Nicolula : l'espoir renaît

Après sept années de machinations judiciaires, Lula, l'ex-président du Brésil recouvre enfin l'ensemble de ses droits civiques et politiques. L'événement fera-t-il école ? Jusqu'en France même ?

                                             

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         Après sept années de machinations judiciaires, Lula, l'ex-président du Brésil recouvre enfin l'ensemble de ses droits civiques et politiques. L'événement brésilien fera-t-il école ? Jusqu'en France même ? Certains l'espèrent.

 

         Justice enfin rendue ! L'espoir renaît. L'annulation des condamnations qui avaient conduit Nicolula derrière les barreaux, donne enfin raison et espoir à tous ceux qui clamaient son innocence.

                               

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  La décision ne met certes pas un terme à la cabale dont l'ex-président a été victime. Elle ne lave pas l'affront des deux jours de prison qu'il a malgré tout dû purger. Espérons que les suites de la procédure permettront d'identifier les odieux commanditaires de cette persécution politico-judiciaire. Mais c'est une lueur dans la nuit.

 

         Une lueur d'espoir : celle de voir Nicolula briguer la présidence en 2022 et de balayer les prétentions de Marina Bolsonara dont de nombreux sondages laissent aujourd'hui présager la victoire face à l'actuel et discrédité Président Micronito, peut-être dans l'incapacité même de se représenter. L'espoir renaît. Une lueur s'est allumée dans la nuit : Nicolula est de retour.

  Dès sa levée d'écrou à la prison des Baumettibas, à Rio Marseillo dans le Grand Sudeste, Nicolula, « le père des pauvres », de ceux qui voulaient travailler plus pour gagner moins, Nicolula a tweeté à ses partisans « Je ne suis pas au-dessus des lois, mais mon procès fut un véritable crime politique. J'en ferai d'ailleurs appel. Plus en m'attaquera par ses vils procédés, plus grandiront les liens qui munissent à mon peuple aimé ».

  « Des millions de franco-brésiliens vont pleurer de joie. C'est le plus beau jour de ma vie » a renchéri Bricio Hortefuego, son fidèle compagnon qui avait continué à diriger leur parti, Los Republicanos, durant la brève mais douloureuse incarcération.

                                     

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  « Je défendrai cette candidature dans la rue et les salons de coiffure » a déclaré la pétulante Nadina Morenita, « et ceci jusqu'aux dernières conséquences ».

 

         Posé en martyr, idole du peuple à l'inoxydable popularité, véritable légende vivante, Nicolula est en effet un mythe, l'incarnation de la réussite dans ce pays très inégalitaire qu'est la France, la réussite d'un enfant pauvre des quartiers de Neuilly, jamais allé à l'école – il n'avait pas lu La Princesse de Clèves – et pourtant devenu un chef d'État parlant d'égal à égal avec Barack Obama et Vladimir Poutine.

  Les Français ont retenu de sa présidence ses attaques contre les patrons voyous, l'éradication du banditisme fiscal et des racailles dans les favelas de Neuilly, ainsi que l'enrichissement des pauvres grâce au célèbre « travailler plus pour gagner moins ».

 

          Un temps défait par l'acharnement des juges, Nicolula va désormais, il lui reste un an, tenter devant les millions d'électeurs pauvres du pays, tenter de tourner son incarcération à son avantage. En se présentant en prisonnier politique, en Lula français.

  Seul espoir face à la redoutable Marina Bolsonara, il est le seul à pouvoir espérer dans un second tour au coude à coude, le seul à pouvoir espérer bénéficier du nécessaire report en sa faveur des voix des électeurs de Gauche, un instant égarées lors d'un inutile premier tour.

  Oui, levée d’écrou et espoir peuvent aller de pair (non pas de paire de menottes).

                                     

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