Monsieur le petit chef de rayon,
Je te fais cette bafouille aujourd'hui pour te dire toute ma compassion. Pour quoi cette compassion, me demanderas-tu ? Simplement pour le courant d'air qu'engendrent les rouages de ta boite à gamberges quand c'est qu'elle se met en branle... C'est vrai que c'est pas très futé (quand on se dit « président de gauche ») de décider, en plus de dézinguer le petit peuple et ses PME (TPE), de priver les mafieux du capital de leurs rentes indécentes. Parce que là, mon pote, tu fais le jeu de la gauche. Celle de l'opposition pas celle de tes anciens potes du P.S.
Notre bon vieux philosophe teuton disait que pour qu'un peuple se soulève, faut qu'y soit au fond du trou et qu'il ait plus rien à perdre. À ce stade, le troupeau est pas loin d'avoir tout perdu... Tu sais, mon gars, c'est pas parce que la France est un pays de mérinos qu'y faut que tu te figures qu'elle va attendre tranquillement que tu l'asservisses.
Tu nous as bien foutu la chiasse avec tes alertes à la deuxième vague en nous bonnissant qu'y a beaucoup plus de contamination qu'au mois de mars. Aujourd'hui, 700 000 tests par semaine pour moins de 100 000 en début de crise, tu crois gruger qui ? Non mon pote, tu nous la feras pas à l'envers. Pis, à force de nous prendre pour des bulots, tu vas te retrouver avec une guerilla que t'auras pas vu arriver. Alors vas-y, fous-nous un deuxième confinement si ça te fait bander mais t'imagine pas qu'on va en rester là, ma couille !!! Perso, confiné ou pas, je m'en cogne comme de ma première pignolle ; trop casanier pour me faire des douilles savonnés si je fous pas le tarbouif dehors pendant un mois. Mais mes congénères (qu'ont quand-même un chouïa l'instinct grégaire), tu crois pas qu'y vont te foutre un plus gros merdier que sur les ronds-points, quand c'est qu'un « guide » leur aura montré la voie de la raison ? T'as qu'à jeter un quinquet sur le bordel que foutent les syndicats de commerçants à Naples...
Déjà, avec tes réformes, ordonnances et autres lois liberticides, personne t'avait à la bonne mais là, avec tes mesures de petit dictateur, tu risques de te prendre un gros retour de manivelle dans le caisson. Mais bon, comme chuis un gus plutôt positif, je vais t'encourager dans cette voie, avec le (pas très) secret désir de voir mes frangin.e.s se soulever et te la mettre bien profond !!!
Sur ce, je ne te salue pas et te souhaite de bien la sentir passer, cette révolte tant attendue.
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