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Toujours tenter, derrière les symptômes, d'identifier la maladie ; derrière les faux-semblants, la réalité (Louis Pasteur).

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Billet de blog 16 février 2024

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Terroristes et terroriste

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Illustration 1

        Le Larousse définit comme Terrorisme, « l'ensemble des actes de violence (attentats, prises d'otages, etc.) commis par une organisation ou un individu pour créer un climat d'insécurité, exercer un chantage ou satisfaire une haine à l'égard d'une communauté ou d'un pays ».

  En ce sens, l'attaque lancée le 7 octobre par le Hamas contre Israël, tueries et enlèvement d'otages, répond tout à fait à la définition. Nul ne peut le contester.

Illustration 2

         Il existe aussi une approche juridique de la chose. Celle de la CPI (Cour Pénale Internationale). Elle définit comme crime de guerre toute action, s'en prenant à des objectifs non militaires, mais civils, qu'ils soient humains ou portant sur des infrastructures. Si, de plus, l'action a été menée dans l'objectif de constituer un état de choc dont on attend quelque conséquence politique, alors l'incrimination de terrorisme peut être soulevée.

Illustration 3

          Près de quatre mois après l'attentat du Hamas du 7 Octobre, la population civile palestinienne de Gaza n'en finit pas de payer. Les bombardements quotidiens de l'armée israélienne (nous n'utilisons pas le mot de Tsahal, dont l'usage peine à masquer une certaine sollicitude, voire complicité), ces bombardements ont déjà causé plus de 27 000 morts, mettant l'enclave à l'état de ruines. Une population privée de tout, d'électricité, de chauffage, de médicaments, de nourriture et d'eau potable.

  Témoignage d'un ancien médecin militaire français aujourd'hui à Gaza : « Habituellement, les civils peuvent fuir les combats. Ici c'est impossible. La population n'a aucun lieu pour se protéger. Des centaines de milliers de personnes errent dans les rues à la recherche d'eau et de nourriture. J'ai pensé que cela pouvait ressembler au ghetto de Varsovie », où 380 000 juifs furent entassés par les nazis à partir de 1940, dans des conditions de vie inhumaines. « Nous ne sommes pas au même niveau de dénutrition, mais la situation est proche ».

  Emmanuel Macron lui-même a déploré directement auprès du Premier Ministre, Benyamin Netanyahou « le bilan humain et la situation humanitaire intolérable ».

  Il y a bien là, et nous nous en tenons à la définition de la CPI, crime de guerre – c'est indubitable –et nous l'affirmons également d'une certaine forme de terrorisme

Illustration 4

          En 1999, au terme de la guerre civile, qui déchira la Yougoslavie, le Président serbe, Slobodan Milosevic, était inculpé, arrêté et déféré devant la CPI pour crimes de guerre et génocide. Il mourra en 2006 avant la fin de son procès, au centre de détention des Nations unies, à La Haye, aux Pays-Bas.

  S'il devait y avoir aujourd'hui, face au carnage au gazaoui, justice et non pas « deux poids et deux mesures », la CPI devrait songer à une autre inculpation. Ceci, malgré la sollicitude dont semble encore jouir l'intéressé.

Illustration 5

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