CATALOGNE. L'IGNOMINIE EST EN MARCHE

Ce qu'est l'Espagnol. Ce qu'est le Catalan. Sur la Route de l'ignominie.

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(PAR GABRIEL LAFLECHE)

 

Si l’on devait tracer en un trait le caractère de l’espagnol, qu’en serait-il ? Fondamentalement, l’espagnol est dans l’inconscient collectif, celui qui a écrasé les civilisations d’Amérique du Sud. Un conquérant, un guerrier, un militaire fier de ses batailles. D’ailleurs, l’espagnol, à l’entendre, n’a jamais connu de défaite. Quelques déboires, tout au plus. Le type de bataille n’est pas important : c’est un soldat ! Un guerrier qui trouve sa raison d’être dans l’affrontement, l’anéantissement de l’autre et l’humiliation de celui qu’il a soumis. Que celui-ci soit un homme, un taureau ou un moulin, c’est pareil. Il a vaincu, il est fort et vaillant ! Que le combat fût inégal, ridicule ou burlesque lui importe peu. Son but est de montrer sa valeur en abaissant celui qu’il a terrassé. Et s’il perd une bataille ? Il efface l’événement de sa mémoire et de l’histoire. L’espagnol est un personnage issu de la mythologie ibérique : il n’est d’aucune région en particulier. Mais la région qui répond le mieux à cette description est la Castille historique, ou le gouvernement de Madrid. C’est de là qu’émane cette pestilentielle odeur de testostérone. Pourtant une constante est remarquable : Castro était galicien, Franco était galicien, Rajoy est galicien, Hitler…. Ah, non, pas lui ! Lui, il était autrichien. “Les Espagnes” sont les pays du couchant comme le disaient les Romains. Serait-ce le pays où l’on se couche ?

Et le catalan qui est-il ?

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