C'est une conversation ancienne avec ma cousine Ménia. La droite était encore au pouvoir mais les élections approchaient. Ménia expliquait que la tête de file des socialistes cherchait à donner une image d'homme sage et sobre. Cette posture faisait partie de son opposition au leader de la droite.
Six mois plus tard cet homme presque terne était au pouvoir et commençait à expliquer que le pays ne pouvait pas continuer à vivre sur ce train trop dispendieux. Pour préserver l'avenir, une cure était nécessaire. On ignorait qu'il avait déjà confié les livres de comptes aux "experts" du FMI.
On sait ce qu'il en est de la remise à plat du prétendu pacte social aux pays des Hellènes : 40 ans d'acquis sociaux ont été sacrifiés sans que "la dette" soit amoindrie. Et les néo-nazis d'Aube dorée sont prêts à tirer les marrons du feu.
Aujourd'hui m'est revenu en mémoire le cri d'orfraie des militants socialistes lorsque Mélenchon avait lancé ce surnom : Hollandréou...
Gilles Boitte, 16 novembre 2012
Ce billet est paru dans la rubrique "Le goût d'ailleurs" de Cerises, n°159