Forza Italia ou la fin d'un parti

Le parti du Cavaliere, Forza Italia, a été dissout hier après l’adoption de la motion présentée par le Conseil national réunit pour la dernière fois à Rome. Non, Silvio Berlusconi ne tire pas sa révérence. Premièrement parce qu’il débute son troisième mandat en tant que Président du Conseil et deuxièmement parce que Forza Italia converge désormais au sein du Peuple de la Liberté, le nouveau parti du Cavaliere.

 

Les « funérailles » du parti vieux de 14 ans ont été brèves mais émouvantes. Il aura fallu 15 minutes au Président du Conseil italien pour dissoudre son parti et verser quelques larmes avant de repartir direction palais Grazioli.

 

L’homme le plus puissant d’Italie, arrivé à 17 heures dans l’Auditorium de la Conciliazione sur la musique de « Meno male che Silvio c’è », a évoqué sa fameuse « discesa in campo » de 1994. Il a ajouté : « Pendant ces 14 années nous avons donné à notre pays quelque chose de positif et d’indispensable. Forza Italia a été, est encore et sera dans le futur le véritable garant de la démocratie dans notre pays ».

 

Silvio Berlusconi faisait sûrement allusion à cette démocratie salvatrice à son égard ponctuée d’acquittements et d’amnisties pendant ces 14 années.

 

Cette démocratie de la bienveillance envers les plus puissants à l’image du « Lodo Alfano » qui prévoit l’immunité pénale aux cinq plus hauts fonctionnaires de l’Etat (Président du Conseil, Président de la République, Président du Sénat, Président de la Chambre des Députés et Président de la Cour Constitutionnelle).

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