DSK todique

Dimanche soir, j'ai refusé catégoriquement de me joindre aux 13 millions de moutons voyeurs servis par notre marchand de soupe national à la une. Prêts au petit frisson licencieux, devant le sujet du scandale, il devait être bien loin leur appétit de clarification. Par ailleurs, il faut être surhomme ou ermite pour échapper à la couverture médiatique généralisée de "l'évènement". Aussi en attrapais je tout de même quelques morceaux choisis!

N'ont pas été déçus ces téléspectateurs émérites car notre triste emblème national a tout fait pour justement être dans l'opacité, le manque de clarté, le choix des mots calibrés pour justement de rien dire de significatif. La belle jambe d'apprendre que le sieur avait eu peur de se faire broyer par la machine judiciaire américaine, qui ne le serait à moins puisque là bas on exécute des innocents (perspective qui n'empêche pas de dormir le futur candidat républicain à la maison blanche) mais a t'il eu peur d'être mis au ban de la société française et le dit il ? a t'il parlé d'autre chose, en brandissant les relevés du procès, que de ce que tout le monde savait déjà ? La belle jambe que l'aveu de la faute morale. C'est une faute morale sur 2 jambes qui a fait l'objet de ses assiduités, ou une femme en chair, en os et en âme ?

Enfumage et coup fourré voici la sinistre réalité que nos politiques -hommes surtout- sont capables de nous fourguer. Non, ce que Stéphane Guion avait débusqué avant l'heure, les fous du roi ayant au fond toujours raison, n'est que tristement vrai.

Et quand il affirme le désir qu'il avait de se présenter aux présidentielles françaises, s'interroge t'il un moment sur le fait que le pouvoir ce n'est pas que de l'économie, et qu'il y a aussi des valeurs humaines à mettre en avant et humanistes surtout si on se "dit de gauche", une exemplarité à afficher, et que nous ne souhaiterions, en aucun cas, nous retrouver dans une situation à l'italienne.

Non, sincèrement, si j'ai un conseil à donner à notre DSK todique, s'il veut vraiment servir la France, c'est d'aller se retirer dans sa tour d'argent avec le cénacle de ses amis

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.