L'héritage de 1793 fait toujours trembler les puissants. Nous célébrons, aujourd'hui, samedi 24 Juin, les 230 ans de la Première Constitution de la République Française.
On ne refait pas le monde tous les jours, mais en pleine Révolution Française, un peuple l'a refait, mettant à base une monarchie pluriséculaire et adoptant une Constitution dont l'article 1 était : « Le but de la société est le bonheur commun ».
D'autres suivaient, et parmi eux :
- Article 3 : « Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi ».
- Article 21 : « Les secours publics sont une dette sacrée. La Société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler ».
- Article 25 : « La souveraineté réside dans le Peuple ; elle est une, indivisible, imprescriptible et inaliénable ».
- Article 35 : « Quand le Gouvernement viole les droits du Peuple, l'insurrection est le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».
L'impossible était advenu, et le combat doit continuer pour son actualité et son futur.
Que reste-t-il aujourd'hui de tout cela, en ces jours où la Macronie s'emploie sans cesse à brutaliser notre État de droit, à mettre en place des lois rejetées par la volonté générale, à saper sans cesse les droits sociaux, dérivant, inexorablement vers la démocrature et œuvrant à renforcer toujours plus l'aristocratie des riches, « la pire de toutes », selon Robespierre.
Agrandissement : Illustration 3
L'Histoire nous l'a montré. Le Peuple ne se résignera pas à la remise en cause des fondamentaux de 1793. En 1830, en 1848, lors de la Commune de Paris de 1871, lors du Front Populaire de 1936 et en mettant en œuvre les conquêtes sociales de 1945 préconisées par le CNR (Conseil National de la Résistance).
Non, 1793 n'est pas notre passé. Il est notre futur. Que vive à nouveau une République sociale et démocratique. Nous l'appellerons VIeme.