Etat d'urgence démocratique. Le Pen, Fillon, démission ! #StopCorruption

Il faut sonner la fin du laxisme citoyen. Pour Le Pen, Fillon pas d'élections : la démission, le procès et des condamnations exemplaires. Nous déclarons "l'Etat d'urgence démocratique" parce qu'il n'est pas concevable que dans une saine démocratie des candidats à la fonction suprême de chef d'Etat soient mis en examen pour abus de biens sociaux, fraude, malversations financières...

       Depuis presque deux mois, des milliers de personnes se réunissent dans toute la France, notamment à Paris, place de la République pour dénoncer la corruption de certains élus de la République et l’impunité dont jouit la majorité de la classe politique française. Or les affaires de corruption, d'abus de biens sociaux, d'emplois fictifs et autres conflits d'intérêts, monopolisent les débats autour de l'élection présidentielle et continuent d’être dévoilées de jour en jour... Après Le Pen, Fillon, Le Roux, qui a fait travailler ses propres filles, mineures, et de façon présumée fictive. Il a eu au moins la décence de démissionner lui... Puis, Retailleau, l’un des maillons du sytème UMP (LR) de détournement de fonds publics du Sénat, destinés à la rémunération des assistants parlementaires.... qui nous rappellent encore une fois à quel point l’abus de pouvoir est ancré au parlement. Le temps des petits arrangements entre ami.e.s des parlementaires et élu.e.s est révolu, la passivité ne peut plus durer face à l'arrogance inouïe et le sentiment d'impunité décomplexée d'une partie des élu.e.s.

         Nous sommes de simples citoyennes et citoyens sans appartenance à aucun parti ni organisation politique, mais révoltés par les comportements des élus et particulièrement par ceux des candidats à la présidentielle mis en examen pour des faits d'abus de biens sociaux et qui maintiennent leurs candidatures, malgré la désapprobation générale et les nouvelles accusations portées devant la Justice.

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       Nous constatons aussi le parjure de Fillon de sa parole donnée quant au maintien de sa candidature, la remise en cause de la Justice par Marine Lepen qui refuse de s'y soumettre comme tout citoyen.  Le tout nouveau Parquet National financier commence à peine à avoir les moyens de travailler qu'il est remis en question par les pires malfrats de la République. Alors peut-on, en tant que citoyens, d'un point de vue éthique et moral, accepter de tels comportements et les candidatures des mis en examen Fillon et Le Pen? Peut-on leur laisser le bénéfice de la présomption d'innocence dans le contexte des accusations qui pèsent sur eux ? Ils sont tout autant présumés coupables tant que la Justice ne les a pas jugés! Ces comportements dénoncés constituent des fautes graves pour lesquelles ils sont sous le coup de la Justice. Il est exigé de tout citoyen candidat à un concours administratif à la fonction publique une irréprochabilité exemplaire, un casier judiciaire vierge, et de même par exemple, d’un simple agent de sécurité dans le privé, et nous n'avons pas ce genre de passe-droits lorsque nous, citoyens, sommes confrontés à la Justice. De quel droit devrions-nous accepter que nos élus dérogent à cette règle ?

      Il n’est pas concevable que nous les laissions nier leurs fautes et bafouer ainsi les valeurs de la République que sont la Justice, l’Egalité, la Démocratie, sans réagir. Peut-on voir ces candidats en capacité d’accéder à la fonction suprême de l’Etat et leur confier de telles responsabilités alors que leur probité, leur honnêteté sont mises en cause? De toute évidence, ce n’est pas admissible. 

      Il est plus que temps de modifier les règles démocratiques dans notre pays, vers plus d'éthique en politique. De réelles sanctions citoyennes s’imposent et nous sommes convaincus que seule la pression de la rue pourra les remettre à leur place. Fillon a lui même osé déclarer que rien ni personne ne pourra l'empêcher d'être candidat! C’est pourquoi nous appelons à des mobilisations massives autour des meetings et rdv de ces candidats, et sur toutes les places de France (place de la République à Paris). Nous appellons à faire du bruit et de l'agitaion citoyenne pour rendre visible notre rébrobation.

Et le dimanche 16 avril, nous accueillerons la marche nationale du mouvement Stop Corruption, partie d'Orléans le 12 avril, pour son arrivée place de la République, avec de nouveau un concert de casseroles pour exprimer notre colère. 

      Nous soutenons les propositions de charte éthique de l'association Anticor et les propositions de Transprency France, mais nous réclamons avant tout le retrait de candidature des mis en examen, et nous portons également ces 3 revendications éthiques visant à assainir le climat politique :

1- La révocation des élus condamnés pour des délits pénaux, délits d’abus de biens sociaux, de conflits d’intérêt et/ou financiers. Ainsi que la suspension le temps des enquêtes correspondantes, des élus ou candidats mis en examen pour de tels délits.

2- La suppression immédiate des textes concernant deux amendements : celui à la loi promulguée le 29 février, et qui instaure désormais un délai de prescription de douze ans à compter des faits pour les infractions et délits occultes et financiers, et le retrait de l’amendement permettant aux élus d’exercer des activités de conseil dans le secteur privé s’ils exerçaient ces mêmes activités avant leur entrée en fonction.

3- Le contrôle citoyen des rémunérations et des dépenses des élus, dont tous les comptes de fonction devront être publiés régulièrement par les institutions.

Unissons-nous, au-delà des clivages, contre la corruption et l’impunité institutionnalisée des politiques. 

Délégation du Mouvement Stop Corruption Paris,  

Sophie Tissier, Alexandra Aka, Kleber, Leila Neggaoui, Christian Cotten, Joffrey, Adrien, Cynthia, Brigitte, Arezki, Flavie Langlois, Sebastien, Myriam Hef…

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