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Billet de blog 25 mai 2022

Que sème la Banque mondiale ?

Dans l’ouvrage qui reprend ses analyses sur le sujet depuis une trentaine d'années, Éric Toussaint décrit comment les missions de cette institution financière internationale influencent les prises de décision des autorités des pays concernés par les emprunts octroyés.

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Aussi paradoxal que cela puisse paraître de prime abord, la « crise » de la dette des pays des Suds peut en partie s’expliquer par l’intérêt que les directeurs exécutifs de la Banque mondiale leur ont porté. En effet, parmi les 13 présidents de nationalité américaine qui ont été à sa tête, 10 provenaient directement des milieux d'affaires étasuniens. Par ailleurs, tous résidaient à Washington. Ainsi, comme Éric Toussaint le relate dans Banque Mondiale, une histoire critique (Éditions Syllepse, 2022), la politique de cette institution est avant tout déterminée par les intérêts géostratégiques des États-Unis d'Amérique. 

© Éric Toussaint, Syllepse (2022)

La Banque Mondiale comme levier d’influence

La « Banque Mondiale », –Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)–, naît comme le FMI suite à la Conférence de Bretton Woods, initialement non pas pour réduire la pauvreté dans les pays en développement (PED) mais plutôt pour dégager des fonds privés destinés aux métropoles coloniales industrialisées et en voie de reconstruction après-guerre, comme la France, les Pays-Bas ou la Belgique.

Si ces premiers prêts furent largement octroyés en fonction d’intérêts coloniaux, comme dans le cas par exemple du secteur minier, la charge des dettes ainsi contractées par lesdits pouvoirs coloniaux fut en revanche transmise ensuite aux nouveaux États indépendants, notamment en Afrique. Ceux-ci durent donc par après les honorer auprès des grands groupes financiers privés des États-Unis qui, déjà, étaient devenus les principaux acquéreurs des titres émis par la Banque mondiale, signe de l’importante influence du grand capital de ce pays auprès de l’institution.

À ce titre, même si la vague progressive des indépendances de certains des pays du Sud qui l’ont ensuite intégrée y a progressivement dilué le poids des États-Unis, ces derniers y bénéficient encore d’un privilège sans commune mesure car ils y détiennent de facto un droit de veto quasi permanent. En effet, ils disposent actuellement de 15,44 % des droits de vote alors que la majorité requise s’élève à 85 % des voix. Comparativement, la Chine et le groupe présidé par l’Inde en possèdent moins de 10 % (quand leur population avoisine environ 3 milliards de personnes).

Pour le CADTM dont Éric Toussaint est porte-parole, cet ordre de grandeur permet aisément de comprendre pourquoi les milieux d’affaire étasuniens y « trustent » toujours les postes les plus hauts placés, à la direction notamment. Sous-secrétaire du Trésor aux affaires étrangères sous Donald Trump –après avoir été notamment économiste en chef pour Bear Stearns jusqu’à sa faillite en 2008–, David Malpass, l’actuel directeur exécutif de la Banque mondiale, s’inscrit d’ailleurs logiquement dans ce modèle de domination ; parmi ses prédécesseurs figuraient entre autres deux anciens dirigeants de la Chase (John McCloy, 1947-1949, et Eugene Black, 1949-1962) et deux anciens présidents de la Bank of America (Alden Clausen, 1981-1986) et de la JP Morgan (Lewis Preston, 1991-1995).

Par ailleurs, malgré les principes éthiques de la charte de la Banque, comme l’interdiction de prendre en compte les considérations « politiques » et « non économiques » dans ses opérations, cette mainmise sur l’institution a permis au grand capital et aux dirigeants étasuniens de modeler à leur convenance certaines économies en voie de développement, et les exemples de ce phénomène relevés par Éric Toussaint font ainsi légion sous la présidence de Robert McNamara (1968-1981).

Lieutenant-colonel de l’US Air Force, ancien cadre dirigeant de Ford jusqu’à en devenir président puis secrétaire à la Défense de 1961 à 1968, il supervisa notamment les financements octroyés aux gouvernements du général Anastasio Somoza (au Nicaragua), du général Park Chung-hee (en Corée du Sud), du général Mohammad Suharto (en Indonésie), des autocrates Ferdinand Marcos (aux Philippines) et Nicolae Ceaușescu (en Roumanie), ainsi que les prêts destinés aux gouvernements du général Augusto Pinochet (au Chili).

Considérant le point de vue globalisant des intérêts géostratégiques et économiques des États-Unis, le succès des soutiens pratiques de la Banque mondiale à ces différents pouvoirs autoritaires ne peut donc se mesurer au supposé développement que les prêts allaient ou auraient dynamisé. Il s’agissait avant tout d’endiguer toute tentative de subversion du statu quo en pleine Guerre froide, puis d’influencer les investissements de ces pays par divers moyens de pression, –tels le conditionnement des prêts ou la dette–, afin d’offrir des perspectives de rentabilité au moyen terme et d’ouvrir différents secteurs économiques clés et divers champs d’investissement et de commerce intercontinentaux aux banques et aux firmes étasuniennes de premier plan.

Robert McNamara lors d'une réunion à la Maison Blanche, le 22 novembre 1967 © Yoichi R. Okamoto, White House Press Office

L’endettement comme mécanisme de pompage

En se référant dans un second temps à l’évolution de la dette externe des pays en développement (PED) puis en analysant les cas de transferts nets sur la dette, Éric Toussaint constate que leur dette extérieure publique à l’égard de la Banque mondiale est multipliée par 7,5 entre 1970 et 1982, en raison d’emprunts massifs qui se traduisent « à partir de 1985 par un transfert net négatif » (p. 225). Autrement dit, ces pays se mettent alors à rembourser davantage qu’ils n'empruntent, illustration de la mise en place d’un puissant mécanisme de transfert de capitaux, depuis des pays encouragés à s’endetter fortement vers différents créanciers, desquels sont d’ailleurs parfois issus les futurs dirigeants de la Banque mondiale (comme Alden William Clausen, président de la Bank of America, –l’un des principaux créanciers des PED–, qui remplace Robert McNamara en 1981).

En effet, entre 1985 et 2004, après l’explosion des taux d’intérêts imposée au reste du monde par des États-Unis en pleine accélération néolibérale, « le transfert négatif au détriment des finances publiques est très lourd : 471 milliards de dollars », c’est-à-dire « l’équivalent de cinq plans Marshall offerts par les gouvernements des PED à leurs créanciers » (p. 226). Ce phénomène se produit après une augmentation de 100 % des montants prêtés par la Banque mondiale, entre 1978 et 1981, puis une série de quatorze prêts d’ajustement structurel accordés à neuf pays auprès desquels la Banque vante l'effet de ruissellement (« trickle-down »).

Des cas comme ceux de l’Argentine ou du Mexique révèlent à ce titre à quel point l’Amérique latine est une aire géographique emblématique de la gestion de l’endettement extérieur des PED en faveur de divers créanciers (privés et publics), ce qui peut entre autres impliquer le conditionnement des prêts via des ajustements structurels ou la conversion des dettes privées en dettes publiques par le Trésor public des autorités des pays endettés. D’ailleurs, les transferts depuis les pays d’Amérique latine vers les créanciers ont représenté 5,3 % du PIB du continent entre 1982 et 1985, alors que, « comparativement, les réparations imposées à l’Allemagne par le traité de Versailles s’élevaient à 2,5 % du PIB allemand entre 1925 et 1932 » (p. 265). 

Si tout cela tend donc à démontrer le rôle d'agent de la Banque mondiale au sein de la finance intercontinentale, le mécanisme de pompage qu'entend dénoncer Éric Toussaint en décrivant ses stratégies à l'égard des PED pour garantir les flux vers les banques privées n'est cependant pas que d'ordre financier. En effet, son livre regorge d'exemples de projets d'investissement noyautés par de grandes firmes dont la source principale d'accumulation de capitaux est l'extractivisme

Par exemple, la Banque mondiale « fut l’élément déterminant d’un projet qui endette lourdement le Tchad, aggrave à la fois corruption et pauvreté, détériore l’environnement et permet la captation abusive d’une ressource naturelle » en finançant la construction du pipe-line reliant le pays au Cameroun, à partir de 1999, au profit d’un consortium réunissant Exxon Mobil, Chevron et Petronas (p. 335). Par ailleurs, selon le consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), plus de 3 millions de personnes dans le monde ont dû migrer suite à des projets de ce type, financés par la Banque mondiale. Cela implique nécessairement de poser la question du respect des droits humains, sans parler d’une éventuelle responsabilité dans le saccage organisé de la nature et de la biodiversité.

Evicted & Abandoned: Investigating World Bank resettlement failures (2015) © ICIJ

L'interventionnisme et l'impunité de la Banque mondiale

Quand le chapitre consacré à l’analyse du cas de l’Équateur détaille bien le contexte des formes de résistance populaire et politique qui ont pu s’y organiser face aux diktats des institutions financières internationales (IFI), entre 2006 et 2011, d’autres constituent en parallèle un faisceau d’observations critiques quant aux limites des luttes les contestant compte tenu du caractère contraignant de leur force de frappe et des phénomènes d’aliénation qu’elles provoquent au prétexte de réduire la pauvreté dans les pays en voie de développement. À cet égard, les chapitre consacrés aux interventions de la Banque mondiale en Indonésie et aux Philippines sont essentiels pour comprendre la radicalité du point de vue du CADTM au sujet des IFI.

En effet, en pleine période de décolonisation, ces deux États asiatiques sont devenus de vrais laboratoires pour les expérimentations de la Banque mondiale, sous la houlette du général Muhammad Suharto (1966-1998) et de l’autocrate Ferdinand Marcos (1965-1986). Aux Philippines tout d’abord, les mesures imposées aux populations par Ferdinand Marcos grâce à la loi martiale ont consisté à déplafonner l’endettement public et à déclencher un grand volume de prêts qui ont accompagné le renforcement de l’ordre néolibéral naissant. Les liens avec la Banque mondiale sont alors devenus si étroits qu’elle y a installé un des trois centres de recherche sur la révolution verte, en partenariat avec les fondations Ford, Rockefeller et Kellogg.

Selon Éric Toussaint, ce cadre alliant l’horizon de la gouvernance étatique aux projections conjoncturelles de grandes firmes a en quelque sorte institutionnalisé la pensée néolibérale en Asie, renforçant en conséquence le phénomène d’accaparement des terres dans un pays qui compte quelques bases militaires stratégiques pour les États-Unis. Cet agencement a d’ailleurs permis d’intensifier la politique d’ajustement structurel imposée par la Banque mondiale, lors des mandats de Corazón Aquino et de Fidel Valdez Ramos. Là encore, comme ailleurs, la privatisation d'entreprises publiques stratégiques a contribué à l'affaiblissement des organisations syndicales et, entre autres, à amoindrir les droits des salarié·es et des paysan·nes, exproprié·es parfois.

En Indonésie ensuite, « la politique de la Banque mondiale […] combine l’ingérence dans les affaires intérieures […], le soutien à un régime dictatorial responsable de crimes contre l’humanité, l’appui à un régime responsable d’une agression contre un pays voisin (annexion du Timor Oriental en 1975) et le développement de mégaprojets qui impliquent à la fois des transferts massifs de population, une déprédation des ressources naturelles au profit des transnationales et des agressions contre les populations natives » (p. 157). En effet, suite au départ du pays du FMI puis de la Banque mondiale dans le prolongement de son projet d’émancipation, Soekarno fut renversé avec le soutien des États-Unis, en 1965, par le général Muhammad Suharto.

L’année suivante, alors qu’entre 500 000 et 1 million de personnes furent assassinées entre 1965 et 1966, l’Indonésie rejoignit de nouveau la Banque mondiale. Le dictateur s’entoura dès lors d’économistes issus notamment de la Fondation Ford, pour mettre en place un « Ordre nouveau » qui s’alignait en fait sur les intérêts de Washington dans la région. Ce pouvoir despotique, constamment soutenu par ses créanciers et par la Banque mondiale, alimenta la corruption tout en déclenchant une spirale cumulative de dettes odieuses puisque desservant les intérêts des populations locales (dans son Rapport mondial sur la corruption 2004, Transparency International considère que le montant des fonds détournés par le système clientéliste de Suharto pourrait être de 15 à 35 milliards de dollars).

Outre le silence de la Banque mondiale au sujet de cet avilissement, des multiples éliminations physiques ayant alors cours et au sujet aussi de l’annexion soudaine du Timor Oriental tandis qu’elle prenait toute sa part au rééchelonnement de la dette du pays, celle-ci s’impliqua également à plein régime dans les différents programmes de « transmigration » (1974-1989), qui concrètement consistèrent à déposséder des populations indigènes sans aucune compensation et à déplacer des centaines de milliers de personnes originaires des îles de Java et de Sumatra vers d’autres îles pour attirer, entre autres, des investissements transnationaux provenant des secteurs industriels agricole et pétrolier notamment. 

Par effet ricochet, comme ailleurs, au-delà des effets néfastes du soutien de la Banque mondiale à une telle dictature sur la vie des populations ainsi victimes de spoliation et de répression, « la forêt […] disparaît peu à peu sous l’action des entreprises d’exploitation forestière et de plantations commerciales d’une part, et des équipes gouvernementales chargées de défricher des espaces destinés à l’agriculture et à l’installation des migrants de l’autre. Par ailleurs, les entreprises minières […]  détruisent des pans entiers de montagne et déversent quotidiennement dans les rivières des tonnes de déchets de minerais, les polluant irrémédiablement » (p. 165). 

Par la voie de cette logique structurelle d'emprunt qui a quasiment centuplé la dette externe de l'Indonésie entre 1970 et 2020, c'est donc finalement toute une mécanique institutionnelle de maltraitance et de pillage des ressources naturelles qui a été enclenchée, au profit de grandes sociétés transnationales prédatrices tournées, avant tout, vers des pays plus industrialisés pour y exporter les richesses produites par une main d'œuvre parfois analphabète et aux revenus oscillant entre 3 et 10 dollars par jour en moyenne, soit au minimum 50 fois moins que ce qu'un·e consultant·e de la Banque mondiale dépêché·e sur place peut percevoir.

Face à ce constat et au regard du caractère despotique du pouvoir en place durant tant d'années, la responsabilité de l'institution financière est donc mise en cause. D'autant que, comme le rappelle cet ouvrage, « il ne faudrait pas croire que cette politique des institutions de Bretton Woods a été abandonnée à la fin de la Guerre froide, elle se poursuit jusqu’à nos jours : prêts [...] à la dictature en Indonésie de Mohammad Suharto jusqu’à sa chute en 1998, à l’Irak sous occupation étrangère, à la dictature de Ben Ali en Tunisie de 1987 à 2011, à celle de Moubarak en Égypte de 1981 à 2011, à celle du maréchal al-Sissi en Égypte depuis 2014, au Tchad d’Idriss Déby de 1990 jusqu’à sa mort le 20 avril 2021 » (p. 139).

Discours de Thomas Sankara sur la dette des pays africains lors de la 25ème conférence de l'Organisation de l'unité africaine à Addis Abéba, le 29 juillet 1987 © source : www.thomassankara.net

Banque Mondiale, une histoire critique. Éric Toussaint, Éditions Syllepse. 536 p. 25€. 

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