Back from USSR (ou presque)

Au bord de la Bérézina © Thierry Girard Au bord de la Bérézina © Thierry Girard

Ce pays sans frontières naturelles, sis aux marches de l’Europe et de la Russie ­—c’est ainsi que tous mes interlocuteurs sur place se sont situés, dans cet entre-deux— est la peau de chagrin d’avatars historiques et de démembrements successifs de ce que fut jadis le Grand-Duché de Lituanie qui s’étendît, dans son époque la plus glorieuse, de la mer Baltique à la mer Noire. Et par une étrange continuité historique, ce qui s’apparentât autrefois à une sorte de glacis géographique, un seuil entre la Russie impériale et l’Europe, ne le reste pas moins aujourd’hui. Le terme glacis est d’autant plus approprié qu’il se révèle particulièrement pertinent pour évoquer la situation politique de ce pays, dirigé depuis 1994 par le président Loukachenko après qu’il a mis fin brutalement à la situation anarchique qui prévalait alors (comme dans la Russie de Eltsine) pour restaurer un “état de droit“ de type soviétique. Loukachenko se vante de faire de la Biélorussie une sorte de conservatoire du système soviétique (avec un zeste de capitalisme contrôlé) et utilise à propos de son pays le terme de réserve (ЗАПОВЕДНИК ), comme on parle justement d’une réserve naturelle ou d’une réserve d’Indiens… De fait, la Biélorussie est un territoire protégé, très protégé ! Autant des dissidences intérieures que des mauvaises influences extérieures…

 

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