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Il en serait aujourd’hui question pour la Corse. L'autonomie (du grec autos, soi-même, et nomos, la loi) désigne la capacité d'un individu ou d'un système à se gouverner soi-même, selon ses propres règles, de manière indépendante et sans contrôle extérieur. La chose est déjà très ancienne, elle désignait dans l'Antiquité le droit que les Romains laissaient à certaines cités grecques de se gouverner selon leurs propres lois.
Le Président Macron se propose aujourd'hui d'en doter les deux départements de la Corse.
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Cette même Corse devenu française il y a deux siècles et demi, toujours au service de sa patrie d'adoption, jusqu'à lui donner nombre de figures héroïques, telles celle de l'Empereur Napoléon et de la résistante Danielle Casanova. Jusqu'à donner l'exemple de la Libération, en devenant par ses propres forces le premier département français à se libérer en Septembre 1943.
Affaire à suivre, « Discutez-en d'abord entre vous, et nous verrons cela dans six mois », a ajouté le Président.
Pourtant, Monsieur le Président, vous devriez le savoir, c'est la Constitution qui l'érige dans son article 1er, la France est une République Une et Indivisible.
Il ne peut y avoir qu'une seule Loi, celle de la République. L'homme censé être le gardien de notre Constitution la foule ainsi allègrement aux pieds.
De Dunkerque à Bonifacio, certains avaient prétendu en leur temps de Dunkerque à Tamanrasset, il ne peut y avoir qu'une seule Loi, cette expression de la volonté générale, car il n'y a qu'un seul Peuple, qu'une seule Nation.
Proposition que l'on peut qualifier de forfaiture, dont selon nos règles constitutionnelles, l'intéressé devrait répondre devant le Parlement érigé en Haute Cour.
Non, content d'amoindrir l'autorité nationale dans les arcanes du pouvoir supranational de l'UE maastrichtienne, le même envisage sans inquiétude de livrer l'avenir des deux départements aux opportunistes autonomistes, dans l'ombre desquels travaillent en sous-main, une mafia dont les projets sont la mise en coupe réglée des trésors touristiques de celle que les Grecs déjà appelaient Kallisté, la plus belle.
Tout notre espoir réside aujourd'hui dans la réaffirmation par les Corses eux-mêmes, tel qu'en 1938, en réponse aux velléités mussoliniennes d'annexer la Corse à l'Italie fasciste, la réaffirmation du célèbre Serment de Bastia : « Face au monde, de toute notre âme, sur nos gloires, sur nos tombes, sur nos berceaux, nous jurons de vivre et mourir Français. »