Succès, violence, pacifisme, gilets jaunes et tisseurs de surréalité !

À quand manifesterons-nous parqués dans des zones dédiées ?

Déjà, bravo à la Marche pour le climat !

Pas moins de 600 bénévoles ont contribué à organiser et à encadrer la manifestation du 16 mars qui a rassemblé pas loin de 100 000 personnes dans un magnifique élan solidaire autour du devenir de notre planète.

Depuis le début des Marches et des Agoras, l'ensemble des associations engagées ont largement intégré le mouvement des gilets jaunes ans perdre de vue que "les" gilets jaunes sont avant tout "des" gilets jaunes et qu'il apparaît comme essentiel de maintenir le dialogue avec tout le monde, même lorsque cela fait peur et même si cela fait mal… Les violences autour des manifestations restent spectaculaires, mais extrêmement minoritaires et localisées. La tentation de désigner des boucs émissaires reste ancrés chez un grand nombre de citoyens, mais ces violences ont plusieurs facettes : politiques et assumées pour les black-blocks, compulsives et consuméristes pour les casseurs, contextuelles et impulsives pour les manifestants venus simplement exprimer leur colère. En jouant sur l'amalgame, le gouvernement en place, maintient les populations dans un état anxiogène et fait passer des lois régressives et liberticides qui sont de véritables atteintes à la liberté d'expression. Déjà, de nombreux militants écologiques et pacifistes sont assignés à résidence avec interdiction de manifester dans le cadre de l'état d'urgence.

À quand manifesterons-nous parqués dans des zones dédiées ?

Nous n'assistons pas à une énième révolte, nous ne sommes pas les témoins fugaces de l'expression passagère d'une colère désespérée, nous assistons aux prémices d'un changement radical et profond de notre société, de notre manière de vivre et de vivre ensemble, c'est le commencement d'un affrontement qui tient aux mythes fondateurs entre les derniers géants matérialistes et les tisseurs de surréalité !

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