Entrelacer les branches

« Valley Session », le dernier album en date de Rodolphe Burger est un entrelacs de morceaux déjà connus pour la plupart, enregistrés en live mais en studio et en trio.

« Valley Session », le dernier album en date de Rodolphe Burger est un entrelacs de morceaux déjà connus pour la plupart, enregistrés en live mais en studio et en trio.

 

À lire et écouter ici : http://www.myspace.com/rodolpheburger

 

Tout un art de la reprise (soit le mouvement qui consiste à reprendre et à repriser dans un même temps) qui vient tisser au plus fin certains morceaux tels Love will tear us apart again de Joy Division, The Shape on the Ground, Lady of Guadalupe d’un autre temps, celui de Kat Onoma. Entre autres…

 

Une répétition qui est placée sous les auspices de la différence et à contretemps. La proximité (dans la reprise) de Love will tear us apart again rappelle celle des Variations sur Marilou de Gainsbourg (disponible sur cet autre album de Rodolphe Burger « no sport »). C’est une proximité distante qui révèle en quelque sorte l’esprit musical du morceau, la force agissante plus que la « lettre ».

 

« Les vertiges d’Alice, de Lewis Caroll », tournoient en amplitude au son des guitares et Rodolphe Burger laisse le chant s’égarer sans miroitement. Très proche du calice d’Alice mais loin du parlé-chanté de Gainsbourg. La jouissance reste la même, un plongeon avec délice.

 

Love will tear us apart again rejoue la mélancolie tout en prélevant une énergie capable de la dépasser grâce à des effets de croisements (entre les inspirations multiples et un souffle instrumental tout en hauteur et sans retenue). La désinvolture de la voix garde l’élégance de celle de Joy Division.

 

Les fantômes sont là pourquoi les appeler ? Pourquoi faire (un nid ?)

To see the(ir) Shape on the Ground, peut-être.

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