Puisque nous sommes nés

Le dernier film en date de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana, Puisque nous sommes nés, est la condensation parfaite de ce que peut le documentaire quand il s’en donne les moyens.
Puisque nous sommes nés, bande annonce © marcos71
Puisque nous sommes nés, bande annonce © marcos71

Le dernier film en date de Jean-Pierre Duret et Andréa Santana, Puisque nous sommes nés, est la condensation parfaite de ce que peut le documentaire quand il s’en donne les moyens.

 

L’engagement corps et caméras des deux réalisateurs est à la mesure d’un combat qui ne devrait jamais finir ; celui-là qui traverse les apparences (en l’occurrence dans le film, celles de la misère) pour les rendre au réel, à la vie : Puisque nous sommes nés. Sans dénoncer toutefois la misère, il renverse plutôt la donne : perdre sa place, pour celui qui regarde, afin de rendre visible. Renverser les valeurs (notre richesse, leur pauvreté) pour aller chercher le trésor là où il est, par-delà toutes les divisions.

 

Et toujours le désir nous rendait soucieux… La caméra ne cesse de caresser les corps avec une fluidité et une dignité qui permettent à l’autre d’exister et de se révéler. Une des grandes merveilles qui irrigue tout le film est celle de la parole. C’est l’alchimie que permet réellement la caméra des deux cinéastes. Chaque plan du film est un morceau de grâce, une puissance du don qui transmet du début à la fin l’espérance et le désir : « Pour pouvoir, il faut savoir ».

 

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