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Toujours tenter, derrière les symptômes, d'identifier la maladie ; derrière les faux-semblants, la réalité (Louis Pasteur).

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Billet de blog 11 juin 2024

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Coup de folie ?

Coup de folie ? Ce n'est pas certain.

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          Coup de folie ? Ce n'est pas certain.

  À 20h, dimanche dernier, les résultats des Élections Européennes à peine parus, le monarque présidentiel décrète la dissolution de l'Assemblée Nationale. Sous la Ve République, la « chose » est déjà advenue à plusieurs reprises. Pourtant, pas toujours avec réussite pour son initiateur.

         La première tentative de dissolution de la représentation nationale remonte à près de 250 ans, le 20 Juin 1789, lorsque le Roi Louis XVI, envoie la force armée aux représentants des États Généraux réunis à Versailles, avec l'ordre de se dissoudre.

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  Réunis dans la Salle du Jeu de Paume, les députés y prêtent alors le fameux serment, fondateur de la démocratie française : « Nous jurons de ne jamais nous séparer et de nous réunir partout où les circonstances l'exigeront. Nous sommes l'Assemblée Nationale ».

          9 Juin 2024, autres temps, autres mœurs politiques, l'Assemblée Nationale est dissoute.

  Coup de folie, nous interrogeons-nous. Coup de folie ou calcul machiavélique ? L'Assemblée qui sortira des urnes le 7 Juillet prochain risque fort de voir arriver en groupe majoritaire, relatif sinon absolu, les représentants du Rassemblement National conduits par Jordan Bardella. Avec comme conséquence, la désignation de ce dernier au poste de Premier Ministre.

  Là serait, c'est notre hypothèse, le but de la manœuvre : porter pour les prochaines années, le RN à la direction des affaires publiques.

Illustration 3

          Et que nous enseigne l'observation des 50 dernières années en la matière ?

  La majorité au pouvoir perd toujours l'élection suivante : Jacques Chirac, Premier Ministre de cohabitation en 1986, est battu à l'Élection présidentielle de 1988 par le madré François Mitterrand ; Édouard Balladur, second Premier Ministre de cohabitation est battu à l'Élection présidentielle de 1995 ; Lionel Jospin, Premier Ministre de cohabitation en 1997, n'atteint même pas le deuxième tour à l'Élection présidentielle de 2002 ; Nicolas Sarkozy n'est pas réélu en 2012 ; quant à son successeur, François Hollande, il est même dans l'incapacité de postuler à sa réélection en 2017.

  Seule exception à cette tragique énumération, elle fera date, Emmanuel Macron est réélu en 2022. Le barrage avait fonctionné.

Illustration 4

          Si nous poursuivons notre hypothèse, 2027 verrait la défaite de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella. Au profit de qui ? La question mérite d'être posée. Si l'actuel Président démissionnait en raison de graves désaccords avec son Premier Ministre, l'occasion lui serait alors offerte de postuler à nouveau pour un troisième mandat, le second n'étant pas allé à son terme.

Illustration 5

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