Courroux de Bernard Arnaud ! L'enfer fiscal : le projet gouvernemental d'insérer dans la Loi de budget 2025, une surtaxe – même temporaire – sur les revenus des plus grosses entreprises françaises, celles réalisant plus de 3 milliards de chiffre d'affaires.
Le monde des affaires emmenée par Bernard Arnaud entre en croisade. « Incompréhension et colère », gronde Patrick Martin, patron du Medef. « Comment voulez-vous être compétitif dans ces conditions ? » déplore Florent Menegaux, patron de Michelin. « La douche froide », renchérit toujours Bernard Arnaud.
Brandissant la menace de délocalisation et prenant la tête d'une véritable jacquerie, aux côtés des patrons de Michelin, d'Air France, de Total Énergie...
(Le terme de jacquerie remonte au XIVe siècle, où il désignait les révoltes paysannes contre l'accentuation de tous les régimes d'imposition mis en place par les grands féodaux et la monarchie.)
Nos croisés en costard-cravate refusent de mettre la main au portefeuille. Un portefeuille qu'ils ont pourtant bien garni. Tout ceci, à leur auprès de 9 millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté et la majorité des salariés peinant à boucler les fins de mois.