"El diablo lo mata todo"

Barrick (Canada), BHPbilliton (Australie), l’AngloAmerican (Grande-Bretagne), Glencore Ystrata (Suisse), RioTinto (Commonwealth), Vale (Brésil) et la China Shenhija (Chine) sont sept des plus grandes entreprises minières du monde. Dans ce court-métrage d'animation produit par Lula Meliche, Antonio et Carlos Balseiro s'en inspirent. Cette version est sous-titrée en français.

https://www.youtube.com/watch?v=OFFi8xI0JS0&feature=youtu.be

Paya Pa' Satán © Antonio y Carlos Balseiro (2013)

Les "progrès" des oligopoles industriels dans le domaine de l'extraction sont souvent la cause du manque de contrôle grandissant de la part des populations civiles sur leurs pratiques, comme les fracturations chimiques et hydrauliques, l'exploitation des mines à ciel ouvert, ou l'utilisation des nappes phréatiques.

Sous la pression de sociétés transnationales aux budgets pharamineux, regroupées derrière des intérêts parfois communs et à l'appétance motivée par les dogmes ultra-libéraux de la croissance économique, n'importe quelle forme de gouvernement, local, régional, national ou supranational dans le monde, est en proie à la corruption que de tels groupes industriels suscitent.

Grâce aux tribunaux d'arbitrage privé, à l’aide de montages fiscaux outrageusement avantageux auxquels contribuent leur pays d’origine, et enfin grâce à la souplesse des traités bilatéraux et de libre-échange (comme l’ALENA, le MERCOSUR, le tout récent TTP et bientôt le CETA et la PTCI, ou TTIP), pour lesquels les citoyens et les peuples autochtones directement concernés et nécessairement impactés n’ont jamais été consulté, toutes ces sociétés transnationales extraient et exploitent les ressources de la planète sans garanties fiables en cas de pollution des eaux et de l’environnement en général.

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