Mediapart, dans son édition du 18 mars 2014, révèle l’inimaginable, l’ininventable, l’innommable, l’indémontrable, l’incalculable, l’ineffable, l’inécoutable, l’inintendable : « Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog, ont orchestré en ce début d’année un véritable complot contre l’institution judiciaire pour échapper aux juges et en tromper d’autres ».
- mise en place d’un cabinet noir pour neutraliser les juges
- taupe à l’intérieur de l’Etat sur l’affaire libyenne
- trafic d’influence
- mise en scène de fausses discussions
- entraves méthodiques au cours de la justice
- interventions d’un haut magistrat de la Cour de cassation
- des juges désignés comme les « bâtards de Bordeaux »
- violations caractérisées du secret professionnel
- corruption d’un magistrat de la Cour de cassation
- acquisitions de portables sous de fausses identités
- accès à l’avis confidentiel du rapport de la Cour de cassation
Eloignons-nous de la France, dont le système de garde à vue devient de plus en plus incompréhensible, et imaginons ces événements en Suisse. Le magistrat le moins zélé y constaterait des soupçons d’infractions en cascade, de l’injure à la corruption, du secret professionnel à la violation du secret de fonction, et autres amabilités. Se poserait alors immanquablement la question de la nécessité – toute provisoire, je vous le concède – de la mise en détention préventive de ce beau monde pour risques avérés de collusion. De qui parle-nous ? D’un ancien président de la République française, d’un grand avocat et d’un magistrat de la Cour de cassation.
Alors cette simple question : pour quelle raison ces nobles personnes ne sont-elles pas en prison à fin d’éclaircissement de l’enquête ?
Ma réponse toute personnelle : leurs titres et diplômes, anciens et récents, sont leurs armures.
J’attends maintenant une réaction des syndicats suivants :
- les barreaux parisien et français
- les syndicats de la magistrature
- l’amicale des anciens présidents de la République
Entre Mediapart et Nicolas Sarkozy, la guerre totale est déclarée : d’un côté, le droit de savoir et la transparence; de l’autre, la voyoucratie et la poésie du langage.