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Historiquement, les violations de sépulture ont toujours été rares, perpétrées la plupart du temps par des simples d'esprit, des pervers nécrophiles ou des membres de sectes sataniques. L’affaire reste cependant considérée comme d’une grande gravité.
Selon le Selon le Code pénal, la violation de sépultures – on parle encore de profanation – de tombeaux ou monuments édifiés à la mémoire d'un ou d'une défunte est punie d'emprisonnement. L'atteinte à la sépulture, même superficielle, est suffisante, sans qu'il y ait eu, c'est pourtant une circonstance aggravante, une atteinte au cercueil ou à la dépouille.
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La violation de sépulture revient aujourd'hui sur le devant de la scène après l'arrestation dans l'enceinte du Cimetière du Père-Lachaise par deux gardiens de la paix sociale en patrouille dans les travées de ce lieu sacré, d'un énergumène tentant d'extraire d'un caveau la dépouille d'une belle endormie à jamais.
Détrompez-vous chers amis, nous ne vous entraînerons pas revisiter aujourd'hui l'inoubliable Cadaveri eccellenti (Cadavres exquis) du cinéaste Francesco Rosi.
Sitôt arrêté par les deux agents et remis aux autorités judiciaires, le profanateur a été entendu par le Procureur Pierre Collins, lequel a communiqué à la presse et au grand public les premiers éléments de l'enquête.
Tout d'abord, l'identité du profanateur. Vous la découvrirez de vous-même lorsque lorsque vous sera révélé le nom de la défunte, BlackRocka, déjà aperçue il y a environ deux ans, avant son brusque décès, au bras du profanateur d'aujourd'hui.
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Encore en excellente santé il y a moins d'un an, la belle américaine aux 7000 milliards de dollars d'actifs, spécialiste de la gestion des fonds de pension, en visite en France fin 2019 pour vampiriser la Répartition au profit de la Capitalisation, s’était retrouvée terriblement malmenée par une contestation sociale hostile à son projet. Un temps semble-t-il confortée par l'administration d'une potion de 49-3, elle s’éteignait au printemps dernier à Paris, emportée par la terrible pandémie du Covid-19.
Inhumée nuitamment dans un lit de chrysanthèmes, sans tambours ni trompettes, sans éloge funèbre ni discours commémoratif, on la pensait oubliée à jamais. Requiesce in pace Capitalisatio.
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Eh bien voyez-vous, il n'était pas. Témoin, cette profanation et sa vraisemblable motivation d'après le Procureur Collins. Non pas la nécrophilie, cette monstrueuse perversion, l'attirance sexuelle pour les cadavres. Mais, l'enquête ne fait que commencer, nous a indiqué le Procureur Collins, nous soupçonnons déjà, comme raison profonde de ce terrible passage à l'acte, la volonté du profanateur de reprendre l'avantage dans l'épuisant combat qu'il avait mené il y a deux ans contre un mouvement social coalisé comme jamais dans l'histoire du pays.
« Il n'y aura pas d'abandon de la réforme des retraites, la belle n’était qu’endormie », c’est le leitmotiv insistant de la déclaration du forcené aux enquêteurs et à la presse.
L'incrimination de profanation de sépulture est avérée, a conclu le Procureur Collins, pour qualifier cette tentative de redonner vie à une défunte que l'on pensait promise au repos éternel.
La réquisition du Parquet est prête et la Justice ne devrait pas tarder à se prononcer.
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