Chronos - Kaïros : du petit ret au continuhomme

Hier, Chronos, dur-ans lab-heure, alors en sur-vie, un geste homme-ni-présent, un coude-oeil à l'ani-mal-heure. Un geste machine re-présent-hâtif d'un rat-porc autant chronophage. Est il futurible de caser les courses de vitesse, l'enfant à la halte-garderie, l'éclope au presse-bar, sur-veiller l'heure et sur-tout ne pas perdre son temps. Le temps presse, le temps raccourcit la vie mais, par bonne-heure, elle nous est reste-i-tuée, en temps principal, par la mère-veille cathodique du soir. Ainsi le cul dans le cas-nappé, la tête continue à perdre haleine Sera t'elle disposée à une nuit tranquille?

Aujourd'hui, Kaïros, ici présent, plus d'heure à décliner, le temps s'installe et se dilate pour s'ajuster à la tâche du moment. Un temps ainsi rendu, en vacance de la société, en temps résilient, en temps médité, en temps méditant, au temps élargi pour se rendre, pour des faires. Et merveille, devient perceptible, une petite musique, flutant de l'inconscient en laisser passer, pour s'ouvrir sur une vie riche en dérivatifs honorés. Et la nuit s'annonce belle !

Comme on vit son temps, on se couche

Plaidoyer pour une philosophie pour et par le peuple

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