition du Département de l’Instruction publique et du Service de l’Enseignement.

Mais voici que l’on sait « officiellement » aujourd’hui, les infiltrés le savaient depuis longtemps, que l’Evêché est le vrai organe de nomination de ces gens-là.

 

Souveraineté « civile »

Dans la même édition du même journal, le lecteur stupéfait apprend que l’Evêque, certainement de par les attributions qui sont les siennes, telles que convenues avec la corporation publique, a résilié le contrat de travail liant une femme à l’Etat en raison du désir de cette dame de vivre avec un homme marié sur le point de divorcer. Cette situation n’étant pas acceptable pour l’Eglise catholique de notre canton, Monseigneur Jean-Marie Lovey (à ne pas confondre avec Jean-François Lovey, l’ancien subordonné de Oskar Freysinger) a fait savoir à la dame qu’elle devait choisir : son travail ou son « ami ». On apprend aussi dans cet article que l’employée avait déjà fait l’objet d’un questionnement sur la nature de ses relations avec cet homme-là. Elle avait alors répondu, bien avant aujourd’hui, qu’il n’y avait rien du tout entre elle et lui. Le lecteur un peu expérimenté par les choses de la vie pourrait s’interroger : ce premier questionnement n’a-t-il pas fait surgir dans la chair de la dame, ou même dans celle de l’homme dont on peut suspecter qu’il ait aussi à l’époque subi peut-être un interrogatoire aussi intime, un désir qui n’eût jamais émergé si la question n’avait pas été formulée.

L’Evêché dispense ainsi directement de la rémunération chez ceux qui suivent ses préceptes en matière de contact charnel et balance ses refus d’absolution chez celles et chez ceux qui ne peuvent renoncer à leur destin amoureux. Une sanction alors : pas de travail en éthique scolaire !

 

Quelle éthique !

 

Bonjour à tous les adultérins chrétiens qui ne confessent pas leurs péchés charnels !

 

Post Scriptum : Je dois avouer, Monseigneur, que je n’ai jamais eu le fantasme d’embrasser une religieuse : est-ce un péché ?

 

Narcisse doit fulminer !

 

Bonjour à tous les petits souverains de notre cité, vassaux de monseigneur !

 

Les contributions des personnes catholiques ou laïques sont attribuées, soit de toutes celles et de tous ceux qui ont peut-être des péchés à confesser et qui préfèrent éviter le confessionnal et payer leur dû à une juste cause :

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