FILLON, BOKASSA PREMIER

Les diamants de Bokassa sont alchimiquement transformés en costards.

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La question de l'achat de costumes par François Fillon pourrait relever de l'intime, non susceptible donc d'investigations publiques, au motif que le vêtement, caleçon y compris, appartiendrait précisément à cet intime disjoint de la sphère publique. J'ose penser que ce raisonnement, entendu sur la RTS suisse romande ce matin, résulte d'une méconnaissnce des faits !

 

Le citoyen peut accepter que la forme du slip, sa couleur et sa marque n'ont pas à être débattus en public. De même, le coloris des chaussettes de Fillon, même dévoilé au gré d'une photographie choisie, puisse ne pas faire l'objet d'ordonnances ou de décrets discutés à l'assemblée nationale. Mais le costard, c'est autre chose, dès l'instant où son prix d'achat et de confection a été révélé et, surtout, dès l'instant où l'on sait que le paiement par chèque a été fait par le débit du compte bancaire d'un avocat fraçais spécialisé dans les "médiations" et les relations avec l'Afrique. 

 

Comment ne pas imaginer que ce cadeau a pu ne pas être celui de quelque dignitaire africain voulant, juste après la victoire de Fillon lors des primaires, s'introduire dans les bonnes grâces d'un futur président, l'avocat pouvant ne devenir alors qu'un intermédiaire financier proche de la dominance africaine ?

 

On voit ici surgir avec limpidité l'hypothèse de liens occultes délétères, hors transparence, auxquels Fillon, si près de ses sous, n'a(urait) pas pu échapper. 

 

Fillon, c'est Bokassa premier !

 

 

Bonjour à Giscard !

 

Post Scriptum : jusqu'où va le secret professionnel de l'avocat ? La justice française dira s'il sera possible d'aller fouiller dans les comptes du mandataire pour y découvrir, peut-être, la source originelle du transfert d'argent !

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