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Billet de blog 20 octobre 2016

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Les petits travaux inutiles et imposés

Il y a les Grands Travaux Inutiles bien connus et que la presse décrit régulièrement, mais il y aussi les « Petits Travaux Inutiles » qui ne sont aucunement documentés et qui restent inconnus du grand public, ce qui fait que les associations locales se battent seules contre ces projets, sans aucun support ni soutient.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Il y a les grands travaux inutiles et imposés bien connus et que la presse décrit régulièrement, mais il y a aussi les petits travaux inutiles et imposés qui ne sont aucunnement documentés et qui restent inconnus du grand public, ce qui fait que les associations locales se battent seules contre ces projets, sans aucun support ni soutient.

Ces travaux participent du mitage du territoire, faisant disparaître ici une forêt, là un champ agricole, ailleurs un espace de biodiversité mal compensé ou même pas du tout, car impossible à reproduire ailleurs.

Ce phénomène s'est accentué depuis peu à cause de la soit disant décentralisation. Vu de Paris, on a décentralisé, mais par rapport aux départements  on a centralisé, et alors part rapport aux communes, on a hyper centralisé par les Communautés de Communes d'abord et ensuite par les agglomérations de communautés. Il s'en suit une avalenche de projets sur le territoire des petites communes, lesquelles étant en minorité dans les assemblées avec les autres communes non concernées ou plus grandes, ont beaucoup de peine a résister. La pression est énorme.

Ces petits travaux inutiles ont souvent un côté écologique pour la production d'énergie propre, mais en même temps destructeur de biodivesité.

On va détruire 10 héctares de forêt à Réauville dans la Drôme pour y mettre des panneaux photovoltaïques, et maintenant on s'apprête à détruire un lieu sauvage étiqueté zone naturelle dans le PLU de Saint Paul lès Romans, pour aussi y implanter des panneaux solaires.

Les panneaux solaires doivent être implantés sur des toits ou des ombrières, dixit le ministère de l'environnement.

A Valence, lointaine capitale de l'Agglo, une ancienne carrière ne peut être qu'un tas de cailloux, un terrain perdu sans intérêt. Et pourtant, c'est un trésor de biodiversité avec des orchidées protégées.

Ajouter à cela quelques copinages de proximité, et vous obtenez la continuation de la destruction de la nature et le bétonnage des terrains agricole et des forêts.

Je dois ajouter qu'il y a un autre problème supplémentaire. Ce n'est pas qu'une ancienne carrière, mais aussi une décharge contenant des produits toxiques sous la forme de 3152 fûts de fluorine de souffre aggrémenté d'uranium enrichi provenant de la FBFC (fabrication de combustibles d'Areva).

L'ASPPE, l'association pour la protection de l'environnement de St.Paul lès Romans se sent bien seule pour lutter contre ce projet monstrueux qui ne profitera qu'à un privé (le propriètaire du terrain) et à la "gloire" de l'Agglo.

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