Europe Ecologie, retour sur une campagne innovante

# Une campagne d'un nouveau genre : la fusion du"off et du on line" dans une infrastructure numérique

# Une campagne d'un nouveau genre : la fusion du"off et du on line" dans une infrastructure numérique

# La question des infrastructures en politique : production des idées, organisation des campagnes

# Une campagne de fond et de terrain : le retour en force du débat public, tant off que on line, et la puissance des vrais clivages

# Cette campagne ébauche le rapprochement entre mutation écologique et révolution numérique

 

Invité de "Parlons Net" avec David Abiker, Julien Martin et Philippe Cohen, j'ai eu l'occasion de revenir sur les innovations de la campagne de la Liste Europe Ecologie, dont la stratégie et la plateforme ont été conçues par La Netscouade. Je précise, ici, que l'animation de cette net-campagne n'a pas été "faite" par La Netscouade mais par le groupe des "ecologeeks" mené par Frédéric Neau, notamment. Je salue leur travail comme je l'ai fait dans cette vidéo.


Je vais tenter de résumer, ici, les idées que j'ai tenté d'y exprimer, et compléter l’analyse sur les ressorts «techno-politiques » de la victoire de CohnBendit aux européennes.

 


# Une campagne d'un nouveau genre : la fusion du"off et du on line" dans une infrastructure numérique

 


EuropeEcologie est probablement (avec Libertas réalisée par Joe Tripi, ex-Directeur de Campagne de Howard Dean et Arnaud Dassier, ex stratège internet de l'UMP) la campagne des européennes qui s'est le plus rapprochée de celle d'Obama.

 


1/ Aménagement du territoire numérique, présence et influence dans les "sous-continents" du net

 


Le premier objectif a d'abord été de prendre pied, les premiers, sur le net. Préparé en septembre le site est lancé début octobre. Les "EuropeEcologie" sont donc les premiers à partir en campagne, à susciter la création de blogs, à multiplier les liens croisés. Il y a bien une prime pour "les premiers arrivants, premiers servis" et elle a bien été perçue par la liste de Dany Cohn-Bendit. Les résultats de plusieurs mois d'une véritable "politique d'aménagement du territoire numérique" pendant lesquels les "ecologeeks" ont littéralement "tissé" leur toile, sont la : europe-ecologie.fr fait l'objet de près de 50 000 citations sur le web, un score deux fois supérieur à ceux des listes concurrentes.

 


Par ailleurs, des le départ, le site internet de la campagne dispose d'un "ecosysteme social" qui va s'étendre, progressivement, à tous ces "sous-continents" du net : création d'une chaine dailymotion, présence et animation des groupes sur Facebook, présence d'une bonne partie des militants et de certains candidats sur Twitter, dispositif d'agrégation de ces twitts sur la plateforme, puis ensuite, page myspace, skyblog, et espace sur SecondLife, etc.

 


2/ Une plateforme internet véritable infrastructure de la campagne tout court, tant off que on line

 


Le Net aime bien les challengers, les outsiders. Mais ceci n'explique pas cela : les challengers et les outsiders, dépourvus de moyens, moins exposés médiatiquement, aiment en général bien internet, en retour. Et ils ont raison, comme Howard Dean en 2003/2004, les nonistes du TCE pendant la campagne referendaire de 2005, Désirs d'avenir en 2006, ou Obama encore inconnu en aval des primaires en 2005, 2006.
Rassemblent hétéroclite, idéologiquement cohérent (on verra par la suite que c'est essentiel), mais dépourvu d'institutions établies, d'organisation préexistante, il a fallu à la liste EuropeEcologie, partir quasiment de zéro. C'est pour cela qu'il leur fallait partir les premiers.
Et c'est aussi pour cela, qu'il leur fallait miser sur internet : pour bâtir, rapidement, une infrastructure souple, plastique, de leur campagne, capable d'accueillir des volontaires via le site internet et de les y organiser.

 


Mais cette infrastructure de campagne ou l'organigramme est quasiment "inscrit dans le code" (cf Lessig) de la plateforme et ou sont confondus à la fois la chaine de commandement, le réseau social et l'organisation décentralisée des volontaires (avec profils, mise en relation, blogs collectifs, création de groupes affinitaires et locaux, cartographie/organisation de missions et d'événements, etc.), ne se limite pas à ce nouvel espace social que constitue internet : cette infrastructure est l'instrument du militantisme sur le terrain. Comme avec Obama, la plateforme internet organise et coordonne la campagne aussi bien sur le terrain physique que numérique, la fusion des outils off et on line, est totale.

 


Avec presque 15 000 membres du réseau social dont plusieurs milliers de volontaires particulièrement actifs, avec plus d'un millier d'événements organisés depuis la plateforme et sa carte, avec les missions d'activisme de ses ecologeeks qui ont mené une campagne intense, continue, et riche, sur tous les espaces du net (du libdub en passant par les mailings, forums, medias en ligne, réseaux sociaux et autres), EuropeEcologie a dominé la campagne internet.
Seule la liste de Libertas a disposé d'outils aussi sophistiqués (voir plus pour certaines de ses fonctionnalités) : mais leur usage a été plus limité par des militants manifestement peu nombreux à les manier ; en revanche, leurs vidéos ont battu à plate couture tous ses concurrents, ecolos y compris, dépassant le million de vues.

 

 

# La question des infrastructures en politique : production des idées, organisation des campagnes

 


EuropeEcologie n'a pas gagné parce qu'ils avaient de bons outils.

 


Je sens venir les critiques sur ce terrain-là, comme à chaque fois que je tente d'attirer l'attention sur l'importance des questions logistiques, organisationnelles, et managériales des campagnes (comme du reste des institutions, d'ailleurs, mais c'est un autre sujet...). C'est toujours une erreur de penser que la politique se résume aux idées, en ayant d'ailleurs une approche quasi "révelée" et donc "mystique" de ces idées puisque la question de leur fabrication, par exemple, n'est ainsi jamais abordée : les idées gagnantes tomberaient-elles du ciel ? ;-)
Pourtant, ceux qui vont les produire, "ces idées" et "ce message politique" (qui les a sélectionnés ? d'ou viennent ils ? sont ils des politiques, des universitaires, des militants, des associatifs, etc. ?) et la manière dont ils vont les élaborer (débats ? conférences citoyennes ? Sondages ? Travaux universitaires ? Forums en ligne ? Wiki ?), les déterminent totalement.

 


Trop souvent, et presque paradoxalement pour une gauche qui a été marxiste et qui devrait bien le redevenir sur ces questions-la, les enjeux d'infrastructures sont ainsi méprisés. « L’intendance suivra ! », nous répond-on lorsqu’on parle « organisation », « management ». Ou est le « message politique, la seule chose qui compte vraiment », ajoute-t-on !

 


Pourtant ces questions d’intendances et d’infrastructures ont toujours été centrales et deviennent meme incontournables à l’heure de l’internet :
- tant pour produire des idées, des messages politiques, et des programmes, donc pour exprimer une "offre politique" en phase avec la société dont on verra que cela devient de plus en plus stratégique ;
- que pour organiser une campagne sur le terrain (off et on line...) qui va permettre de diffuser ces idées dans toute la société, en utilisant tous les canaux de diffusion et de discussion possibles : meetings, tractages, réunion d'appartement, débats de comptoir, porte à porte, téléphone, mailings, forums en ligne, blogs, sites internets, réseaux et médias sociaux, etc.

 


# Une campagne de fond et de terrain : le retour en force du débat public, tant off que on line, et la puissance des vrais clivages

 


Ainsi, cette infrastructure numérique qui fut l'épine dorsale de la campagne d'EuropeEcologie, n'aurait pas pu fonctionner si :
- elle n'avait pas eu pour objet principal de mener une campagne de terrain qui travaille des mois durant, le corps social.
- elle n'avait été au service d'un message politique fort et cohérent, véritable ciment de la campagne et du rassemblement lui même...

 


1/ Le renouveau du débat public dans le champ politique et son redéploiement numérique

 


Le rôle des anciens médias, et surtout de la télévision dans la structuration du débat public depuis les années 60 a probablement conduit à négliger les autres formes, lieux et supports ou le débat public s'était logé : places de village, banquets, cafés du commerce, cours de récréation, tables de famille, meetings, think tanks, machines à café dans l'entreprise, revues universitaires et intellectuelles, etc.
Pourtant, si la télévision et les anciens médias continuent de rythmer et de déterminer les grandes lignes de l'agenda médiatique et politique, force est de constater que la teneur des messages et des échanges qu'ils véhiculent, est pourtant de plus en plus limitée : grosso modo, la plupart des reportages présents dans un journal de 20H n'excède pas les 50 secondes tandis que la moyenne des citations tombe à moins de 10 secondes... Difficile de faire passer des messages, idées, sophistiquées, en si peu de temps.

 


Or, nous vivons un paradoxe : cette situation s'est aggravée avec le temps (les émissions politiques sont moins nombreuses aujourd’hui et le rythme des reportages ou des interviews s'est accéléré au point qu'on parle "d'auto-zapping" ) alors même que le niveau d'exigence des citoyens pour saisir les enjeux publics, pour débattre, ou participer à une prise de décision qui les concerne, augmentait : la multiplication des consultations publiques, le succès de Désirs d'avenir, ou le foisonnement hallucinant autour du TCE en 2005, sont la pour en témoigner. Et ce phénomène, bien sur, n'est pas propre à la France : partout, le niveau d'éducation augmentant –notamment, les citoyens, les consommateurs, les employés, veulent davantage participer à la prise de décision politique, à l'évolution d'un produit ou service qu'ils consomment, à la vie de leur entreprise ou de leur administration là ou ils travaillent.

 


Internet a été l'un des réceptacles de ce renouveau du débat public et le catalyseur de son redéploiement.

 


"Internet, réceptacle du renouveau du débat public" => En réalité, nous avons certainement surestimé, à un moment donné, la place de la télévision dans le débat public, parce que son effet, massif, était palpable et semblait si écrasant. Mais le bouche à oreille, les débats "au comptoir", les meetings, la lecture de la presse (en particulier la PQR), etc., n'ont jamais disparus, ni cessé de jouer leur rôle. Ils ont été simplement relégués en arrière plan.

 


Internet a offert une nouvelle visibilité et un nouveau support d’expression à ces types d'échanges, de circulation d'informations, de débats formels ou informels, en les révélant plus facilement lorsqu'ils s'y exprimaient. Jouant le rôle d'un véritable nouvel espace social, le réseau a non seulement été assailli par une infinité d'échanges d'informations, de débats et de conversations, mais il a contribué à en réinventer parfois, certaines formes et certains outils : forums, digg, blogs, twitter, wiki, etc. Internet joue ainsi un rôle de système d'information parallèle et complémentaire aux anciens médias, comme l'avait très justement analysé André Gunthert en se penchant sur la campagne présidentielle de 2007.

 


"Internet, catalyseur de son redéploiement"=> Au delà, comme l'ont montré Obama et Ségolène Royal (et oui), internet permet également d'optimiser et de permettre l'organisation de débats physiques de manière massive sur les territoires. Sorte de réunions "Tupperware" du débat public, café Ségolène ou Obama camp, réunion d'appartements en tout genre, empruntant souvent aux techniques du community organizingou de conférences citoyennes, la multiplication de ces débats publics n'auraient pu se faire sans le net pour faire se rencontrer cette demande citoyenne de débats et cette offre politique pour les organiser, et les coordonner massivement.

 


La liste Europe Ecologie a joué de ces 2 tendances, avec d'autant plus d'importance stratégique qu'ils partaient perdants selon les anciens médias et les principaux commentateurs de la scène politique française : "mariage de la carpe et du lapin", "assemblage hétéroclite", "messages à contretemps se trompant de séquence", le rassemblement de Daniel Cohn-Bendit se devait d'investir le champ du débat public sur le net et sur le terrain pour susciter du débat autour de ses idées et y marteler ses messages : l'élection européenne doit parler des enjeux européens (et non simplement de Sarkozy et des enjeux nationaux) ; l'écologie politique est une réponse, y compris sociale, à la crise financière et économique.

 


Ces messages ont ainsi emprunté les nouveaux canaux des débats publics en ligne, mais aussi ceux du débat public traditionnel (meeting, réunion d'appartements, bouche à oreille, etc.), régénérés et décuplés par l'infrastructure numérique de la campagne, comme Obama avait su le faire. Pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, ces débats ont irrigué la société française. Il suffisait de suivre les meetings de la Liste Europe Ecologie pour constater que l'affluence, et l'intensité des débats, faisaient son effet tout comme pendant les primaires de 2006 les meetings pleins à craquer de Ségolène Royal indiquaient qu'il "se passait quelque chose" chez les militants du PS.
Ce travail de la société par le bas en renouvelant et régénérant le débat public a probablement été l'un des facteurs de réussite de cette campagne. Pas l'unique, bien sur. Je ne cherche nullement à négliger ni à lister ici toutes les multiples raisons qui peuvent l'expliquer. Mais il n'en demeure pas moins que ce phénomène est intéressant à analyser, et à suivre. Parce qu'il a son importance. Parce qu'il redonne aussi toute sa place au débat, dans les campagnes électorales, et donc à la politique. La com', le marketing, les sondages sont ainsi remis à leur juste place, liés qu'ils sont aux mass médias et à la télévision, à la consommation de masse, ou à une idéologie "Top down" si éloigné des réseaux, de l'internet ou d'une économie de la recommandation vers lesquels nous nous dirigeons... Avec les réseaux et une société plus forte, la politique retrouve de sa puissance. Mais elle change, aussi…

 


2/ Le besoin d'un message structurant, clivant et rassembleur.

 


Au delà du net, la force et le succès de cette liste trouvent bien entendu leur source dans son idéologie, ses idées, ses messages, dans l'offre politique qu'elle a exprimé. Il me semble intéressant de s'y attarder car elle constitue une piste de "sortie de crise" pour la gauche et pour le PS.

 


La politique française souffre, peut-être plus que d'autres démocraties, d'un terrible manque de repères politiques. La plasticité sans vergogne de la droite qui, de la fracture sociale d'un Chirac en 95 au "j'ai changé" sarkozien avec ses accents néo-républicains, en passant par l'ouverture de 2007 et sa suite possible ou probable, n'y aident pas. Mais l'incapacité de la gauche à se positionner sur les nouveaux clivages politiques émergents, en est le pire des symptômes et surtout celui sur lequel nous pouvons agir. Regardons y donc de plus près.
Pendant quelques décennies, la social-démocratie européenne nous a offert une "grille de lecture » : le conflit capital-travail, (avec une classe moyenne en constitution en son centre), une perspective (la réduction des inégalités par la redistribution, la protection contre les risques par la solidarité et l’Etat-providence), une économie politique (le keynesianisme).

 


Avec 50 % du PIB européen redistribué (via l’Etat ou vers la protection sociale), le projet social-démocrate s’est pour une très large part accompli pendant les 30 glorieuses. La social-démocratie, qu'elle soit "directement" au pouvoir, ou non, a dominé culturellement et idéologiquement, la période. Pour des tas de raison, le projet social-démocrate s’est progressivement grippé. Le déclin de la classe ouvrière traditionnelle, l'existence de millions d'ouvriers et d'employés précarisés, la présence de populations immigrées, la force de l'individualisme : tout cela fragilise les structures de représentation traditionnelle mises en place par la social-démocratie.

 


Le succès de la liste "Europe Ecologie" se mesure en contre-point du déclin idéologique de la social-démocratie et tient ainsi à sa capacité à proposer une nouvelle clef de lecture du monde et un levier de sa transformation.

L’écologie est née, dans les années 60, d’une triple critique : de la consommation, du gaspillage des ressources et de la croissance. Elle a perçu, avant tout le monde, la finitude de ce monde. D'une certaine manière, la planète ne peut attendre et nous devons renégocier tous les équilibres, économiques, sociaux, financiers, etc., à l'aune de cette contrainte. Des ressources dont nous savons qu’elles ne sont pas inépuisables, une responsabilité vis a vis des générations futures : nous portons un autre regard sur l'action publique et ses lointaines conséquences. Bref : l'écologie politique propose une grille de lecture cohérente des évolutions du monde, de ses dérives et dessine les contours d'une alternative à construire. Peut-être aujourd’hui la seule réponse idéologique au libéralisme, qu'elle absorbe en grande partie, d'ailleurs, en le dépassant.

 


Cette "vision" du monde et les pistes de transformation qui en résultent dessinent de nouveaux clivages. L’écologie politique n’efface pas le clivage droite-gauche mais le redéfinit. Les socialistes doivent désormais s’en saisir encore plus qu’ils ne l’ont fait jusque la : c’est inscrit dans une partie de leur matrice. C’est un peu ce que nous ont dit les citoyens.

 


Peu importe que l'attelage soit « baroque » dans ses personnalités, réunissant Bové ou Cohn-Bendit, des proches de Hulot ou des verts radicaux, Eva Joly ou Yannick Jadot (ex greenpeace), puisque cet attelage est cohérent dans son idéologie et dans ses convictions. Au contraire, cette force idéologique lui permet de "cimenter" le rassemblement et de pouvoir ainsi assumer sa diversité et même d'en jouer : son hétérogénéité est le garant de sa ressemblance avec la diversité de la société française dont la politique a tant besoin, diversité tant culturelle que sociologique qui fait cruellement défaut aux partis politiques français.

 


# Cette campagne ébauche le rapprochement entre mutation écologique et révolution numérique

 

 

Je sais d'avance que beaucoup vont trouver mes propos trop enthousiastes et manquant peut-être de mesures. Il y aura probablement du vrai dans ces critiques. Je préfère un certain excès d’enthousiasme au scepticisme généralisé qui confine à la paralysie intellectuelle et à l’inaction politique. Mais que tout cela n'empêche pas de voir ce qu'il y a de nouveau et d'émergent dans le champ politique, qui puisse donner espoir à la gauche c'est à dire à ceux qui ne se contentent pas du monde tel qu'il est et qui veulent pouvoir peser sur son évolution.

 


Pour nourrir cet espoir, il faut se rappeler du 21 avril 2002 et observer ce qui s'est passé en 2005 pendant le débat référendaire ; il faut analyser les raisons du succès de Désirs d'avenir ; il faut comprendre les ressorts de la victoire historique d'Obama ; et se pencher sur le dernier avatar de ces coups de semonce, la victoire d'Europe Ecologie. Bien des phénomènes traversent ces récentes expériences politiques : la fin des anciens modèles économiques et sociaux (fordistes et productivistes), l'épuisement social-démocrate, l'émergence de la société de la connaissance, le besoin de restructuration idéologique, la montée en puissance de « la société » dans le champ politique, la demande de clivages donnant du sens au positionnement politique, la réinvention du débat public ou son redéploiement à l'ère numérique, et peut-être surtout la résonnance incroyable et si féconde entre la mutation écologique et la révolution numérique : Obama, EuropeEcologie, chacun à leur mesure se sont trouvés à cette confluence. Ca n’est pas un hasard.

 


Mutation écologique et révolution numérique : c'est la, je crois, que se reconstruira la gauche. Au PS bien sur ou les socios-écologistes sont plus nombreux que ne peuvent le laisser supposer les tristes et malheureux 2 % que la motion du pole écologique a réuni au congres de Reims…, chez les verts ou autour de CohnBendit, dans le monde associatif, sur internet, avec la génération internet et porté par l’idéologie du net, peu importe. Mais certainement avec ce genre d'idées, ces nouvelles infrastructures numériques, et ceux qui y croient.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.