OBAMAGATE. "DONALD, YOU ARE FIRED !"

Obamagate et faits alternatifs.

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Donald Trump a-t-il été mis sous écoutes téléphoniques en octobre dernier par Barack Obama ? Telle est la question qui agite le Washington politique, l'Amérique peut-être tout entière, qui se souvient du Watergate et imagine un Obamagate, puisque, c'est de notoriété publique, un président des Etats-Unis jamais ne ment. 

 

François Maret, à L'1Dex, a soutenu que le fait alternatif avait été, dans le monde contemporain, une invention valaisanne (cf. Illustration). On peut toutefois dire que sur le plan mondial, cette technique de communication a atteint son apogée, du point de vue du caractère récurrent et systématique de la chose avec Donald Trump. Certes, le président Bush a convaincu le "monde libre" de se lancer dans une guerre en Irak en créant un fait alternatif colossal à l'origine de l'invasion américaine et du départ de Sadam Hussein. Mais Donald Trump a fait beaucoup plus fort : par la grâce de sa technique de communication largement fondée sur la multiplicité de faits alternatifs, de candidat sans aucune chance d'être "nominé" par le parti, il est devenu président du gendarme du monde. Pas moins ! On devine, sans connaître le menu détail des sources de sa richesse que ce n'est pas en chantant des poèmes à ses donzelles qu'il est devenu milliardaire. Un prédateur est rarement un troubadour. 

 

La question est aujourd'hui de savoir si Donald Trump utilisera dans son fonctionnement présidentiel les mêmes armes que celles qui lui ont été si favorables lorsqu'il était candidat et outsider. À mes yeux, la réponse n'est pas douteuse, c'est OUI. Comment imaginer qu'un président des États-Unis, fut-il aussi "brillant" que Donald puisse à plus de 70 ans changer la personnalité de Trump ? That's impossible, man !

 

Ainsi Donald Trump, businessman devenu locataire de la Maison Blanche, gouverne et gouvernera avec ses méthodes, celles qui ont, croit-on, fait ses succès, dans l'immobilier et auprès des femmes, la menace financière, la grossièreté et le mensonge. Il a décidé que la politique était un monde pourri, qu'il pouvait donc y accéder sans la moindre difficulté et qu'il pouvait diriger ensuite ses serfs à sa guise, au gré de ses caprices, de ses intérêts et de son désir plus ou moins grand de méchanceté. 

 

Ennuyé par les relations passées de son entourage de conseillers avec la Russie et par les mensonges démontrés de quelques-uns, Trump a interrogé Donald qui lui a suggéré de manipuler le président en créant un fait alternatif susceptible de fonctionner comme bouclier médiatique. 

 

Mais le show must go on. Le citoyen américain, friand de séries télévisées, quoique en attente du scénario final, connaît déjà la dernière réplique du film qui est son titre : "Donald, you are fired". 

 

Mais quand donc l'Amérique va-t-elle le virer ?

 

 

Bonjour à Michelle Obama !

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