Être confiné quand t'as la clavicule en vrac, c'est plutôt bonnard passeque, comme tu peux pas trop bouger pendant 6 semaines, t'as pas l'impression d'être privé.e de tes libertés. En plus, quand t'es un.e putain de contemplatif.ve comme mézig, tu culpabilises pas de vivre à ton rythme ; tu peux rester des plombes à révasser sans qu'y ait un.e cramé.e survolté.e qui te sorte de ta bulle pour te traiter de feignasse. Pis le temps, pour une fois, c'est toi qui le maîtrise...
Par contre, quand t'as un taf comme le mien et que tu peux pas aider pendant la pandémie ou que tu peux pas participer à la sortie de crise, ça te met un peu les boules. Mais bon, quand je rattaquerai le turf, ça s'ra pas encore terminé...
Ce que j'espère, c'est que les franchouillards frileux qui se sont jamais sortis les salsifis pour sauver nos acquis (et qui semblent réaliser qu'y sont en train de tout perdre), ben y vont profiter de ce temps pour réfléchir et organiser la contre-offensive pour quand c'est qu'y s'ront libérés !!!
Pendant ce temps, moi, je cogite à comment renvoyer dans la gueule de Jupiter-Melon-Bouffi-de-Suffisance, cette prime-carotte que pas bésef de mes collègues y z'en veulent. Bon, j'fais pas que gamberger à ça, non plus. J'carbure aussi sur le projet de concerts, sur des nouvelles compos... Mais surtout à trouver un local de répétition pas trop à dache de chacun des gus du groupe...
Bon, et toi, c'est comment que tu vis tout ça (et que tu vois l'issue du merdier) ?
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