SUCCESSION JOHNNY HALLYDAY. ET SI LAETICIA FAISAIT APPEL A LA SUISSE ...

Comment résoudre avec intelligence le cas de la succession de Johnny Hallyday

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Johnny Hallyday a donc choisi, nous dit-on, de déshériter tous ses enfants et d’instituer en qualité d’héritière unique sa dernière femme, la prénommée Laetiticia. On soutient que cette possibilité lui était offerte par la loi californienne à laquelle il se serait donc librement rallié à la fin de sa vie.

Laeticia se dit dans le même temps « sereine » et « écoeurée ». Qu’elle soit sereine, personne n’en doute puisque, utilement conseillée par de grands avocats, elle se sait en position plus que privilégiée, puisque la voici reine éternelle de l’idole des jeunes. Qu’elle soit écoeurée est plus étonnant, à moins de penser qu’elle ait été surprise par ce testament insolite la favorisant au-delà de ce que pouvait imaginer le fan moyen de Johnny. Ecoeurée eût été plus compréhensible dans la bouche de Laura ou de David, me semble-t-il, vu d’Helvétie.

Car il faut ici faire comprendre aux uns et aux autres que la question n’est pas d’argent, mais d’héritage. Et ce n’est pas la même chose. Tout un chacun qui prend soin des choses successorales sait que ce qui se joue au moment du décès d’un défunt et de l’apparition du de cujus est la vie d’avant, les uns et les autres, souvent inconsciemment, faisant surgir en eux les rancoeurs de jadis et les incompréhensions de hier. Pourquoi le clan Hallyday échapperait-il à cet inéluctable destin de l’humain ?

Laeticia Hallyday est donc l’héritière de Johnny et celle qui devra donc préserver sa mémoire et son histoire. Et bien moi, je vais lui dispenser un conseil gratuit, qu’elle ne suivra pas et que la fille de Nathalie Baye et le fils de Sylvie Vartan refuseraient d’un même mouvement, trop occupés à repenser leur passé qui, pourtant, s’en est allé. Mais que ce beau monde sache qu’une vraie transaction est celle de laquelle chacun sort très insatisfait.

La question peut se formuler ainsi : qu’exigerait d’une belle-mère sensible l’équité ? Et bien d’imaginer, mais là je vous le concède c’est assez difficile parce que Johnny s’appelait déjà Halliday dans les années 1960 et qu’il était déjà à cette époque-là, diront ses fans, indépassable. Mais, Laeticia, essayez tout de même d’imaginer qu’au moment où vous l’avez connu, il était sans le sou, croulé sous les dettes, et que, grâce à vous, il est devenu riche de 100 millions. Cent millions, c’est pas rien !

C’est là que vous pourriez, dans un élan de bon sens et de charité, non pas financière, mais humaine, appeler à votre secours le droit suisse, qui vous préconiserait de partager la succession légalement de la manière suivante : 50 millions pour vous à titre de liquidation du régime matrimonial, puis le solde par moitié à votre  honorable personne, soit au total 75 millions de doux euros. Le solde final, soit 25 millions, répartis en quatre égales parts, disons 6 millions à chacun, 6 millions pour David, 6 millions pour Laura, 6 millions pour Jade (quel joli prénom, c’est celui de ma fille !) et 6 millions pour Joy. Le dernier million, vous pourriez le léguer à L’1Dex qui en ferait un juste usage !

Naturellement, me rétorqueront les plus formalistes des juristes suisses, il conviendrait d’estimer le montant de la fortune de Johnny à votre mariage. Mais nous entrons là sur un terrain bien trop mouvant dans lequel je ne vous suggère pas de glisser, car il n’aura pour objet que d’engraisser d’inutiles avocats.

Laura et David ne seront peut-être pas trop heureux de cette proposition venant d’un petit avocat de province. Mais que leur juste courroux ne les précipite pas trop vite sur les routes éternelles de l’insatisfaction, ils ne mériteraient pas une toxicité librement ingurgitée.

Et si Laeticia ne devait pas suivre ce chemin que je lui propose, qu’elle sache qu’elle ne convaincra personne du fait que Johnny Hallyday et Jean-Philippe Smet auraient voulu au fond de son coeur, de son âme et de son esprit, écarter de lui à jamais Laura et David. Non, personne, vraiment !

Laeticia, je te souhaite de ne pas être trop entourée de vautours, de balourds et de lourds. Tu m’apparaissais généreuse, radieuse et heureuse. Ne tombe pas dans la médiocrité, la rapacité et la lâcheté. Rappelle-toi que le latin suggère que tu choisisses la joie comme chemin de vie.

Bonjour à Jade et à Joy, qui ne méritent pas cet embrouillamini !

 

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