PROTEGER ET PARTAGER

A l'avenir, j'aimerais pouvoir vivre dans une vraie démocratie.

Une 6ème République.

Une République qui prenne en compte l'urgence sociale. Une République qui protège et qui partage !

Notre pays n'a jamais été aussi riche et pourtant la pauvreté gagne du terrain, le chômage et la précarité se généralisent et les services publics reculent.

En 2020, l'homme le plus riche de France avait une fortune estimée à 100 milliards d'euros. La fortune de cet homme est estimée aujourd'hui à 157 milliards d'euros (source Challenges). Il a gagné 57 milliards d'euros en une année !!!!

Dans notre société libérale, l'argent va à l'argent ! Comment est-ce possible ? Ceci est une logique mortifère, cela ne peut être le fonctionnement d'une société harmonieuse. La moindre parcelle d'humanité voudrait que le partage existe.

Ma vie professionnelle m'a permis d'acquérir un patrimoine d'environ 300 000 euros. Quel besoin a ce monsieur de pouvoir acheter 500 000 maisons comme la mienne ? Comment peut-il défendre l'harmonie humaine en se gavant à ce point ? Il ne sait pas que des enfants meurent de faim sur la planète ? Il ne sait pas que des personnes souffrent et ont besoin de soins ? Mais quel être humain est-il donc ?

Je m'arrête sur Bernard Arnault car il est le premier de la liste mais la France est le pays d'Europe où l'on trouve le plus grand nombre de millionnaires par rapport au nombre d'habitants : 2 470 000 ! Le pays d'Europe le moins « partageur » donc, dans ma logique humanitaire !

« Le contraire de la misère, ce n'est pas la richesse. Le contraire de la misère, c'est le partage. » L'athée que je suis fait mienne la belle pensée d'un abbé : Pierre !

J'aimerais également vivre dans une République qui partage le travail, travailler moins pour travailler tous, travailler moins longtemps tout en gagnant plus, l'argent nécessaire existe pour cela. Nous sommes face à des choix de société. Il faut repenser notre contrat social. Il n'est pas admissible qu'un pays riche comme la France compte 9 millions de pauvres !

Et puisque la richesse, ne l'oublions pas, est avant tout le fruit du travail, j'aimerais qu'à l'avenir ma République désirée empêche les évasions fiscales et récupère les impôts dûs à la Mère-Patrie, Mère-Patrie qui soigna, éduqua et nourrit les enfants que furent tous ces fraudeurs enfuis !

Et cet « avenir », il va sans dire que je l'aimerais « commun » !

Sylvain

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.