Mehdi Belhaj Kacem, Artaud, Pierre Michon, éloge de la paraphrase héroïque

J’étais à un moment de ma vie où je ne lisais plus aucune critique littéraire, me contentant de déambuler distraitement dans les librairies pour trouver ma pitance au petit bonheur la chance, quand je suis tombée sur un livre mince et souple. On ne choisit pas un livre à sa couverture, dit-on.

J’étais à un moment de ma vie où je ne lisais plus aucune critique littéraire, me contentant de déambuler distraitement dans les librairies pour trouver ma pitance au petit bonheur la chance, quand je suis tombée sur un livre mince et souple. On ne choisit pas un livre à sa couverture, dit-on.

Pourtant, sans le regard qui s’en détachait, éclairant un visage jeune et beau, je serais passée au large. Il émanait d’une photographie enserrant une autre photographie plus petite. Dans la première, on reconnaît un cliché anonyme d’Artaud, jouant dans le film Le juif errant (1926) mais le portrait de la couverture est tronqué. Sur le cliché entier, on le voit affublé d’une casquette, ici disparue. Sur la deuxième photo plantée comme un coin entre les deux compartiments de la première, apparaît Artaud précocement vieilli, grimaçant et maigre, le regard puissamment dérobé. Entre les deux portraits, le temps, la maladie et la société ont fait leur œuvre. Sur la photo de 1926, Artaud semble perdu dans un rêve, sur la seconde, comme rentré tout entier dans quelque chose qui n’a plus rien à voir avec les idées: « Car là où je suis il n’y a plus à penser. » « Je me renonce », écrit-il, à Rivière, épinglant dans cette formule ramassée la disparition qui l’affecte.

Reste à « l’isolé absolu »[1] qu’Artaud est devenu au cours de ses internements à l’asile psychiatrique jusqu’à sa mort en 1947 à l’âge de 52 ans, le cri « pour ramasser tout cela ,et une langue pour (s’y) pendre [2]», mais aussi s’y fixer. Reste la douleur perpétuelle, impossible à théoriser, d’où surgit « l’esprit de la chair prompt comme la foudre », à rebours des idées claires et déterminées, promues par la culture et la société, -« idées mortes » à quoi opposer « la position de la chair », appropriation absolue de la douleur à soi-même et connaissance solitaire et unique de cette douleur. Manière, selon Mehdi Belhaj Kacem, l’auteur d’Artaud et la théorie du complot, titre du petit livre magnétique, repéré par hasard un jour d’été, de pousser au paroxysme agonistique l’ancrage autobiographique de l’oeuvre.

 

Tués mais pas encore battus

Artaud et la théorie du complot a d’abord été prononcé sous forme de conférence en présence de Pierre Michon, le 20 septembre 2014 en conclusion des Rencontres de Chaminadour, 9ème édition. MBK sortait à cette occasion d’une procrastination neurasthénique ayant duré deux ans et qui s’était accompagné de « l’envie dominante » « d’en finir, de façon para-rimbaldienne, avec tout ce qui avait trait à ce qu’il est convenu d’appeler la culture. »  MBK est un jeune écrivain et philosophe autodidacte, au parcours intellectuel atypique[3]. Il a bâti une œuvre déjà considérable pour son âge (42 ans) et donne des conférences à l’Ecole Normale Supérieure. De lui, j’avais lu au moment de leur parution, Cancer (1994), et L’essence n de l’amour (2001), et puis, c’est tout. Comme Artaud, MBK a fait l’acteur, en particulier dans un film de Philippe Garrel –Sauvage innocence (2001). La rupture de MBK avec Alain Badiou, son maître à penser, est connue. MBK a tiré de sa brouille avec le « philosophe roi » un essai : Après Badiou (2011). Ce livre n’est pas simplement une histoire de règlements de comptes philosophiques, mais au-delà, une histoire de maître et de serviteur, de roi et de couronne, de père et de fils du texte, en somme, une histoire plutôt michonienne. Après cette rupture MBK se retire du jeu social et cesse d’écrire. Et puis, la volonté énonciative revient, et avec elle, la jouissance d’écrire, inséparable de la douleur et de la vie. MBK se dit, sur ce point, « michonnisé ». Etre « michonnisé », c’est changer le nihilisme en son contraire par la grâce de la phrase où MBK voit de l’héroïsme. C’est résister par l’écriture en attendant l’autodafé [4]tués mais pas encore battus. [5]

Sommé de donner un titre à sa conférence, MBK choisit le thème du complot théorisé par Artaud dans Van Gogh, le suicidé de la société et Histoire vécue d’Artaud-Momô. A la suite, MBK fait l’hypothèse de la « la quasi-identité » de la littérature moderne depuis « la publication de l’Emile et du Contrat social, livres brûlés et condamnés » et du « thème de la persécution », et constate avec Guy Debord, suicidé de la société de spectacle »[6], que le complot a changé de techniques mais que ses cibles sont toujours les mêmes. Aujourd’hui, la censure est instaurée par les médias, -l’omerta, le motus et bouche cousue, la mort moderne (Debord), dévolus aux littérateurs qui ne répondent pas aux attentes du public ordonnées par le système. Saisissant les dangers imperceptibles pouvant mener au pire, ces parias de la culture ont un don de double vue que la société a vite fait de taxer de délire d’interprétation.

Tout artiste qui n’obéit pas aux standards du moment est susceptible d’être persécuté par la société. Ce point névralgique constitue la première idée-force de la conférence de MBK. Il apparaît que le crime impardonnable imputé aux littérateurs qu’ils soient romanciers, poètes ou philosophes, est d’interroger violemment le langage dans sa dimension de mensonge, -cas de, Rousseau, Hölderlin, Beckett, Blanchot-, et de dénoncer les semblants culturels et politiques où s’enlise la société démocratique.

 

Crime social

Ces parias de la littérature sont avant tout des « crevards », selon le mot de Pierre Michon à propos de lui-même et de MBK ; des sous-prolétaires.  Qu’est-ce qui conduit les écrivains, les poètes et les philosophes, se demande MBK, au désespoir, si ce n’est le complot ourdi par la société et dont Artaud, persécuté paradigmatique de tous les « littérateurs crevards », fait à la fois la théorie et la démonstration par son existence d’interné à vie, crevant de faim et de froid sous le régime de Vichy ? Plus que tout, MBK s’intéresse à l’évidence dégagée par Artaud : les littérateurs hors système sont victimes « d’un crime social [7]». La malédiction est d’abord économique et politique, à rebours du cliché romantique de l’artiste torturé ou de l’explication psychopathologique qui fait du fou l’agent de sa propre malédiction.

Ainsi « les philosophes qui, depuis deux siècles, ont essayé de développer une pensée hors de l’université ont été sans la moindre exception , « maudits », comme on dit. Rousseau, Kierkegaard, Marx, Nietzsche, Benjamin, Bataille, Blanchot et Debord sont, depuis que la philosophie est presque intégralement devenue universitaire, savoir depuis Kant, les seuls qui aient tenté quelque travail conceptuel d’envergure à l’écart de l’Université ; et c’est peu dire que, dans tous les cas, on leur a mis des bâtons dans les roues. » Bien plus, « en enquêtant sur tout ça, sur tous ces littérateurs maudits, j’en suis arrivé, (…), à une conclusion absolument désarmante de simplicité : tous ces littérateurs ont, tout simplement, été pauvres. » Que seraient devenues, en effet, les œuvres de Flaubert et de Proust s’ils n’avaient pas bénéficié de rentes familiales ? Eux aussi auraient été des crevards puisqu’ils étaient impropres à tout autre travail que celui de l’écriture ou plutôt puisque celle-ci requérait tout leur temps et leur énergie. On les voit mal mener une carrière parallèlement à leur travail d’écrivain. Pour être hors système, les littérateurs maudits d’hier –dont Verlaine[8], »- et d’aujourd’hui, n’ont pas, en général, cet horrible don d’hyper adaptation qui caractérise les écrivains sachant jouer le jeu des médias (domaine d’extension du cliché) et du Marché, et en tirer profit. La figure de l’intellectuel pauvre, décrite par Flaubert dans Une éducation sentimentale, est toujours d’actualité, -voir Deslauriers, « poursuivi toute sa vie par sa pauvreté originelle »[9] vs Martinon, qui est le type même de l’arriviste réaliste.

 

Paraphrase héroïque

L’autre idée-force de la conférence concerne la littérature comme phrase héroïque et/ou héroïsme de la phrase, deux variables de la paraphrase en quoi consiste, au fond, la littérature : « pas de phrases héroïques dans l’œuvre de Beckett, mais un gigantesque héroïsme de la phrase, pour dire l’anonyme murmure de l’héroïsme des anti-héros, des « clochards métaphysiques, des crevards, des vaincus : de « tous ceux qui tombent ». Dans le cas de Beckett, comme avant lui Kafka, la littérature d’une persécution devenue en quelque sorte universelle ; chez Celan, comme chez Artaud, la nomination héroïque d’une persécution singulière. (…) C’est peut-être ça, le critère infime mais décisif qui sépare dans la modernité récente prose et poésie : héroïsme de la phrase et phrase héroïque. »

La littérature s’invente ici et maintenant à partir du passé, un passé qui ne passe pas puisque la littérature, ce n’est rien d’autre que la répétition des formes anciennes dans un style nouveau, ou comme le dit MBK avec Pierre Michon, rien d’autre que la paraphrase. Le propre de la répétition littéraire héroïque, c’est de chercher du nouveau, à rebours de la paraphrase postmoderne, cette sorte de langue morte, consistant en parodie et en simulacre. MBK défend la paraphrase qui échappe à l’imitation (la répétition à l’identique, y compris sous sa forme parodique) et à l’identification. Il ne s’agit pas d’être des épigones mais d’inventer une forme singulière au crible du vécu, permettant de recréer les phrases tirées de la bibliothèque universelle, et ainsi, de résister à la doxa culturelle du moment : consensus postmoderne et convivialement nihiliste, consentement à la médiocratie, renoncement à toute forme d’héroïsme, acquiescement à l’autodérision obligatoire. Pour être des idées déterminées du fait de leur radicalisme, les idées avant-gardistes deviennent sous l’effet de la répétition mise en oeuvre compulsivement par l’industrie culturelle des poncifs. Il en va de même des idées post-modernes qui ne font que répéter les idées avant-gardistes mais pour en dégrader le sens révolutionnaire. Or la paraphrase, insiste MBK, devrait consister dans des types de répétition où la part d’engagement est prééminente, où l’incarnation versus le simulacre prévaut, où la catharsis redevient un élément essentiel de la création.

            De quoi s’agit-il encore concernant cette malédiction? De savoir s’il existe une littérature qui est digne d’intérêt et d’effort à l’aune du danger qu’elle représente, mais qu’elle a cessé d’être, à quelques exceptions près. Rien moins pour MBK de reposer la question de la littérature, mais également de cette forme de littérature qu’est la philosophie, à l’aune de l’existence du mal, laquelle implique de témoigner avec sa vie, témoignage dont Lacoue-Labarthe constitue une figure exemplaire pour MBK. Artaud de son côté montre que le langage est une persécution sans fin qui vient de soi et de la société. Il fait à l’asile d’aliénés l’expérience physique d’« une agonie vécue » dont participe la langue  jusqu’à son délitement paroxystique. La phrase acquiert alors un sens nouveau mais inintelligible. On ne peut pas être plus radical et héroïque, ou plus fou, suicidé de la société, à rebours des surréalistes « impuissants bavards qui consument leur vie en objurgations et en vaines menaces », « révolutionnaires qui ne révolutionnent rien[10]»

 

Tout le monde s’en fout de l’Hilflosigkeit[11]  du chien dans l’homme

La littérature est indissociable du problème du mal au risque de la folie et du désespoir, au risque « d’une expérience d’incarnation » héroïque (sacrificielle). Ainsi MBK est « un philosophe qui ne fait qu’un avec ses écrits et dont la parole et les livres, arrachés au néant dont il se voit cerné, entrent en résonance aussi bien avec l’univers d’Artaud qu’avec le monde de Michon. » (J.-P. Chavent, pour la Préface).La question est donc de savoir ce qu’est le rôle de la littérature contemporaine, après la mort de la littérature avant-gardiste et les errements de la littérature postmoderne. La phrase, en toutes ses incarnations héroïques et générations, en toutes ses répétitions et développements singuliers, est à elle seule une manière absolument politique de voir les choses[12]. Noémi Lefebvre[13] apporte un son de cloche, plus radical encore : « L’homme civilisé comme un chien ne peut pas parler, de sa douleur de chien sans valeur générale mais parfois, on ne sait pas pourquoi, il dit quelque chose, presque rien, des morceaux, des débuts, des onomatopées mais qu’est ce ça veut dire ? Il n’y a personne pour comprendre, il n’y a personne à qui parler ici, de l’enfance politique de l’homme civilisé parce que tout le monde s’en fout. » 

Oui tout le monde s’en fout de l’Hilflosigkeit  du chien dans l’homme. L’héroïsme de la phrase consiste à parler de ce que le monde ne veut rien savoir, de la douleur et du complot perpétuels. Elle donne une voix à qui n’en a pas (Italo Calvino), ainsi que le met en acte Artaud quand il tente de « trouer les phrases » en avant-gardiste radical. Mais « à trouer l’Histoire elle-même, précise MBK ; on paraphrase la plus ancienne des phrases, le plus surdéterminant des faits historiques», l’agonie du Christ en croix, « entendons, n’importe quelle personne qui souffre au même titre que moi ». MBK met au cœur de la paraphrase la question du mal et de la souffrance, et rappelle sa dette à Adorno, premier philosophe à avoir mis la question de « la souffrance démesurée et absurde que l’humanité s’inflige à vaste échelle, depuis des millénaires, au centre d’une philosophie.  La paraphrase consiste à déjouer le complot fomenté contre la littérature, condamnée à disparaître au nom des principes du Marché lequel institue la pire des censures, celle d’instituer le règne des slogans. C’est précisément à partir de cette condition proprement politique de la paraphrase, consistant à témoigner de siècle en siècle, et d’écrivain en écrivain, pour les moins que rien que MBK noue Artaud et Michon.

Paraphraser, c’est enfin, ne pas faire table rase du passé. C’est sur ce point que MBK joue  la paraphrase héroïque, contre l’idéologie de la rupture comme injonction tyrannique nous dépossédant de tout. Il est des écrivains (Kafka, Benjamin, Beckett), des poètes (Hölderlin, Celan, Artaud) et des philosophes (Debord, Lacoue-Labarthe) dont l’existence et la pensée sont mises à l’épreuve par la société. Ils ne perdent pas de vue ce qui fait le tourment de la littérature : une certaine idée du néant, et tournent autour « dans la forme que réclame chaque fois une incomparable singularité. ». Une telle position nécessite « l’héroïsme de la phrase, la violence à l’œuvre, celle de la société qui les suicide à moins qu’ils ne la retournent pour en faire un moteur. », (J.-P Chavent, pour la Préface).

 La conscience à l’œuvre dans l’autobiographie malheureuse est bien plus politique au fond que l’héroïsme désincarné et par procuration de bon nombre de penseurs reconnus. MBK souligne que tout grand philosophe qu’il est, Alain Badiou n’en fait pas moins partie de ces « gens qui sont restés confortablement derrière leur bureau pour dire aux autres qu’il fallait se sacrifier pour la bonne cause, ou pire, sacrifier des masses entières de la population à cette même cause». Or, « l’héroïsme moderne, c’est soit payer de son propre exemple –l’autobiographie-, soit se la fermer. Ce n’est pas sacrifier –les autres(…), c’est comme le dit Lacoue, y sacrifier : sacrifier à l’autobiographie, à ce qu’Artaud appelle « histoire vécue », ce qui signifie : la vie, le corps, l’animalité sensible et souffrante, telle que saisie, dictée par l’histoire (…). »

L’écart par rapport au discours dominant intellectuel et esthétique ne revient pas à abolir l’Histoire en toutes ses phrases (idéal de l’avant-garde) ou comme le commande le post-modernisme à dire le réel dans une dimension de simulacre (ce qui revient à le rater) mais comme le défend Pierre Michon, à  sacraliser l’acte d’écriture. La littérature, c’est ce qui ne cesse pas de s’écrire. C’est ce qui ne cesse pas de joindre le geste à la parole, le réel et la langue, et plus que tout, c’est chercher la phrase juste (Michon).

 

 

Conclusion

Mehdi Belhaj Kacem montre en quoi la paraphrase héroïque s’oppose aux commandements cyniques de l’époque et consiste en un partage des destinées et des textes, à charge pour chaque littérateur d’en faire la littérature personnellement comme le dit Michon. "C'est  le ne pas céder sur la littérature, et donc le courage héroïque pour le pathétique, pour le lyrisme: pour les larmes et la souffrance." La conférence de MBK est une confession biographique à lire entre les lignes, nouée aux histoires vécues  de ses frères de texte. Une confession fraternelle appelant à l’invention d’une communauté possible. Pourquoi écririons-nous, sinon ? Pourquoi lirions-nous, sinon ? (J.-P. Chavent, pour la Préface).

 

 

Artaud et la théorie du complot, Mehdi Belhaj Kacem, éditions Tristram, coll. souple, 2015, 5,95€.

 


[1] « Nous acceptons (…) les particularismes mais non les singularités ; les types mais non les individus. Nous créons (ruse géniale) des chœurs de particuliers, dotés d’une voix revendicatrice, criarde et inoffensive. Mais l’isolé absolu ? » « Celui qui n’appartient même pas à une minorité ? » (Roland Barthes). 

[2] Artaud, « L’enclume des Forces ».

[3] http://www.ens.fr/IMG/file/actualites/2013/Programme%20Colloque%20MBK.pdf

[4] Pierre Michon (in Le roi vient quand il veut, « En attendant l’autodafé », p.268, Albin Michel, 2007), cité par Medhi Behaj Kacem.

[5] Comme le dit le défunt colonel pochard du livre Absalon !Absalon ! de Faulkner, cité par Michon dans Trois Auteurs (1997).« Y nous ont p’t-êt’  tués, mais y nous ont pas ‘core battus, pas vrai ? »

[6] « Depuis que l’art est mort, on sait qu’il est devenu extrêmement facile de déguiser des policiers en artistes. »

 

[7] Dans Van Gogh, le suicidé de la société (1947)[7] comme dans « Histoire vécue d’Artaud-Momô », conférence du Vieux-Colombier, Artaud dénonce le cliché de l’artiste maudit au profit d’une théorie du complot : « J’ai été victime d’un crime social ».

 

[8] Verlaine invente l’épithète « maudit » pour le poète,ce paria de la culture.

[9] Michel Winock, Flaubert , folio/Gallimard, 2013, 425.

[10] A. Artaud, « A la grande nuit ou le bluff surréaliste" .

[11] Détresse à l’état pur, sans subjectivation.

[12]. Cf. « le style étant à lui tout seul une manière absolue de voir les choses. », Flaubert, lettre à Louise Colet, 16 janvier 1852.

[13] Noémi Lefebvre, L’enfance politique, Gallimard, coll. Verticales, 2015. http://blogs.mediapart.fr/edition/bookclub/article/170215/noemi-lefebvre-et-nos-enfances-politiques

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