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En Idaho, État des États-Unis, le Gouverneur, face à la pénurie des produits pour les injections létales de la peine de mort, le Gouverneur est à la recherche de méthodes alternatives.
Et pourquoi pas le peloton d'exécution ?
Depuis les années 1980, la majorité des exécutions se fait par injection létale, une combinaison de trois produits chimiques : un sédatif pour faire perdre conscience aux détenus, un agent paralysant qui arrête la respiration et un autre qui provoque l'arrêt cardiaque.
Mais les sociétés pharmaceutiques, le laboratoire Pfizer, consciente de la mauvaise publicité faite ainsi à leurs produits, ont l'une après l'autre interdit la vente de ces substances aux autorités pénitentiaires. Résultat, il devient de plus en plus difficile de s'en procurer, ce qui a eu pour effet de ralentir considérablement le nombre d'exécutions. Nombre d'États les ont abolies ou reportées. Certains essayent d'obtenir les produits chimiques auprès de petits laboratoires qui préparent le cocktail sans aucun contrôle, ou sur le marché noir, ceci à très grands frais.
On ne compte plus ainsi, le nombre d'exécutions problématiques. La faute à l'incompétence du personnel des prisons, sans formation médicale et aux protocoles non respectés. Quelques États, dont l'Idaho, ont donc opté pour des méthodes jugées plus efficaces, la chaise électrique ou la chambre à gaz avec inhalation forcé d'azote. Sans oublier bien sûr, nous y venons, le peloton d'exécution.
La remise au goût du jour de ses méthodes, ouvre un débat sur leurs mérites comparés. Selon ses défenseurs, la mort par balle est « humaine », parce qu'elle est plus rapide et moins douloureuse. Mais pas plus économique. Créer un espace pour le peloton d'exécution coûterait au contribuable la modique somme de 750 000 $ ! Sans compter les mises en garde contre les traumatismes que les fusillades pourraient causer aux tireurs et aux personnels chargés du nettoyage.
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Problème ! Comme nous, vous le disions, chaque affaire ainsi traitée revient à environ 750 000 $. Ne serait-il pas plus rentable d'aller vers une abolition pure et simple de cette coutume barbare ? L'économie le recommanderait.