Fepabo

Fepabo, pleut et pleure.

Pleure sur Grain.

Pas trop mon genre de pleurer, je n'ai plus de larmes. Je sais le malheur. Mais je le prend encore de plein fouet avec l'étonnement de l'innocent qui ne sait encore rien de l'amertume de certains jours noirs.

Tout à l'heure à l'aube, si le ciel n'est pas trop gris, j'irai à la fenetre cueillir la première lumière du jour. Une lueur ténue qui irradie derrière le toît voisin et qui monte avec le cris des oiseaux. Je sais que le mur encore constellé de roses va émerger du gris comme un espoir têtu.

C'est juste ce que j'ai. Un espoir que les choses s'arrangent.

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