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En finir avec l'Absolutisme. Beaucoup s'interrogent encore, concernant la récente dissolution, sur la légèreté, l'incompréhensibilité de la décision d'Emmanuel Macron. Coup de folie, sont même allés jusqu'à dire certains.
Le résultat est là, aujourd'hui : trois blocs parlementaires, sans aucun avec une majorité absolue.
N'en déplaise aux thuriféraires qui louaient la solidité et l'adaptabilité de notre Constitution, nous sommes entrés dans une ère d'incertitude dont nul ne peut prédire la résolution. Peut-être par contre la Révolution.
Le résultat est là. Emmanuel Macron a mené à son terme la décomposition d'un régime miné depuis 20 ans par l'exacerbation de son absolutisme, en particulier par l'instauration du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, cette dernière ouvrant en principe la voie à une majorité absolue pour le Président fraîchement élu. Réformes opportunistes dont à l'époque, 2002, Lionel Jospin attendait tout bénéfice en sa faveur. C'est une parenthèse, nous n'aurons pas la cruauté de vous rappeler que cela lui coûta très cher.
Mais il faut remonter à la racine du mal de cette hyper présidentialisme : l'élection du Président de la République au suffrage universel, proposition du Général De Gaulle et validation, oh désespoir, par le référendum du 28 octobre 1962, Mode d'élection, faisant de ce temps politique sans importance excessive dans tous les régimes parlementaires de nos voisins, chez nous une véritable obsession de la vie politique, à laquelle durant cinq ans tout est suspendu.
Ce sont les institutions qui, en principe, donnent forme et équilibre à la vie démocratique. On ne peut plus faire l'économie aujourd'hui d'une réflexion : il faut changer les institutions et, VIe République ou non, opter pour la fin du pouvoir personnel et le retour, comme partout en Europe, à la prépondérance du Parlement. Il porte chez nous le nom glorieux d'Assemblée nationale.