Levée de boucliers après la condamnation de Marine Le Pen. « C'est un complot anti RN », « Juges rouges corrompus », « Condamnation excessive »… Le tout repris en boucle par les leaders du RN et les médias Bolloré.
La surenchère à Droite et à l'Extrême Droite, va battre son plein et, comme aux États-Unis, en Hongrie ou en Russie, c'est le cœur du modèle démocratique qui est visé. La peine d'inéligibilité prononcée contre Marine Le Pen a irrité ses semblables, jusqu'au-delà des frontières françaises.
Viktor Orban a été l'un des premiers à réagir en postant sur X « Je suis Marine ! ». Le Kremlin s'est engouffré dans la brèche : « Nos observations de ce qui se passe dans les capitales européennes montre qu'on ne se gêne pas du tout là-bas pour dépasser le cadre de la démocratie. ». D'autres têtes d'affiche du camp brun européen apportent leur soutien à leur homologue française, comme aux Pays-Bas ou en Italie, où Georgia Melloni est-elle aussi engagée dans une chasse aux « juges rouges ».
Jusqu'aux États-Unis, où Donald Trump en a profité pour fustiger la « gauche radicale », qui « abuse du système juridique pour emprisonner ses opposants ».
Ne nous trompons pas, la candidature compromise de Marine Le Pen pour 2027 ne met pas hors-jeu le RN et encore moins son projet liberticide. Peut-être même, cette condamnation lui sera-t-elle profitable.