« C’est scientifique, alors tais-toi! »

En renfort d’un discours prétendument scientifique, en mal d’expliquer pour quelles raisons parfois, résister est une nécessité.

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a sentence sonne comme divine et pourtant elle vient d’un gouvernement qui prétend d’un ton glaçant vouloir supprimer le salaire des individus non vaccinés, pendant plusieurs mois, faute d’avoir l’audace de les licencier.

“À refuser le licenciement immédiat, ne suis-je pas d’une grande clémence” prônerait le député qui coupe les vivres des semaines durant, casse une carrière, voudrait faire passer pour faute personnelle un positionnement d’abord tributaire d’une crise sanitaire à laquelle le salarié ne pouvait rien, certains députés évoquant même la pertinence de supprimer l’assurance perte d’emploi.

Le droit caractérise ces manières de faire entre les individus: chantage assorti de menace et contraintes avec circonstances aggravantes lorsque la menace est mise à exécution. Sans mentionner le harcèlement, relégué à grands titres médiatiques scandant la "pression maximale sur les non vaccinés”, la stigmatisation, l’atteinte à la dignité et à l’honneur par ces privations touchant à l’intégrité de la personne, enfin l’atteinte au droit de voir son corps respecté.

Parmi d’autres mesures d’une violence encore mal représentée, celle-ci fera trace dans l’histoire. Ainsi le gouvernement français ouvre-t’il l’ère législative des sociétés de survie. Mais les valeurs d’humanité y survivront-t-elles vraiment?

Violence contre l’humain, le citoyen, le droit et le pouvoir législatif

VIOLENCE HUMAINE

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ous assistons à la banalisation de méthodes d'intimidation touchant à la dignité de certains citoyens, que l’État envisage de priver du moyen professionnel de subvenir à leurs besoins, de l’accès aux lieux garants de leurs droits, de leur santé, aux espaces commerciaux rendus à présent quasiment incontournables pour l’achat de simples articles d’hygiène. Seul un fou touche à la nourriture d’un homme: cela démontre le déracinement complet d’un gouvernement hors-sol. 

C’est d’ailleurs une ligne rouge que les méthodes éducatives éclairées reconnaissent comme un fondement éthique: il est inacceptable de soumettre un individu à des mesures éducatives ou thérapeutiques touchant aux moyens nécessaires à sa conservation.

Un chantage infâmant rendu possible par la pression vaccinale « pour tous » préalablement banalisée, dont on gardera en mémoire l’instrumentalisation inacceptable des enfants et des adolescents incités à une vaccination jusqu'ici déconseillée par de nombreux conseils officiels d’experts.

VIOLENCE JURIDIQUE

Cette volonté de soumettre l’individu porte également atteinte aux plus anciennes coutumes du droit lorsque le recours au QR-Code réduit à une binarité monstrueuse la complexité associée au droit de l’individu et à son identité, foulant du pied le droit de se défendre, la recherche de circonstances atténuantes, ou bien encore, le principe même de tolérance inhérent à tout contrôle de la part d’une autorité. Les juges le savent: le cadre de la loi suppose interprétation de sorte à juger en respect du vivant, de sa complexité et de celle de l’humain c’est à dire en reconnaissance des cas de figures, des nuances, de la jurisprudence ou de l’histoire.

À cette tradition du droit vient donc se substituer impunément et violemment une autorité prétendument scientifique secondée d’une technologie mécanique, s'arrogeant quant à elles tous les droits sous prétexte que cette “science” calcule juste. Cette réduction de l’individu juridique, subordonnée à une doctrine scientifique binaire devenant organisatrice du droit, amorce la descente vers un autoritarisme technologique avilissant.

VIOLENCE LEGISLATIVE ET CITOYENNE

L’atteinte à l’esprit du droit se prolonge par une violence législative saisissante. Tout d'abord par un contournement des circuits d’application de la Loi, alors qu’une allocution télévisuelle suffit pour des chefs d’entreprise à mettre dès le lendemain des mesures en application sans qu’aucun décret n’ait fait l’objet d’une parution. Ce que m’expliquent avoir subi deux salariés non vaccinés ayant reçu de leur employeur la menace de rompre leur contrat de travail des semaines avant que les mesures sur le passe sanitaire et les privations salariales aient fait l’objet d’un quelconque texte législatif ou réglementaire.

C’est un État de droit qui vire à l’état d’opinion et de sanction arbitraire, à l’image des espaces sociaux numériques qui semblent réduire à néant l’épaisseur et la temporalité des circuits de décision d’État, en vertu présumée d’une immédiateté législative, d’une toute-puissance du « bien penser ». 

Au-delà de l’application quotidienne de ces mesures par le citoyen, nous constaterons de surcroît la violence continuelle imposée à l’organe essentiel de la démocratie qu’est l’Assemblée Nationale, lorsqu’un gouvernement sûr de lui l’oblige à rendre son autorité parlementaire discrète, à précipiter son action, ou à modérer la pluralité de ses avis, en violation du temps législatif et humain ainsi qu’au mépris du principe démocratique. 

À la mesure de ce temps devenu gênant pour la majorité, la progressivité disparaît, comme en témoigne ces mesures qui obligent des salariés non vaccinés à opérer en deux mois seulement un complet changement de carrière, quelque soit leur âge, leur ancienneté ou leur état de santé, lorsqu’il faut parfois plusieurs années pour qu’un individu réussisse à traverser l’épreuve de se transformer et de se former. Cette reconversion forcée, volontairement simplificatrice de ce qu'elle implique, est une maltraitance humaine.

Ainsi le vaccinal d’ordinaire sous l’étendard médical, vire impunément, sans transition et sans scrupule au vaccinal organisateur du droit, de la Loi, du pouvoir législatif.

VIOLENCE MEDICALE

Disons les choses telles qu’elles sont. Qu’un État ou une entreprise, utilisent à coup de chantage un mécanisme de transcription inhérent à nos cellules, souverain depuis des milliards d’années, peut sembler à premier examen une nouveauté déconcertante dont on peut raisonnablement dire qu’elle nous concerne de près, voire de l’intérieur.

Hors c’est précisément à ce titre que je refuse que quiconque touche aux mécanismes de ma transcription cellulaire sans mon consentement, quelle que soit la parole qu’on me donne lorsqu'il s’agit de ma vie contre la parole d’autrui, d’autant plus quand l’acte médical en question rivalise orgueilleusement avec la Nature, qu’elle seule j’autoriserai à œuvrer s’il le fallait en autorité toute puissante. L’alternative obligatoire consistant à se rabattre sur une technologie dite à base de vecteur viral, dont les compatibilités de santé engendrent pour certains des réactions singulièrement imprévisibles, parfois très préoccupantes, laisse un choix d'autant plus restreint qu’il devrait enjoindre à la circonspection et au respect.

VIOLENCE DE SOUVERAINETE

Ainsi sommés, obligés et menacés d’accepter que des industries accèdent à nos milliards d’organismes, pour l'inoculation de produits qu’on nous somme de cautionner lorsque ces sociétés ne se portent aucunement caution, donne droit de s'interroger : à qui profitent nos règles du droit?

À défaut d’être libres de choisir de se porter cautions pour la véritable science, celle qui doute et se distingue ainsi de l'Intérêt scientifique, un oligopole seul détenteur des technologies s'installe désormais en chef de file de la transcription génétique de crise, nous faisant entrer par dépit dans une dépendance technologique mondiale au capital pharmaceutique. Ce nouveau droit, accordé obséquieusement à ce monopole lucratif se traduit pour nous, par la perte de notre droit de choisir de se plier ou non à cette dépendance de fait, déplaçant une nouvelle fois les lignes de souveraineté et d’indépendance déjà défendues au prix du sang maintes fois par le passé. Cette soumission à un principe médical sur lequel le citoyen n’a même plus autorité, ce rapt de la primauté de conscience au profit d’un prêt-à-tout collectif, auquel même les empires numériques n’auraient pas cru pouvoir prétendre, fait place belle à une manœuvre d’état sanitaire, sous l’égide inflexible d’un discours à la scientificité indiscutable, irréfutable, influençant l’opinion de sorte à rejeter ceux qui défendent le droit de choisir au détriment bien sûr, de la course des puissants. C’est donc en vertu d’une indépendance qu’il est respectable de défendre la liberté de choix et de souveraineté en contradiction d’une politique séduisant l’opinion à coup de “collectivement profitable” à mesure qu’elle transige sur le respect du droit des citoyens et de leur République !

Science et urgence sonnent le glas de la culture

LARROGANCE DE LA CERTITUDE

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e discours idéologique prétendument scientifique qui domine actuellement et son corolaire qu’est le progrès technique, laissent croire à cette chimère que nous aurions triomphé de l’impuissance. Puisque la solution pharmaceutique est disponible, c’est bien que l’impuissance reste le fait des citoyens de mauvais esprit, aux intentions divergentes, qui n’ont pas saisi que la Science s’impose à la Raison, quoi qu’on en dise. Cette dérive idéologique auquel le citoyen s’en remet corps et âme, bâillonne avec arrogance le doute, la diversité des points de vue en s’autorisant, telle une jeune pousse à qualifier systématiquement de démodés d’autres organisateurs culturels qui préexistent depuis des millénaires pour penser les crises.

La culture tout comme la raison scientifique, lorsqu’elles ne s’enferment pas dans d’obscurs intérêts, n’admettent jamais de simplification radicale et durable comme peut le faire une idéologie brandie au service des intérêts qu’elle masque. C’est en acceptant l’inévitable dose de doute et d’impuissance au contact de la mort, de la maladie, de la guerre, que l’ouverture culturelle a constitué des organisateurs durables du lien humain, tels que les valeurs, le courage, l’éthique, l’engagement, le doute ou la tendresse. À l’inverse le monocle rassurant du « ratio cout/bénéfice » vole en éclat lorsque le bénéfice et le coût répondent d’abord au maître qui en règle la focale : moins sur l’objet d’une complexité sociale jugée ennuyante, qu’en direction de l’esprit soulagé et des rationalisations statistiques expéditives. En somme une barre de fraction qui n’aidera jamais quiconque à faire le choix de tirer également bénéfice des enseignements auxquels la mort nous confronte.

Culture et science devraient œuvrer de concert avec cette réalité incontournable de la nuance, pour tenter humblement de faire tenir ensemble la complexité et la diversité de la vie sans jamais accepter de succomber à la tentation d’un système idéologique aussi simplificateur qu’il peut paraître rassurant.

REDUCTIONNISMES ET STIGMATES D'UNE COMPLICITE MEDIATIQUE

Les médias de grandes audiences auraient-ils oublié cela ? Le mouvement consistant à se dégager de l’unicité, à sortir du réductionnisme d’un modèle unique, se définit comme la déontologie. Chercher comment s’extraire du tout-en-un explicatif, de l’ontos, faute de quoi la pensée, offusquée par sa propre impuissance, s’en remet aux raccourcis, aux vices de raisonnements, au stigmate. Hors, cette tendance médiatique à se suffire des stigmates, est caractéristique de la violence culturelle que nous traversons lorsque ce journalisme fait l’économie de l’investigation, érige la complexité en coût et le spectaculaire en bénéfice. Disons le : ceci constitue une erreur déontologique durablement préjudiciable pour notre société.

De même, lorsqu’au nom de l’urgence de cette crise, certains réduisent à l’état d’encombrants le débat, le choix, le temps, les croyances, l’intuition, la nuance, ils cautionnent un réductionnisme qui rompt avec la complexité du vivant. Les gouvernants qui s’en rendent complices démontrent n’être pas à la hauteur de la vie et de sa complexité. Avez-vous remarqué qu’il est impossible d’aimer convenablement dans l’urgence, que précisément le sentiment d’humanité disparait dans cet espace temps de l’absolue priorité ? L’urgence délie, divise, excite plus encore les phénomènes qu’elle tente d‘apaiser, tel le chefaillon d’entreprise préférant le contrôle quantifié de son angoisse, qui malmène le rythme de chacun, brusque la complexité des relations, néglige la mesure et les limites de nos propres corps. Une musique que l’on hâte est une musique qui perd son âme.

La vertu humaine n’a donc plus de place quand l’idéologie, l’urgence ou le réductionnisme s’arrogent tous les droits.

« C’EST SCIENTIFIQUE, ALORS TAIS-TOI ! »

La prétendue scientificité est devenue le champ de l’imparable, au risque de laisser croire qu’il détrône toute raison supérieure à celle du « prouvé », du calcul. Le doute est pourtant un des critères retenus parmi ceux de la démarche scientifique : on ne déclare jamais une découverte valide, on préserve modestement sa validité durant le temps que l’imprévisible nous octroie.

Pourtant, l’ordre scientifique se refuse à laisser paraître le moindre doute concernant ses précieuses éprouvettes et laisse à l’inverse planer un scepticisme dégouté, irrité lorsqu’il s’agit de reconnaître l’extraordinaire complexité de notre espace corporel. Ce qui passe entre les unités bien délimitées de la mesure, n’existe pas. Le sourcil se fait alors impatient devant le ressenti irrationnel de l’individu catalogué d’anxieux, face à l‘évocation de ses antécédents d’allure allergique non documentés par ailleurs, des réactions instinctives de ceux déjà meurtris par de précédentes atteintes de leur corps, par des maladies, des rémissions, voire de possibles logiques traumatiques. Tous les cas de figures se valent devant la certitude de l’éprouvette et le doute se contentera bien d’un rendez-vous avec ce symptôme lorsqu’un jour seulement, les cas identifiés en masse lui redonneront crédit.

L’idéologie scientifique à laquelle les discours politiques adossent leur légitimité est devenue, plus radicalement encore du fait de son absence de limite technique, une justification par elle-même. Le doute est souvent balayé, la propriété du corps bafouée, la nuance atomisée, les expressions millénaires de l’instinct maintenues en respect par une confession scientifique condescendante.

Mais lorsqu’il s’agit de réduire les morts à des chiffres, alors chaque cas produit son effet d’autorité ; sans jamais pourtant leur rendre hommage, ni à leur parcours ni à leur famille. Le ratio cout/bénéfice a du sens pour une société qui ne sais pas rendre hommage à ses morts et gagne, au service de ses intérêts, à réduire la complexité du problème aux seuls individus non vaccinés auxquels on renverra toujours les roulements d’yeux exaspérés face à leur tentative d’exprimer quelque chose de plus complexe que l’immédiate certitude se voulant scientifique.

Un citoyen qui doute, est un sujet en mesure d’aider la vie à dignement se frayer un chemin parmi l’adversité, la complexité. À l’inverse, les paroles bâillonnées, n’ont plus que l’idéologie qu’on leur sert comme saveur de liberté, d’espoir et de confiance dans la possibilité d’un avenir meilleur.

 

Retour à l’intérêt collectif profond

REDUIT A SA SECURITE MATERIELLE L’INDIVIDU N’A PLUS DE COLLECTIF QUE SES ARGUMENTS

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e gouvernement et sa majorité se trompent de cibles. Ils divisent nos troupes, tout d’abord unies dans le combat, en bons éléments et mauvais éléments, favorisant la discorde au lieu de construire difficilement l’esprit de concorde et de respect seuls à même de traverser le temps avec les vécus d’impuissance, la complexité et la diversité qu’ils impliquent.

Ancienne édition de "La ferme des animaux" de G.Orwell Ancienne édition de "La ferme des animaux" de G.Orwell
L’éviction de la culture, la distribution de cette seule nourriture spirituelle récoltée au bon sein de la prétendue science, la soumission de l’instinct, le discrédit touchant au droit de souveraineté sur notre propre corps ou à celui de justifier sa cause face au terrifiant système du contrôle binaire, n’a d’égal qu’une citoyenneté méprisée, réduite à celle d’une condition animale, quand bien même se targue t’elle d’être ventripotente.

Loin d’accuser ces dirigeants d’une quelconque malintention, leur système de contrôle à grand renfort d’idéologie scientifique et de « pouvoir-taire » technologique, n’en renvoie pas moins le message que la réflexion, la nuance, la complexité, la culture, peuvent se soumettre à des discours simplificateurs, et que la protection d’une société réside plutôt sur l’illusion d’une barrière binaire que dans un système de pensée fécond.

FAUSSE SCIENCE CONTRE CONSCIENCE

Le gouvernement se trompe une nouvelle fois de pestiférés lorsqu’il préfère exciter l’immédiateté d’une désunion par la colère plutôt que la dignité d’un combat contre ceux qui contaminent nos esprits, notre écologie, notre économie, encouragent la surchauffe d’une planète aux échanges débridés, préfèrent les empires commerciaux à nos centres villes exsangues, corrompent les intérêts solidaires profonds en instrumentalisant indignement des promesses comme celle de l’absence de « dormeurs » dans les rues, sans jamais arrêter leur marche face à l’immense vulnérabilité de ces derniers. Et ils prétendent se soucier des morts ?

À propos, les a-t-on obligé à se vacciner contre l’individualisme, ceux qui sans aucune fraternité élisent démocratiquement l’ambition comme modèle, au mépris des lits d’hôpitaux, ceux qui consomment l’industrie formatée au seul bénéfice de la petite jupe qui ferme boutique, de la série qui ferme un cinéma, du hamburger qui fait perdre un service, d’un repas, d’une berline, d’une livraison sans patience dont l’économie de petite monnaie se fonde sur l’absence de couverture sociale de son prochain?

C’est par temps de conflit qu’on voit les choix arrangeants dont s’accommode la conscience : l’argent du pouvoir pharmaceutique, les secteurs de grande influence économique sont plus difficiles à maîtriser que les soignants qui gagnent déjà bien peu. Huer les soignants qui perdent leur salaire, héros « indestructibles » qu’on flatte puis auxquels on tourne le dos dès qu’ils se montrent divergents, à la seule mesure de nos peurs qui varient : quel courage !

Je ne veux pas de la société dont cette majorité tente de faire perdurer les incohérences passées par ce déni scientifiquement cautionné, surtout à mon corps défendant. Je ne veux pas de ce retour en arrière insouciant où la simplification vaut mieux que la complexité de tenir ensemble, qui tire un trait opportuniste sur tous les enseignements complexes à retirer de cette crise.

Ce passé et ces morts ne seront pas les nôtres : aucun tweet ne nous le fera croire ! Cette frénésie du contrôle et de l’agrippement à un formatage social vénal est encore plus mortifère. La technologie n’a pas pour but de tromper la mort, seulement de la rendre plus vivable. Sinon, c’est un pacte avec la peur, une chimère, un projet de toute époque noyé dans le renoncement et marqué par l’absence regrettée trop tardivement des exclus relégués derrière ces barrières de la peur.

L’ANIMAL EST CELUI QUI CROIT DRESSER

Le régime est terrifié, et s’agrippe à ce contrôle, sinon seulement par désespoir, possiblement par intérêt dissimulé sous le bien fondé du bénéfice collectif et de la raison scientifique. Ces mesures de contrôle et pire encore de privation, que signe chez ces dirigeants leur éloignement des choses de la vie, ont sous le masque des bonnes intentions l’atrocité de l’enfant qui s’exerce. Ces marcheurs aux intentions tranchantes incarnent désormais fidèlement l’ambition de ce président qui semblablement s’exerce à la poursuite de ses intérêts premiers, à grands slogans d’intérêt collectif. D’un ton grave et sentencieux ils évoluent en procession sans se soucier de la parole des autres ni des voix de notre Assemblée dont le "bruit" semble troubler leur office.

Chaque oreille qui se ferme, c’est une nouvelle plaie qui s’ouvre.

C’est confronté à l’inhumanité qu’on risque de devenir inhumain. Ne persistez pas dans votre certitude à toute épreuve : il en va des Vies à protéger. Pas celles uniquement des plus vulnérables, celles de ceux qui se battront avec courage pour que l’arrogance laisse place à toute la complexité de la condition humaine. Vous avez encore le bénéfice d’un souhait de concorde. Il est temps pour cela d’entendre les autres !

Rien ne sert toutefois de vous supplier. Vous « Hommes de loi », irez au bout de vos illusions. Vous lutterez avec acharnement pour priver de travail et plus froidement encore de salaire ceux qui savent faire face à la mort, pour priver de jouir ceux qui ont une autre mesure de la vie, de pouvoir penser ceux qui le peuvent, et de vouloir penser ceux qui ne le peuvent pas encore.

Mais s’il vous reste un peu de discernement : reculez ! Ne laissez pas les simplifications vous égarer comme aux heures les plus futiles de l’histoire. C’est face à la mort que la mesure est gage de courage. Que votre frénésie réformiste se gargarise de technocratie autant qu’elle le veut, mais laissez-nous notre dignité face à la mort : sachons affronter ensemble l’idée complexe de la mort, plutôt qu’entériner dans le regret, notre désunion dans la Vie.

 

 

Lyon, le 28 Juillet 2021,

Théophile Megny-Marquet,

Essayiste, psychologue, formateur et citoyen.

theophile.megny.marquet@gmail.com

 

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