Images de la semaine
Les forces populaires se mobilisent. Au Brésil, 8 mois après le "coup d'État institutionnel" qui a amplifié l'offensive néolibérale, une grève générale historique a montré que les forces populaires sont toujours là, mobilisées le 28 avril contre deux mesures phares du gouvernement de Michel Temer (ci-dessus représenté en vampire) dont la casse du Code du travail. Voilà qui nous parle, non ?
Les brèves
* Consultation. Voici les résultats de la consultation organisée par France insoumise auprès des soutiens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon sur le second tour de l’élection présidentielle. Sur les 243 128 insoumis ayant voté, 87 818, soit 36,12 %, se sont prononcés pour un vote blanc ou nul, 84 682, soit 34,83 %, pour un vote Emmanuel Macron et 70 628, soit 29,05 %, pour l'abstention. France insoumise a rappelé qu’il « ne s’agissait pas de déterminer une consigne de vote mais d’organiser la prise de parole des insoumis.es au sujet de leurs choix de second tour » et qu’ « étant donné l’attachement profond de la France insoumise aux principes d’égalité, de liberté et de fraternité, le vote Front National ne constituait pas une option de la consultation ».
* Prières. Les états-majors du PCF et de France insoumise se sont rencontrés cinq fois depuis janvier pour parler des élections législatives. La fumée blanche n’est toujours pas apparue… On oscille : un jour, on se dit que ça a l’air de progresser, le jour suivant on entend les saillies des uns ou des autres, dans la presse ou sur les réseaux sociaux (belle relation collaborative !). Au total, on prie pour que les grands chefs trouvent un compromis, le plus large possible et le plus ouvert à des candidatures représentatives de la diversité de ceux qui ont voté Mélenchon ou qui pourraient rejoindre la dynamique. Le suspens prendra fin bientôt, les candidatures devant être déposées entre le 15 et le 19 mai. Un détail : pour être au second tour lors du scrutin législatif, il faut être parmi les deux candidats arrivés en tête ou obtenir au moins 12,5 % des suffrages des inscrits dans la circonscription. Qu’ils se le disent !
* Langue de bois. Qualifiant le débat Macron – Le Pen de « face à face confus, accablant et indigne », Le Monde souligne le risque de « l’irruption, au cœur de la démocratie française, de la brutalité et de la duplicité de la tradition politique et familiale, qu’incarne Marine Le Pen ». Le quotidien explique : « En violant tous les usages de cette confrontation, en méprisant jusqu’à l’exigence de sincérité, Marine Le Pen a dévoilé ce que serait sa pratique du pouvoir, si par malheur elle était amenée à l’exercer. Son but n’est pas d’échanger, mais d’abaisser. Sa stratégie n’est nullement de convaincre, mais de nuire. Son projet n’est qu’une entreprise de démolition ». On partage. Cependant, le journal n’est pas très explicite sur Macron, et même carrément langue de bois : « C’est, au fond, la fonction ultime et essentielle d’un tel débat : prouver aux Français que l’on a l’étoffe d’être leur président. À 39 ans, surgi au premier plan depuis quelques mois seulement, Emmanuel Macron n’a certainement pas levé toutes les interrogations à cet égard ». Euphémisme !
Dernière minute, un accord serait en passe d'être trouvé. Nous y reviendrons dans notre prochain numéro.
Paru dans Cerises n°323, 5 mai 2017