Qu'est-ce qu'une police d'assurance ? Une police d'assurance est tout simplement la version papier d'un contrat souscrit auprès d'un assureur concernant par exemple une habitation ou une automobile.
Pour autant, c'est quelquefois la police elle-même qui se croit dotée d'une assurance… Examinons la chose.
Dans la nuit du 1er au 2 juillet, à Marseille, près du Vieux-Port, un jeune homme est massacré. Il s'appelait Hedi, prénom arabe, avait 22 ans et semblait tout à fait étranger aux émeutes qui secouaient cette nuit-là la ville. Il reçoit un tir de LBD en plein visage, à courte distance, tir qui va le défigurer. Il tombe à terre. Quatre policiers de la BAC l'auraient traîné derrière un immeuble et se seraient acharné sur lui, l'auraient roué de coups et laissé pour mort sans assistance. Il ne doit sa survie aujourd’hui qu’à une grave opération neuro-chirurgicale comportant l’ablation d’une partie de la voûte crânienne.
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Une plainte en justice a été déposée ; l'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) est saisie ; les policiers sont identifiés mais nient. Le juge décide de les mettre en examen et le porteur de LBD en détention provisoire.
En écho à la levée de boucliers de l'ensemble de la profession policière, au bord du déclenchement d'une grève et d'une cascade d'arrêt de travail pour maladie, le DGPN (Directeur Général de la Police Nationale), soutenu par son ministre, celui de l'Intérieur, s'est cru autorisé à déclarer : « De façon générale, je considère qu'avant un éventuel procès, un policier n'a pas sa place en prison, même s'il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves. »
Par-delà l'atteinte à la séparation des pouvoirs entre l'Exécutif et le Judiciaire, fondement immuable de l'État de Droit, cette déclaration s'inscrit dans la contestation par la force publique de la légitimité d'un contrôle extérieur. Ceci en rupture totale avec la tradition et les principes républicains qui posent en principe l’égalité de tous devant la loi..
Justifiant ainsi le rappel à l'ordre de la France par de nombreuses institutions et notamment par le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l'Homme, avec cette phrase ravageuse : « Il faudrait s'attaquer sérieusement en France aux problèmes de racisme et discrimination raciale parmi les forces de l'ordre. »
Qu'en est-il donc de la chose dans d'autres pays, en particulier aux États-Unis où les violences policières sont plus que coutumières ?
Le 25 mai 2020, dans le très arriéré Far-West américain, le policier Derek Chauvin tuait George Floyd, à l'issue d'un banal contrôle, en écrasant sa gorge jusqu'à l'asphyxie. Dès le lendemain, il était inculpé de meurtre, écroué, et, un an plus tard, condamné à 22 ans de prison.
À sa levée d'écrou, dans près de 20 ans maintenant, s'il avait du mal à se réinsérer socialement, une affectation dans la police française serait toujours possible.