Elles ne sont plus 40, mais 577. Qui ? Les 577 circonscriptions du scrutin majoritaire à deux tours. Et qui les manipule et compte en tirer profit : Macron Baba dans sa caverne institutionnelle.
Force est de le constater, les instituts de sondage l'avait annoncé : au soir du premier tour du 12 juin, la NUPES devance en nombre de voix (26 %) l'alliance macronienne (25,8 %). Déjouant les manipulations de dernier instant du Ministère de l'Intérieur dans sa publication des chiffres officiels.
Et, les projections opérées par ces mêmes instituts quant au résultat de la soirée du deuxième tour sont les suivantes : entre 260 et 300 sièges pour l'alliance macronienne contre 170 à 220 pour la NUPES.
Tour de passe-passe ? Jeu de bonneteau ? Non, tout simplement un mode de scrutin, dit scrutin majoritaire à deux tours, système miraculeux qui transforme les perdants en gagnants. Un véritable hold-up électoral toléré par les âmes fragiles si sourcilleuses d'ordinaire du respect des principes démocratiques.
À part cela, tout va très bien, comme le disait son fidèle cocher à Madame la Marquise. Le principe « un citoyen, une voix », ce principe c'est bon pour les autres. « Il ne faut pas tricher avec l'Europe » nous disent pourtant ces mêmes bonnes âmes.
Mais justement, en Europe, qu'en est-il de la chose ? Au Royaume-Uni, Theresa May et Boris Johnson, ce ne sont pas nos modèles il est vrai, en Allemagne, Angela Merkel, elle non plus, ont gouverné, portés au pouvoir par un autre mode de scrutin, le scrutin proportionnel. L'alliance majoritaire désigne y le Premier Ministre.
En France, avec un scrutin de voleurs, appelé majoritaire à deux tours, le peuple n'a plus le droit de choisir ses gouvernants, ce type de scrutin ayant pour but d'accoucher d'une « majorité dite représentative » dont l'unique fonction sera de se coucher devant les desiderata d'un Président tout-puissant. Ne faudrait-il pas voir là l'une des raisons majeurs de la progression, de scrutin au scrutin, du taux des abstentions ?
Quoi qu'il en soit, il serait temps de mettre Macron Baba et ses 40 valeurs sous les verrous et de changer d'institutions.
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