C'est fait, voilà "Obama II". Les médias nous ont servi en boucle les larmes des supporters de Mitt Romney, avec, pour certains d'entre eux, un regret sur "trop d'affichage" de sa fortune, de son mépris pour les "loosers", mais sans que soit évoquée la collusion de grands groupes industriélo-financiers (1) qui, en France aussi, sévissent.
Et à peine les résultats tombés, Obama annonce une réunion de travail entre républicains et démocrates sur les finances mal en point des USA (pas des financiers), une "nécessaire collaboration", de l'avis de commentateurs télé. On est loin du discours d'investiture, il y a 4 ans, du « Yes, we can ! », et du "J'ai besoin de vous" lancé à ceux qui avaient voulu un changement. Quelques micro-trottoirs montraient celles et ceux dont les voix auront été décisives : des jeunes, des femmes et des "Américains de couleur" des quartiers populaires comme celui-ci, lucide, qui déclarait : « Le changement, c'est à nous de le faire ». Les Européens qui manifestaient et faisaient grève le 14 novembre ne peuvent que le rejoindre.
La chronique Apple pie prend fin, mais les luttes continuent ici et là-bas.
Michèle Kiintz, 16 novembre 2012
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Ce billet est paru dans la rubrique "Le goût d'ailleurs" de Cerises n°159