La NUIT n'en a pas FINI de MOURIR (le lendemain est un songe)

C’est une histoire épiée à ceux qui n’en finissent pas de nous raconter des histoires, pour ceux qui en ont assez de les subir, pourceaux enfermés à tour de bras entre quatre planches de salut-goodbye.
C’est une histoire épiée à ceux qui n’en finissent pas de nous raconter des histoires, pour ceux qui en ont assez de les subir, pourceaux enfermés à tour de bras entre quatre planches de salut-goodbye.Une -toire sans début pour éviter les écueils échafaudés de portrait et de quête du héros approximatif. Une hisse-toi sans fin à la manière d’un Sisyphe emythouflé dans ta mémoire mimétisée à l’infini.Une histoire qui n’en finirait pas de commencer, finalement, s’il n’y avait pas – quand même – un truc à dire dans tout ça…Un truc qui finirait par commencer par le rapport de force entre un paquet de clopes vide et un mec plein, un truc comme ça, facile à faire, facile à dire, facile à taire, fa si la (glaire) – note dégueu – pour notre paquet de clopes vide, obligé de faire avec.Avec son mec plein dans la poche, qui est à bout, sous vide, tabou, qui n’en peut plus, qu’a pourtant plus qu’à attendre le jour pour espérer une autre histoire et que cesse cette mascarade, cette parodie de tout-à-l’égout.Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Esp&rer Attendre Es …………………………….&……rer ……… … … … … … . . . . Mais la nuit n’avait pas fini de mourirApeurée par les couleurs du tempsLa nuit soumise aux lois de l’ivresseNe peut plus se résoudre aux douleursComme avant ?Le lendemain n’existe pasLe lendemain est un songeUne chimère décomposéeUn songe d’une lenteur élaguéeExagéréeDans l’ivresse et le sommeil d’Ether Le mec plein s’est endormi, à son côté, le paquet de clopes vide, qu’il serre dans son poing comme pour ne pas partir tout seul jusqu’à un lendemain sans visage.Il ne rêve pas. Pour cela, il préfère attendre le jour, par crainte de révélations nécrophages à rassasier de ses escarres de conduite, dangereusement assoupis dans son crâne béant sous la lune. Il espère encore. Latent.Mais la nuit n’avait pas fini d’embraserLes hanches de son idoleIl avait son cœur Au bout de la voixComme tous ceux qui meurentAvant d’avoir tout ditAvant d’avoir écritLe lendemain n’existe pasLe lendemain n’est qu’un songeUne utopique abstentionUn renoncement imaginaireA la nuit qui ne s’achèveA la nuit qui achèveSa fumisterieEt vous qui fermez les yeuxPendant ce tempsEt vous qui fermez les yeux… Pendant ce temps, le mec plein s’est vidé, de tout son soul, le mec plein s’est vidé, après avoir ouvert les yeux, avant d’avoir fini d’attendre et d’espérer le jour, un lendemain dévorant l’abreuvoir de ses soupirs. Il avait fini par comprendre et il s’était battu. Battu qu’il était, fini, le couperet s’abattit.Mais la nuit n’avait pas fini de mourirEntre ses mains noircies par la peineEt ne l’attendra plus.Le lendemain n’existe pasLe lendemain est un songeUn mensongeC’est un mirage recomposéChaque jour par nos pairsEt vous, vous y croyezEt vous, vous y croyez…Et vous qui fermez les yeuxThree blind miceFait comme un rat morne entre ses quatre planches de salut-goodbye.Isabelle Monin - Janvier 2010

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