Image de la semaine
Sur un mur du passage Saint Pierre Amelot, longeant le Bataclan, mai 2017.
Les brèves
* Diversité ? mon œil ! Sur France 2, dimanche soir, le secrétaire d'État au Numérique, Mounir Mahjoubi, vantait la diversité des candidats d’En Marche ! , affirmant entre autres que tous les métiers seraient ainsi représentés à l'Assemblée nationale. Libération s’appuyant sur les données du ministère de l’Intérieur, le conteste : « plus de la moitié des candidats investis par LREM sont des cadres ou professions intellectuelles supérieures. Avec un ouvrier pour 26 avocats, la diversité est en fait relative. » Par contre, « La France insoumise est le parti qui compte le moins d’avocats (5 sur 557 candidats) pour arriver à un taux (0,9%) qui se rapproche le plus de celui de la population active. » Dont acte.
* Moralisation ? à d’autres ! Après Richard Ferrand, c’est au tour du ministre de la Justice de devoir répondre d’affaires présumées d’emplois fictifs par la formation politique qu’il préside, le MoDem. Et il n’aime pas ça, Bayrou. Face au travail journalistique d’investigation, il a illico appelé la direction de Radio France pour râler… en quittant ses casquettes officielles, comme "citoyen", dit-il ! Il nous prend pour des quiches ?
* Transparence ? tu parles ! L’équipe Macron entend pratiquer non seulement par ordonnances, mais sans infos et débats préalables. Bref, en toute transparence. Après avoir déclaré sur France Inter, le 7 juin, que les documents sur la réforme du Code du travail publiés par Libération n’avaient « aucune valeur » et étaient « sans intérêt politique », la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé que son administration avait porté contre le journal pour « vol, violation du secret professionnel et recel ». Il paraît que comme DRH chez Danone, elle avait l’art de la négociation. Vrai de vrai.
* Journalistes indignés. Vingt-trois sociétés de journalistes, dont celle de Libération, signent un texte dans lequel ils s'alarment de « signaux extrêmement préoccupants » envoyés par le nouvel exécutif (Le Monde, 13/06/217). Tri sur le volet des journalistes autorisés à couvrir le voyage présidentiel au Mali, interventions des deux ministres cités ci-dessus, et déclaration, le 11 juin, de Richara liberté d’informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d’intention. »
Paru dans Cerises n°328, 16 juin 2017