Professeur de Philosophie, Fondateur et Directeur éditorial des Éditions M-Éditer, Vice-président de Philosophia
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Promettre l’avenir, esquiver le présent : un artifice communément partagé
La promesse paraît trop sérieuse pour la politique, d’où l’évitement du verbe « promettre » au profit de formules volontaristes qui masquent l’incapacité à garantir l’avenir. Pourtant, promettre consiste précisément à lever l’incertitude en misant sur un objet absent, ce qui oblige soit à considérer la promesse comme simple convention, soit à reconnaître sa force irréductible.
#citation extraite de Qu'est-ce que promettre ?, Angélique Thébert https://www.youtube.com/watch?v=5HW8Pm7jg84 📋 Présentation : Promettre est un acte de parole. Quand je promets de faire quelque chose, je ne me contente pas de décrire et d'extérioriser une intention interne, mais je produis quelque chose : un engagement. La réalisation de cet acte est indissociable de son expression. Il s'agira de préciser les conditions d'effectivité de cet acte de parole ainsi que le type de normativité produite par le fait de dire « je promets de faire x ». Puis-je promettre des choses à moi-même ? Puis-je promettre quelque chose sans le dire ? Qu'est-ce qui sanctionne le caractère obligeant de la promesse ?