Régionales 2021 : pour une Occitanie Populaire.

Myriam Martin tête de liste Occitanie Populaire, Nathalie Oziol tête de liste Héraultaise pour porter une Occitanie plus qu' HIER +Humaniste +Insoumise +Écologiste, +Résistante aux défis de demain et trouver le goût du bonheur dans un Avenir en Commun. L'extrême droite réel danger pour la République. le mauvais exemple de l'ex-Yougoslavie ! La République en feu.

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Les élections régionales  (tout comme les élections départementales) se dérouleront les 20 et 27 juin 2021.
La région Occitanie comporte 13 départements. Cette région s'étend sur 72 724 km2 (la troisième plus vaste région de France derrière la Nouvelle-Aquitaine et la Guyane).
Elle compte 4 100 000 électeurs.
Sa densité de population est inférieure à la moyenne de la France métropolitaine, avec 80 hab./km², soit la sixième plus faible densité parmi les régions françaises. Cependant, sa population est très inégalement répartie, avec deux métropoles importantes (Toulouse et Montpellier), un littoral méditerranéen assez densément peuplé et des régions rurales appartenant à la « diagonale du vide ».

Me revient donc en mémoire la fable de La Fontaine, "le rat des villes et le rat des champs" pour évoquer ces élections régionales en Occitanie :
Le rat des villes et le rat des champs Le rat des villes et le rat des champs

Les candidats d’Occitanie Populaire dont la tête de liste régionale est Myriam Martin, sont bien conscients que l'urbanité à forte densité de population et la ruralité  avec ses vastes terres agricoles et ses forêts, se doivent d'être complémentaires dans leurs différences car l'impact des politiques mises en œuvre selon le lieu de résidence des citoyens est source de fortes tensions et de profond désaccords politiques !
Quelques exemples ?

  • Du béton et encore du béton!! A 19 Millions d'euros... pour un projet inutile.
    Au sud-est de Béziers, sur le domaine de Bayssan, sur 30 ha de forêt et de garrigue un projet de parc d’attraction d’une autre époque dit « les Jardins de la Méditerranée ». (France Nature environnement Languedoc Roussillon). Les procédures de participation du public et d’évaluation des impacts environnementaux ont été bafouées.
  • Le domaine des énergies renouvelables et le capitalisme dit "vert".
    Être vigilant en regard de la transition énergétique que nous défendons pour ne pas tomber dans des pièges et nous laisser enfermer dans un  discours  politique dévoyé par des élus qui se disent "en responsabilité".
    L’exemple du mitage d'éoliennes industrielles, rebaptisées "fermes éoliennes" dans le PNRHL (Parc Naturel Régional du Haut Languedoc) est l'adaptation des mécanismes capitalistes au profit d'une économie libérale mais au détriment toujours de l'impact environnemental (faune et flore) et du bien être des populations locales.
  • la construction de l'autoroute Toulouse / Castres ! Quelle utilité ?
    Combien d'hectares de terres agricoles vont disparaitre au profit d'un axe autoroutier qui se terminera en cul de sac pour un trafic journalier peu dense (on parle  d'environ 6000 véhicules / jour). D'où surement un cout prohibitif du péage pour assurer un rentabilité aux actionnaires de la société à qui l'état "offrira" la concession d'exploitation. Il y a donc fort à parier que les usagers qui font un aller / retour quotidien Castres / Toulouse auront quelques difficultés à l'utiliser. l’État va-t-il commettre les mêmes erreurs qu'à Sivens ?   (Médiapart) : "ce projet autoroutier a tout d’un fiasco financier et environnemental annoncé."
    Une remise en état  et une sécurisation de la nationale existante  eut été suffisante pour le contribuable mais surement pas pour "l'égo de l'élu" en capacité comme ils aiment se proclamer.
  • le projet de Port-La-Nouvelle  dans l'Aude - un chenal politique !
    le fond du dossier d'un grand projet inutile : Plages bétonnées, terres bouleversées : à Port-la-Nouvelle, le projet de port géant suscite l’indignation !  (Reporterre)
    Une aberration écologique et sociale, une honteuse privatisation, une forfaiture démocratique.
    Mensonges et enfumage d'une Occitanie mené par Carole Delga. qui a tout d'un commun incommodant !
  • La privatisation des barrages hydroélectriques.
    Le projet de vente des "bijoux de famille d'EDF" que sont les nombreux barrages  en Occitanie.
    Le nec plus ultra des énergies renouvelables cédées au privé, après les autoroutes, les aéroports, à qui le tour ?
    Allo Hercule !  Pour finir de démanteler le service public (Alternatives économiques)

L’on pourrait ainsi multiplier les exemples mais point trop n'en faut pour ne pas rallonger indéfiniment ce billet....  à suivre :

  • partie 2 / Plus qu' Hier - moins que demain.
  • partie 3 / Il y a le feu à la République.

Plus qu' HIER - Moins que demain !

Occitanie Populaire © thierry Canals Occitanie Populaire © thierry Canals

Allons à la rencontre de Nathalie Oziol, tête de liste (section Hérault) d'Occitanie Populaire et de Matthieu Brabant, candidat  en 2ème position.

Pouvez-vous vous présenter ?

Nathalie Oziol Tête de liste Occitanie Populaire Hérault Nathalie Oziol Tête de liste Occitanie Populaire Hérault
Nathalie Oziol :
J’ai 31 ans, je suis professeure agrégée d’anglais et Docteur en études du monde anglophone.
Je me suis engagée au sein de La France Insoumise dès sa création, parce que ce mouvement proposait un vrai renouveau politique que je veux voir appliqué à l’échelon régional.
J’ai un combat qui me tient à cœur, c’est celui de la lutte contre les inégalités sociales, que ce soit en mettant des moyens conséquents dans la formation professionnelle ou encore dans l’éducation des jeunes et l’enseignement.

Matthieu Brabant Matthieu Brabant
Matthieu Brabant :
J’ai 43 ans et j’ai 2 enfants. J’ai grandit dans un quartier populaire à La Courneuve dans le 93. J’habite depuis 6 ans et demi dans l’Hérault. Je suis professeur de mathématiques-sciences physiques en lycée professionnel et formateur pour les enseignant.es en pédagogies émancipatrices. Je suis également syndicaliste, j’ai exercé des mandats nationaux et régionaux. Je suis animé par la volonté de faire en sorte que les classes populaires, qu’elles soient en milieu urbain ou rural, cessent de subir en permanence les politiques profondément injustes des gouvernements successifs et de l’exécutif régional actuel.

Pourquoi vous présentez-vous aux élections régionales ?

Parce que nous pensons qu’il est urgent d’avoir une politique réellement de gauche et écologiste en Région Occitanie.
Parce qu’il est urgent de mettre en place un bouclier social pour protéger la population face aux conséquences des crises sanitaires et sociales.
Parce que la pauvreté est généralisée dans la région Occitanie et que rien ne bouge.
Parce que la crise climatique est sous nos yeux et que nous ne pouvons pas rester sans réagir !

Vous êtes des candidat.es de gauche, alors pourquoi ne pas participer à l’union de la gauche annoncée par Carole Delga ?

Nous sommes les seul.es candidat.es réellement de gauche et, plus que cela, nous sommes les seul.es candidat.es écologistes !
Carole Delga a fait le choix de faire alliance avec des candidat.es venant de la droite (Les Républicains et La République en Marche). Carole Delga est sortante et n’a apporté aucune réponse aux urgences sociales, écologiques et démocratiques.
Elle verse par exemple des aides publiques aux entreprises qui licencient ou délocalisent. Elle porte des grands projets ruineux et désastreux pour l’environnement.
Nous avons proposé à EELV et au PCF de faire le choix d’une liste avec nous, une liste de rupture avec ces politiques. Nous regrettons ce refus du rassemblement et par la même ce renoncement à porter une véritable alternative politique.

Quelles sont vos propositions ?

Nous en avons beaucoup puisque nous comptons gouverner la Région !
Nous considérons qu’il faut du travail pour chacune et chacun, ce qui induit des aides pour les entreprises pour créer des emplois de qualités, en impulsant les réorientations industrielles.

Un mot à ajouter ?

Nous serons des élu.es de combat !
Il faut enfin élire des élu.es à l’image du peuple, des syndicalistes, des citoyennes et des citoyens engagé.es dans les luttes sociales et écologistes, des féministes, des Gilets Jaunes, des anticapitalistes, des antiracistes.

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"Il y a déjà le feu à la République"

la constellation d'extrême droite  (confusionnistes, suprémacistes, identitaires, racistes,  individualistes narcissiques et égoïstes, survivalistes, nationalistes, chrétiens intégristes, antisémites, groupes coup de poing, sécuritaires), a investi les listes du  Rassemblement National dédiabolisé mais porteur des mêmes valeurs d'une extrême droite  qui se croit aux portes du pouvoir et qui surfe sur un tout autre sujet fort lucratif, celui du racisme et de l'immigration, du terrorisme et de l'islamophobie.

Les villes comme le monde rural sont fortement impactés par cette montée du nationalisme :

  • Toulouse / "l'invasion" par l'action française du conseil régional d'Occitanie.
    Des militants de l’Action française poursuivis par la justice :  le tribunal judiciaire de Toulouse poursuit quatre personnes se réclamant de l'Action Française pour outrages et violences volontaires.“L’extrême-droite a montré encore une fois son vrai visage par cette terrible attaque ! Nous ne lâcherons jamais rien. Nous ne laisserons jamais la haine et la violence être banalisées.” (le Journal toulousain)
    Myriam MARTIN, la tête de liste Occitanie populaire aux élections régionales vient de saisir le procureur de la république concernant des menaces y compris de mort, insultes et tentatives d'intimidation  répétées à son encontre par des réseaux d'extrême-droite. Plusieurs courriers anonymes,  composés de montages photos insultants, intimidants et menaçants, laissent entendre des liens entre l'engagement politique de Myriam MARTIN, républicain, antiraciste et universaliste avec des courants fascistes comme le terrorisme islamiste ou encore le nazisme.
  • Montpellier le saccage des locaux de l'association Raih  (Midi-Libre): le président du mouvement identitaire de la Ligue du Midi  ainsi qu’une demi-douzaine de membres du mouvement d’extrême-droite  jugés au tribunal de Grande Instance de Montpellier, pour avoir saccagé les locaux de l’association Réseau Accueil Insertion Hérault, une association qui aide les mineurs isolés, pour le compte du Département. 
    Un commando d’extrême droite, cagoulé et armé de bâtons et de Taser, déloge des étudiants occupant un amphi de la fac de Droit.  Cinq extrémistes, en lien encore avec la ligue du midi,  accusés de violences volontaires pour avoir directement participé au passage à tabac. Peines de prison requises au procès du tribunal correctionnel. (France bleu Hérault)
  • La Salvetat sur Agout / l'invasion du village par les "les soldats d'Odin" à l'invitation d'un groupuscule "local "de  sectaires racistes, en lien encore avec la ligue du Midi. Accusé d'assassinat  en Belgique, cette "communauté" d'identitaires a  fait l'objet d'une attention particulière de la commission parlementairesur les milieux d’extrême droite. Ce qui a valu à Muriel Ressiguier d'être la "cible"  de l'extrême droite. (Marianne)

C'est cela le vrai visage du RN. Des hommes et des femmes qui veulent imposer un carcan rigide à nos concitoyens mais qui méprisent les règles premières de notre démocratie.
Face à ce climat de haine, raciste et attentatoire aux libertés individuelles et collectives, il est urgent de construire une réponse forte et unitaire. Face aussi à la manifestation "factieuse"  d'un syndicat de police, tout comme l'appel des militaires dans valeurs actuelles, il est urgent de rappeler que la montée du  nationalisme peut mener à la guerre.
En tant que retraité militaire mais aussi  candidat  "Occitanie populaire" liste héraultaise que j'adresse ce témoignage ramené de l'Ex-Yougoslavie, au coeur de l'Europe, il y a à peine 30 ans :

Le nationalisme, c’est la guerre !
Ayant passé la majeure partie de l’année 1993 à Belgrade (Serbie) , en plein  conflit  en  Ex-Yougoslavie, auprès de l'attaché de défense  à l'ambassade de France,  il m’a été  donné de voir à quoi menait le Nationalisme  exacerbé par le fait « religieux », alors  que 6 mois avant que n’éclate  la guerre  en 1991, l’ambassadeur  à Belgrade envoyait la dépêche  suivante à Paris: 
« Le jour où la Yougoslavie éclatera, c’est qu’elle éclatera de Rire !»

Il y a à peine 30 ans. En Europe centrale, l’Horreur était à notre porte, engendrant :

  • Échanges de réfugiés entre communautés serbes ( majorité de chrétiens orthodoxes), croates  (majorité de catholiques / protestants) et bosniaques (majorité de musulmans) qui vivaient dans des « enclaves ». C’était le troc de chair humaine.
  • Des contrôles (check-point) sur tout les principaux axes routiers étaient effectués par l'armée .
  • Des usines à l'arrêt et une économie exsangue, tout fonctionnait  au marché noir : nourriture,  produits de premières nécessité, essence, médicaments...
  • des hôpitaux saturés : manque de personnels, manque d'équipements, manque de soins et de matériels, manque de médicaments, surmortalité surtout chez les nouveaux-nés.
  • Un système bancaire  effondré, les échanges  de devises (marks / dinars) se faisaient dans la rue (en quelques mois, la planche à billet fonctionnait tellement  que les billets en milliers de dinars étaient devenus  des billets en milliards de dinars.
    Une inflation à 3 chiffres obligeant les autorités à payer les  retraites à  la semaine)
  • Les frontières militarisées, le survol de la Serbie interdit et l'aéroport de Belgrade fermé.
  • La guerre,  avec ses snipers  tueurs, ses villes meurtries et souvent détruites par les bombardements  (Mostar, Srebrenica, Dubrovnik, Sarajevo et tant d’autres).
  • Des populations civiles en sursis humanitaire  sous le joug du président serbe Milosevic et de son chef d’état-major de sinistre mémoire, le Général Mladic.
  • La terreur d’un nationalisme exacerbé  par des dirigeants  à un point que vous ne pouvez imaginer car ayant eu l’occasion de partager la table d’officiers serbes  qui revenaient du front, j’ai pu voir des photos de mises en scènes macabres de crimes contre l’Humanité.
    Oui c’était à peine il y a 30 ans  en Europe !

 "Les mots justes trouvés au bon moment sont de l'action ( Hannah Arendt )

"le vote juste  trouvé les 20 et 27 juin  sera votre action (Occitanie Populaire)

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