Le CESR expose l’art traditionnel Chinois de Cai Yinlong à l’UNESCO

Contrairement à la peinture figurative traditionnelle occidentale, la peinture chinoise n'est pas juste une représentation visuelle de ce que l'artiste voit ou imagine, il s'agit plus de l'expression d'un mode de pensée, mettant en avant l'harmonie entre l'homme et l'univers, et le dynamisme de cette relation.

C’est la raison pour laquelle Thierry Rayer, président du Cercle d’études Scientifiques Rayer découvreur de l’origine commune de la cuture de l’humanité s’est intéressé au travail du maître Cai Yinlong.  

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C’est la sculpture le « Baiser de 1905 » de Constantin Brancusi qui a permis la découverte de l’élément « le savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création ». Cette découverte révélée par le chercheur Thierry Rayer concerne toutes les communautés quelles que soient leurs origines dites culturelles ou religieuses. De par sa nature, l’élément est universaliste et égalitaire conformément à toutes les Déclarations relatives aux droits de l’Homme.

 

Le baiser de 1905 de Constantin Brancusi © Bernard Sok Le baiser de 1905 de Constantin Brancusi © Bernard Sok

Le « savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création » répond à une méthodologie universelle qui met en évidence une origine commune à toutes les cultures.

Cette méthodologie permet d’obtenir une clé de lecture de l’architecture et de l’art de chaque pays qui démontre l’Universalité de la création.

Elle utilise des sciences exactes :

  • La science, définie comme l'ensemble des connaissances et études d'une valeur Universelle, caractérisée par une méthode fondée sur des observations objectives vérifiables et des raisonnements rigoureux.
  • La biologie,
  • La géométrie (théorèmes de Thalès et Pythagore…),
  • Les mathématiques (la suite de Fibonacci, le nombre d’or…).

L’histoire des religions, des sciences, des arts et des civilisations antiques permet de déterminer très précisément le lien commun aux grandes réalisations de toutes les époques et de toutes les cultures.

Chaque patrimoine de l’Humanité représente le symbole de l’Humanité et révèle les mythes antiques (notamment égyptiens tel que celui d’Isis) et présente des symboles (poisson, œuf, fœtus, pentagone…).

Le « savoir et le savoir-faire universel du processus de la Création » crée de nombreuses passerelles entre les différentes cultures de la planète et rassemble les grandes réalisations de l’Humanité, permettant ainsi le rapprochement des cultures.

L'élément renforce les liens entre tous les peuples. Il est le garant de la cohésion de notre Humanité.

Le « savoir et savoir-faire universel du processus de la Création » a été utilisé depuis l’Antiquité jusqu’à la période moderne à travers le monde.

Concernant les peintures de paysages du maître Cai Yinlong, Thierry Rayer a pu constater une vitalité et une sorte d’esprit de liberté. Elles contiennent une philosophie spirituelle taoïste, confucéenne, zen et un esprit humaniste profonds.

Tout d’abord, sa peinture de paysage JIAOMO a complètement rompu avec la formule traditionnelle de la peinture de paysages: arbres de forêt et de forêt, cabanes, ponts, couches de falaises, falaises abruptes, toutes écrites avec une herbe sauvage, rugueuse et arrogante, et un esprit libre. Indestructible, son but n'est pas d'exprimer la forme de ces objets, mais d'exprimer l'esprit et le style des montagnes et des rivières.

 

Histoire de la peinture chinoise

 

On peut retracer les origines de la peinture chinoise jusqu'au Paléolithique, avec les pétroglyphes peints sur les parois rocheuses des sites anciens, sans qu'on puisse précisément les dater.

Les plus anciennes traces de peinture sur soie, elles, remontent au IIIème siècle avant J.-C., découvertes dans la province du Hunan. C'est du temps des dynasties impériales que la peinture chinoise acquiert véritablement ses lettres de noblesse.

A l'époque de la dynastie des Jin (265-420), la peinture était réservée à l'aristocratie et aux lettrés, seuls personnes de l'époque à avoir le temps nécessaire pour arriver à maîtriser l'art de manier le pinceau, pour la calligraphie d'abord, puis pour la peinture, les deux arts étant étroitement liés.

La peinture figurative ne s'épanouit véritablement qu'au temps de la dynastie des Tang (618-907). La cour impériale est alors largement représentée et dans toute sa splendeur, notamment par Zhou Fang. L'époque Tang vit aussi naître une nouvelle forme d'art, celle du maître Wu Daozi, qui utilisait uniquement de l'encre noire étalée avec des coups de pinceaux libres, contrairement aux techniques connues jusque-là, où les traits à l'encre servaient de contour aux personnages très colorés et très détaillés. C'est aussi à cette époque que s'épanouit la peinture de paysages, des scènes monochromatiques et clairsemées, visant plus à exprimer le rythme de la nature que son image.

Durant la période Song (960-1279), la peinture devient une représentation visuelle des concepts Taoïstes et Bouddhistes. C'est aussi durant cette période que la poète Su Shi et son cercle de lettrés s'adonnent en amateur à la peinture, en utilisant leurs capacités en calligraphie.

C'est ensuite du temps de la dynastie Yuan (1279-1368) que la poésie et la calligraphie sont intégrés à la peinture, par le biais de poèmes calligraphiés suivie du sceau de l'artiste, habituellement sur un côté de la peinture.

L'art minimaliste chinois ne se développe qu'au XIIème siècle, pendant la période Ming (1368-1644), représentant des sujets aussi simples qu'une branche avec un fruit ou un seul cheval. Cependant, deux écoles ont continué à perpétuer certaines techniques : l'école Wu, dirigée par Shen Zhou, ont continué avec les techniques de l'époque Yuan ; tandis que l'école Zhe a repris et transformé les techniques de la cour des Song.

L'époque de la dynastie Qing est une époque de révolte artistique, ou certains peintres se revendiquant Individualistes préconisent un coup de pinceau plus libre. Certains artistes ayant étudié en occident rejetèrent carrément les techniques ancestrales, d'autres cherchèrent à combiner technique traditionnelle et technique occidentale.  

Durant les premières années de la République populaire de Chine, le réalisme socialiste était encouragé, et les artistes étaient contraints à produire massivement des œuvres au sujet imposé. La peinture traditionnelle chinoise connut ensuite un nouvel essor après la Campagne des cent fleurs en 1956-1957, mais la Révolution culturelle ferma ensuite les écoles d'art et interdit toute exposition et publication artistique.

La fin de la Révolution Culturelle marqua ensuite une époque d'échange avec des artistes occidentaux, apportant de nouveaux sujets et de nouvelles techniques aux artistes chinois.

 

A chaque style sa technique

Contrairement à la majorité de lapeinture figurative occidentale, la peinture traditionnelle chinoise n'est pas une peinture d'inspiration mais de transmission. L'apprentissage se fait en copiant à l'identique les dessins du maître, et en répétant les mouvements de telle sorte que ceux-ci deviennent instinctifs.

 

Des supports et un matériel séculaires

La peinture chinoise se décline sur plusieurs sortes de supports. Les plus courants sont les rouleaux de soie et de papier, tendus entre deux bâtons en bois, l'un plus gros, l'autre plus petit, le plus gros servant ensuite à rouler l'œuvre pour la ranger. La peinture chinoise étant essentiellement basée sur des dessins à l'encre, la soie ou le papier doivent être traités selon les cas. L'alun permet de rendre le papier moins absorbant, par exemple. Ensuite, une colle spéciale permet de rouler le support sans endommager l'œuvre. Les formats peuvent varier de 1,50 m à 12 m (mais c'est exceptionnel), pour les rouleaux destinés à une exposition murale, mais il peut aussi exister des peintures plus petites, conservables dans des albums, ou encore utilisées pour orner des éventails.

La céramique et le bois sont aussi d'autres supports qu'on peut trouver. La céramique est un support qui exige une grande précision et une grande rapidité à la fois, de par sa rapidité d'absorption. Le bois, quant à lui est plus rare, mais a permis de conserver de précieux exemples de laques anciennes.

Le matériel utilisé par la peinture chinoise est en partie le même que celui de la calligraphie. Le pinceau, très raffiné, est élaboré de telle sorte qu'avec un seul, plusieurs épaisseurs de trait peuvent être obtenues. Les couleurs sont obtenues à partir de pigments végétaux ou minéraux, réduits en poudre avec une gomme. L'encre, enfin, est de l'encre noire de seiche plus ou moins diluée.

 

En 2021, le Cercle d’études Scientifiques Rayer, organisera une exposition des œuvres de Maître Cai Yinlong au siège de l’UNESCO et présentera ce savoir et savoir-faire du processus de la création aux délégations membres de l’agence Onusienne afin de démontrer son Universalité.

Rappelons que Maître Cai Yinlong est :

  • Médaille d’Or Académie Mérite et Dévouement Français
  • Médaille Argent Etoile Civiques
  • Médaille d’OR de l’ONG « Favoriser les Echanges Culturels entre la France et la Chine »

 

Bernard Sok

President de l’ONG « Favoriser les Echanges Culturels entre la France et la Chine »

 

 

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