suite 4 - reflexions diverses

questions sur les paradoxes

I) OU LA BAISSE DES COUTS NE CHANGENT RIEN AU PARADOXE

soit le cas où E minimise ses couts salariaux,  disons en langage néoclassique que E est faiseur de prix sur le marché du travail :

Alors M est plus petit donc l'endettement de E est plus petit. Cependant, M = salaire et profit qui figurent du coté de la demande solvable totale.

donc comme M < CA < M + M0 (1-k) cela signifie que le CA de E sera potentiellement plus petit (donc le PIB de cette économie en supposant les consommations intermédiaires nulles)

Par contre  la Va est toujours 0 < VA < M0 1-k)

Donc le paradoxe d'une insuffisance de la demande solvable n'est pas résolue...

II) LA REPARTITION DE LA VALEUR AJOUTEE

on a 0 < VA <= M0 (1-k). Or cette VA est ensuite répartie entre le capitaliste, les salariés et le banquier , générant ainsi une demande solvable supplémentaire. (en supposant l'investissement nul)

Autrement dit, il est possible que la somme présente dans la VA serve 2 fois ? Une fois comme provenant de la demande du secteur monétarisé non capitaliste et une fois du côté de la répartition de la valeur ajoutée ?

une fois parce que la VA vient de la demande solvable du secteur monétarisé non capitaliste ?

une fois parce que la VA est ensuite répartie ?

cependant, même si cette VA augmente la demande solvable globale d'un coté , de l'autre elle est prise au secteur monétarisé non capitaliste...

 III) L ABSORPTION DE M0 (1-k)

Si on fait plusieurs périodes avec ce modèle en supposant que M0 (1-k) est une constante on s'aperçoit que M0(1-k) la demande solvable du secteur monétarisé non capitaliste devient une partie de la Valeur ajoutée de l'entreprise E. Puis en supposant que E répartie la Va entre ces salariés, capitaliste et banquier, on a un transfert de demande solvable partant du secteur monétarisé non capitaliste vers les salariés, ou le capitaliste ou le banquier.

 IV) CAS DE PRET SANS CREATION MONETAIRE

Soit des épargnants présents dans le secteur monétarisé non capitaliste M0 qui prête simplement une somme kM0 avec 0< k< 1 (on suppose qu il n'y a pas de taux d'intéret) à l'entreprise E. Que se passe t il dans ce cas ?

1) prêt de kM0 à E

2) E produit X biens

3) E paye ses salaries et son capitaliste pour disons la somme kM0. On suppose que E a parfaitement anticipé ses couts. on suppose qu il n'y a pas de consommations intermédiaires et ni de cout en achat de capital.

4) donc somme des salaires et profit verses = kMo

5) Quelle est la demande solvable totale ? Elle vaut kM0 (salaires et profits versés par E) + M0(1-k) (demande solvable restante après le prêt de hauteur kM0) donc = M0. Comptablement le CA de E ne peut donc etre plus élevé que la demande solvable totale M0

6) E vend ses produits tels que CT < CA <= Demande solvable totale

 donc tel que : kM0 < CA <= M0 

NOTE : à comparer avec le cas où il y a création monétaire par une banque où le CA vaut : M < CA < M +M0 (1-k) et où 0 < M <= kyM0 avec 0<k<1 et y>1. Si on suppose M =kyM0 donc pour une hauteur k donné et identique dans le cas avec épargnants et le cas avec création monétaire par une banque, le cas avec création monétaire tend à augmenter le CA de E

reprenons : or CT = kM0 donc

0 < VA < M0 (1-k)

On se retrouve avec le même paradoxe : le secteur capitaliste est dépendant d'un secteur monétarisé non capitaliste pour se développer.

 INTERPERIODE

Supposons que la VA de E vale VA =  uMo(1-k) avec 0<u<=1

Mettons que E répartis cette VA , pour simplifier nous allons supposer qu'elle utilise l'ensemble de cette VA pour rembourser le prêt de hauteur kM0.

1) E rembourse son prêt ; elle doit donc kM0 (hauteur du prêt consenti par les épargnants) - uMo(1-k) =  kM0 + u*k* M0 - u*M0

2) donc les épargnants reçoivent la somme monétaire de u*M0(1-k) ; ce qui va aller nourrir la demande solvable totale

3) quelle sera alors la hauteur de la demande solvable totale ? Elle vaut Mo +  uMo(1-k) - uM0 (1-k) (pouvoir d'achat pris au secteur monétarisé non capitaliste) = M0

4) Par conséquent, quelle que soit la façon dont E répartie sa VA (qu'elle le donne à ses salariés , son capitaliste ou aux épargnants) le résultat est le même que ci dessus : la demande solvable totale reste M0.

 

 

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