le service civique : apprendre quelle est la valeur travail ?

Après la suppression de l'impôt sur la fortune, la première diminution des allocations logement en octobre (en attendant la curée sur les allocations logement prévue pour 2018), la pression sur les plus vulnérables économiquement augmente. S'agirait-il d'un test de résistance destiné à mesurer jusqu'où pourra aller le mépris gouvernemental ?

Aujourd'hui 27 décembre 2017, des indemnités des services civiques n'ont pas été versées. Ce qui signifie que pour des jeunes sans autre ressource, Noël a un goût de cendres. Téléphoniquement pris d'assaut par des milliers de jeunes, les services ne répondent pas.

Après avoir travaillé tout novembre, avec des horaires minimum de 26 heures par semaine, lesquels sont considérés comme un mi-temps sur leur contrat, sans autre reconnaissance que l'indemnité de € 580 et des poussières (pas d'ouverture de droit aux allocations chômage par exemple), l'Agence de services et de paiement (ASP) n'a pas jugé utile d'informer d'un retard de paiement les soi-disant bénévoles du service civique.

Ceux qui sont détenteurs d'un compte en banque avec un découvert autorisé, pourront compter sur les banques pour leur faire payer très cher en frais de gestion de compte ce retard de paiement, toujours inexpliqué, de l'ASP, agence qui a pourtant versé les salaires des fonctionnaires en contrat de travail, que ces derniers soient titulaires ou non.

Pour ceux qui ne sont pas détenteurs d'un découvert autorisé, il restera la possibilité de négocier avec chacun de leur créancier, de mendier des aides autour d'eux (famille, ami, secours social). Mendier alors qu'ils ont travaillé.

Mais il s'agit d'apprendre n'est-ce pas, où est notre place : quand on est rien on doit apprendre à se satisfaire de ce qui est accordé ?

 

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